Espagne: les clandestins ne pourront plus se faire soigner gratuitement.

Publié le 3 Mai 2012

Un discours auquel je n'adhère pas du tout et qui consiste à culpabiliser des citoyens parce qu'ils veulent ne plus avoir à payer des soins à des immigrés entrés dans le pays en toute illégalité. Il y a en assez de ce chantage que vous allez lire dans l'article suivant.

Alors oui,  il y a l'humanisme! L'amour du prochain. Mais lorsqu' un pays n'a plus les moyens pour ses propres citoyens, que ceux-ci ne peuvent déjà plus se soigner eux-mêmes, sans doute vaudrait-il mieux que l'on racconpagne ces malades venus se faire soigner gratuitement plutôt que d'activer la pompe aux hôpitaux gratuits pour toute la misère du monde.

Il y a un moment, où les états doivent prendre leurs responsabilités et prendre en charge leurs malades. D'autant plus que les dirigeants politiques arabes, africains en général de ces pays, savent très bien eux et leurs familles, venir se faire soigner à grands frais dans les Hôpitaux parisiens réputés comme celui de l'Américan Hospital de Neuilly sur Seine. 

Gérard Brazon

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source

Espagne : les sans-papiers devront payer pour se faire soigner

En 1986, l’assistance médicale gratuite devenait un “droit universel pour tous les Espagnols et tous les citoyens étrangers résidents”. Un quart de siècle plus tard, sur l’autel de la crise, ce principe a été sacrifié. Un décret-loi tout juste adopté dispose en effet que ce droit n’est réservé “qu’aux personnes qui sont assurées”. Autrement dit en sont exclus les immigrants sans papiers qui résident en Espagne. En outre, la couverture de santé devient très difficile pour les jeunes de moins de 26 ans, tous ceux qui ne cotisent pas ou les divorcés sans revenus. Ce décret-loi prévoit certes, dans un “souci humanitaire”, de faire une exception pour les accidents graves, les cas de grossesse et de prendre en charge les étrangers de moins de 18 ans.

 

À partir du 1er septembre, cette mesure, qui suscite une forte polémique dans le pays, va laisser sur le carreau quelque 150 000 étrangers en situation irrégulière. L’esprit du législateur, qui se dit acculé par “l’obligation” de faire des coupes drastiques dans les dépenses de santé, est de “pérenniser” un système mis en danger par les affres de la crise. L’objectif est d’économiser 500 millions d’euros, chiffre que les spécialistes réduisent à la moitié, étant donné que les étrangers recourent bien moins au système sanitaire primaire que les autochtones. Autre coup de ciseaux important : 165 millions d’euros dans les achats de médicaments en vertu d’un nouveau mécanisme, le “copago”, selon lequel les patients paient une partie du prix, y compris les retraités. Au niveau global, Madrid s’est engagé à réduire ses dépenses de l’ordre de 37 milliards d’euros cette année pour réduire son déficit public de 8,5 à 5,3 % d’ici à fin 2012.

 

“Xénophobe, cruel et inefficace”

L’éviction annoncée des sans-papiers de l’assistance médicale gratuite fait des remous. La ministre de la Santé, la conservatrice Ana Mato, justifie la mesure par les “abus” dont les étrangers illégaux se rendraient responsables. “Nous n’avons pas un système sanitaire qui nous permette de prendre tout le monde en charge, seulement les Espagnols et ceux qui travaillent dans notre pays et contribuent à sa richesse par leurs impôts.” Alfredo Pérez Rubalcaba, chef de l’opposition socialiste, dénonce pour sa part “une amputation des droits à la fois xénophobe, cruelle et inefficace”.

 

Au-delà du débat idéologique, des difficultés s’annoncent. Dans la pratique, les étrangers non régularisés auront toujours la possibilité de courir aux urgences, ce qui, avertissent les responsables sanitaires, devrait saturer des services déjà débordés. Surtout, les spécialistes mettent en garde contre le risque de contagion. Exemple : si, aux urgences, un malade sans papiers est diagnostiqué comme étant atteint de “tuberculose”, il ne pourra plus aller consulter un spécialiste comme c’est le cas aujourd’hui. Et il présentera donc un “risque d’infection” dans le métro, un café ou tout espace public. Or, selon des chiffres officiels, dans la région de Madrid, 50 % des cas de tuberculose concernent des immigrants ; au niveau national, 40 % des gens ayant contracté le virus HIV sont des étrangers. Selon les termes de la Fédération des gays et lesbiennes, “cela revient à les condamner à mort”.

(photo d'illustration).

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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jpb 04/05/2012 09:35


remettre les frontières ,les décontaminer à la 12/7,quand aux mosquées on a besoin de remblais dans certaine région

Colbert 04/05/2012 09:26


Si tu ne me payes pas une mosquée, je prie dans la rue et j'occupe l'espace public.


Si tu ne me soignes pas gratos, je voyage beaucoup et je te contamine...


Ne serait-ce point du chantage ???

jpb 04/05/2012 09:20


une bonne nouvelle enfin,qui devra s'appliquer en France dans un avenir assez proche,que se soit hollende ou sarkophage,qui est élu,si le gouvernement ne prend pas la décision dans se sens,le
peuple le fera.

Loly 04/05/2012 08:28


Devinette : Qui va les récupérer....!