Espoir: Olympe de Gouges au Panthéon ?

Publié le 12 Octobre 2013

A une époque où des femmes voilées salissent la mémoire de françaises qui se sont battues pour leurs droits. ces mêmes voilées qui tendent de nous enfoncer par leur arguties débiles dans un monde d'attardés mentaux religieux.

A l'heure où des femmes ignorantes s'imaginent être une révolution pour défendre des "droits" qui les réduisent à être des sujets du Prince: le père, le mari, le frère, le cousin, l'oncle; il nous reste notre histoire. Il nous reste le souvenir de nos femmes. Celles qui savent qu'elles sont nées libres et égales en droits. 

Dominique Jamet nous rappelle qui était Olympe de Gouges et d'autres femmes. En espérant que les femmes d'aujourd'hui se souviendront que si elle peuvent travailler, vivre, s'habiller comme elles le veulent c'est grâce au sacrifice de femmes comme Olympe.

Quant aux voilées, les soumises à dieu, aux maris, je balance entre le mépris et la plainte. Vive la femme libre car sans la femme libre il n'y a pas de liberté pour l'homme.

Gérard Brazon

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par Dominique Jamet

Olympe de Gouges  À l’époque, pas si lointaine, où les Français étaient encore nombreux à parler, ou au moins à comprendre le français, il n’échappait à personne que la fameuse inscription gravée au fronton du Panthéon : « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante », ne signifiait pas que les femmes étaient par principe exclues de la consécration suprême par laquelle la France honore en retour ceux qui l’ont honorée.

« L’homme », dans l’acception commune donnée à ce mot, était simplement celui qui appartenait à l’espèce humaine, sans distinction de genre ou de couleur, et les hommes politiques ne se sentaient pas obligés dans leurs discours, comme Valéry Giscard d’Estaing en généralisa l’usage, de s’adresser de façon redondante et ridicule aux« Français, Françaises »… Passons !

Il n’en reste pas moins que la part accordée aux femmes sous les voûtes du temple laïque dédié à toutes nos gloires est pour le moins inéquitable, en dépit de la place récemment faite à Marie Curie et de celle plus anciennement concédée à Mme Marcellin Berthelot. Et ce n’est pas seulement pour qu’un certain nombre de messieurs, à commencer par Victor Hugo, qui ne cachaient pas leur attirance pour le beau sexe, se sentent moins seuls dans leurs caveaux, mais pour des raisons d’élémentaire justice que l’intention prêtée aux pouvoirs publics d’introduire un peu de parité dans une immortalité jusqu’ici bien machiste rencontre une large adhésion dans l’opinion publique et suscite ces temps derniers d’intéressantes propositions.

Parmi les noms les plus fréquemment retenus lors des pétitions, enquêtes et sondages récents, reviennent, comme on sait, ceux de personnages indiscutables par leur vertu (au sens romain du terme) et leur talent. Ainsi Germaine Tillion, qui lutta avec la même détermination tranquille et souriante contre la barbarie au camp de Ravensbrück et contre la torture pendant la guerre d’Algérie. Ainsi de Simone Weil, la philosophe engagée qui ne se payait pas de mots mais mettait sa peau au bout de ses idées, au service de la République espagnole puis de la Résistance. Pour ce qui est de Mme Simone Veil, dont beaucoup ont soutenu la candidature sans avoir pris la peine de lui demander son avis, on leur rappellera qu’il est des séjours plus confortables pour les vivants et que jusqu’ici on n’est jamais entré au Panthéon que les pieds devant. N’anticipons pas.

Chacun porte avec lui son Panthéon personnel. Pour ma part, j’inscrirais volontiers sur la liste des panthéonisables le nom de « Madame Roland », née Manon Philipon, pour avoir épousé, plus amoureusement que son mari, la cause des Girondins, pour avoir démontré que les femmes étaient aussi aptes que les hommes à concevoir et à exprimer des idées politiques, et pour l’apostrophe désespérée qu’elle lança de la charrette fatale à la statue, antiphrase de pierre, qui faisait face à la guillotine sur la place de la Concorde : « Liberté, que de crimes commis en son nom ! »

Je verrais bien aussi reconnaître enfin le courage et le civisme dont fit preuve Charlotte Corday en accomplissant le geste salutaire dont des millions d’hommes rêvaient sans l’oser. Ce n’est pas assez d’avoir jeté au ruisseau la dépouille de celui que le fanatisme avait fait entrer au Panthéon. Le peuple n’a pas besoin de tels amis. Il y a deux siècles que la place libérée par le propagandiste fou d’une solution finale à la mode de son siècle attend l’héroïne qui débarrassa la République d’un personnage physiquement, mentalement et moralement monstrueux.

Mais ma préférence, je l’avoue, va à Olympe de Gouges. Pas seulement parce qu’elle prétendit, vainement, faire reconnaître aux femmes des droits équivalents à ceux des hommes. Pas seulement parce qu’elle eut l’audace de se proposer pour être l’avocate de Louis XVI, demande qui fut repoussée parce qu’elle émanait d’une femme et parce qu’en 1793, les seuls droits que reconnaissait la justice révolutionnaire étaient ceux de l’accusation. Pas seulement parce qu’elle eut la témérité, devant le club des Jacobins, d’affronter Robespierre et de lui couper la parole, crime que l’Incorruptible lui fit payer de sa tête. Mais d’abord pour le syllogisme sublime qu’elle opposa à la Terreur : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit bien avoir celui de monter à la tribune. »

Et donc celui d’entrer au Panthéon.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Roban 12/10/2013 23:35


Merci pour cet excellent article qui nous rappelle des souvenirs que l'on a tendance à oublier.


Cela me rappelle la chanson "La femme grillagée" de Pierre Perret qui a été interdite d'antenne.

henri 12/10/2013 17:35


Olympe de Gouges* !  


(*née dans mon pays)


 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges#Montauban

Elle reviendrait elle serait certainement écœurée .


Le sort des femmes n'a guerre évolué depuis son époque.


Malgré que d'autres femmes l'aient  amélioré (l'ex ministre Simone Veil loi Veil 17 janvier 1975 par ex )



Auteur de la Déclaration des droits de la femme et
de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et
politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.









Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne















La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, 1791




La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est un texte juridique français, exigeant la pleine assimilation légale, politique et
sociale des femmes, rédigé en septembre 1791,
par l’écrivaine Olympe de Gouges sur le modèle de la Déclaration des droits de
l'homme et du citoyen proclamée le 27 août 1789, et publié dans la brochure Les Droits de la femme, adressée à la
reine1,2. Premier document à évoquer l’égalité juridique et légale
des femmes par rapport
aux hommes, la Déclaration des droits
de la femme et de la citoyenne a été rédigée afin d’être présentée à l’Assemblée nationale le 28 octobre 1791 pour y être adoptée.


http://fr.wikipedia.org/wi