Et si, "Toute l'Europe marchait à la mort" de Jean Raspail.

Publié le 6 Décembre 2010

 

 

"Toute l'Europe marche à la mort.  

J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale.
J’ai hésité.

D’autant plus qu’en 1973, en publiant "Le Camp des saints", j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites . Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort.

Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque.

Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

Ne désespérons tout de même pas.

Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités , peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération.

Cela ne leur sera pas facile.

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française.

Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

Cela ne plaira pas.

Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés.

Et ensuite ?

Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom.

Ce processus est déjà amorcé.


Seconde hypothèse
 Il existe une seconde hypothèse  que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de "reconquista" sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus.

Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné.
Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr.

Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’ éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé.

Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’ arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République.

Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle . En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’ idéologie, idéologie avec un grand « I » , l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République .»

Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.»
(Président Boumediene, mars 1974.)

Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : " Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée."
 
Source: Le Gaulois

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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muller marie-claire 06/12/2010 20:55



Je ne peux qu'ajouter ceci à cet article:(sur Riposte laïque et Les petits échos del'écho d'Oran)


Je suis française, et je ne veux pas que la France meure


 


J’ai peur, ce soir. J’ai peur pour mon pays, j’ai peur pour ceux qui l’aiment, j’ai peur pour nos enfants.


Je voudrais crier, à tous ceux qui bradent la France, à tous ceux qui la salissent, à tous ceux qui la lâchent, parce qu’ils ont
oublié de se pencher sur Verdun et Austerlitz, qu’ils sont en train de vendre un des plus grands peuples d’Europe et du monde. Par peur, par corruption, ils signent tous, le sourire
en coin, d’une patte de Judas, notre arrêt de mort.


Ils nous trahissent gaiement, emplis d’une répugnante bonne conscience, désireux de dresser ce peuple si libre et si puissant, ce
peuple qui ose exiger le respect de ses lois, de ses élémentaires sécurités, de son identité. Ils nous goulaguisent lentement, mais sûrement, depuis plus de trente ans, sourds aux cris de rage et de souffrance de Français qui sont à bout et vont jusqu’à s’armer, l’amertume au cœur et la peur au
ventre.


Je ne veux pas de ce pays-là. Mettez-moi dans la case que vous voulez, dans celle qui contentera votre dégoûtante petite
conscience de moutons satisfaits d’eux-mêmes, je m’en fous. Je suis française, et je ne veux pas que la France meure. Et si,
pour ce crime, je dois, comme c’est prévisible, passer pour une ignoble petite facho, tant mieux. Toute insulte de leur part me raffermit, me donne le coup de fouet chaleureux qui
me pousse plus loin encore dans la course. Je veux que mon pays reste fidèle à lui-même, grand, digne, généreux, fier, souverain, admirable, capable de créer des Saint-Exupéry, des Marie Curie et
des Charles Martel.


Je veux vivre dans un monde normal, un monde où je ne craindrai pas de sortir seule dans la rue, un monde où je ne
devrai pas subir l’insolent, le révoltant spectacle de femmes niqabisées me méprisant pour mes chevilles nues et mon visage offert, un monde où la catholique que je suis ne devra pas prier dans
une cave, la peur au ventre, un monde où les professeurs pourront dire que la France est une belle chose, un monde où j’aurai le droit de rire de moi-même et des autres, sans craindre une fatwa
ou d’être exécutée sur place, la peau brûlée d’acide ou de flammes, un monde où ce ne seront pas des barbus sauvages et leurs complices cathodiques qui décideront de ma façon de parler, de rire,
de grandir et de penser.


Je veux vivre dans mon pays. Est-ce un crime ?


Et peut-on me reprocher mon indignation, ma colère, quand je sais que sur cette terre de Rabelais et de Bossuet, on saccage l’enseignement sciemment, pour créer des êtres aux yeux
écarquillés sur le vide, petits soldats heureux
d’accepter un pays aux racines sauvagement arrachées, à l’avenir brisé ? Peut-on me reprocher d’avoir envie de hurler quand je sais le quotidien de
millions de Français insultés dans les journaux, crétinisés par les politiques, menacés et terrorisés quotidiennement par des bandes de sauvages à l’écoeurante
impunité ?


J’ai peur, mais je ne lâcherai
rien. Je ne lâcherai rien parce que j’ai été élevée avec le respect absolu de mon pays, avec le culte de ses morts, parce que ce pays est sublime, parce que si je devais le quitter
pour pouvoir vivre libre ailleurs, j’aurais le sentiment de perdre mon oxygène et l’estime de moi-même.


Je tiens à ce pays et je veux que mes enfants y vivent. Je crie ce mot « liberté » d’autant plus fort qu’il ne m’a
jamais paru aussi fragile, en ces temps où les commissaires de la pensée nous fliquent jusque sur les terrains de foot.


Rappelez-vous, rappelez-vous bien le passé. Rappelez-vous les conquêtes musulmanes, les viols, les génocides que la très sainte religion d’amour et de paix a eu la délicatesse d’offrir à
la face de l’Histoire. Rappelez-vous ces journalistes égorgés en direct, ces femmes enterrées vivantes, ces hommes pendus, ces êtres crachant sur le martyre de soldats britanniques. Je pense aux
hommes qui ont bouffé leurs chaussures sur le Chemin des Dames, aux résistants aux ongles lentement arrachés,


 je pense à tous ceux qui au cours de leur vie ont résisté courageusement, au nom de l’amour de ce
pays.


Je l’ai déjà écrit, je prends le risque de me répéter : le sang a coulé, coule, et va couler, plus violemment, plus rapidement que nous ne le pensons. Si nous ne gagnons pas les quelques petites batailles
qui s’annoncent, soyons tous convaincus que ce ne sont plus des lois que nous devrons défendre, mais notre peau. L’histoire répète son monotone refrain de la Bêtise qui mène au
Massacre. Je ne pensais pas prononcer ces mots-là un jour, si jeune. Je les prononce aujourd’hui, infiniment consciente que je ne me trompe pas, consciente aussi que les centaines d’anecdotes
terribles que nous apprenons chaque jour ne forment que le préambule de temps encore plus effrayants.


Je ne pensais pas non plus vivre un jour une
guerre civile. J’essaie désormais de m’y préparer,et je le dis sans joie, avec l’unique et réel souci que chacun saura réagir à la mesure de la gravité des faits, pour éviter que
notre pays ne subisse de tels drames.