Etablissement de Réinsertion Scolaire: échec annoncé, ce n'est pas la bonne méthode.

Publié le 21 Novembre 2010

J'ignore si les pouvoirs publiques sont capables d'analyses! Sans doute que oui mais lorsque l'idéologie est présente, le pragmatisme fuit par la fenêtre.

Placer des loups dans une bergerie frise la stupidité! N’importe quel berger vous le dira. Comment peut-on croire un seul instant qu'il suffit de placer un loup même jeune dans une bergerie pour en faire un agneau. Comment cette idée a t'elle pu germer? Dans quel esprit tordu par la bien pensance? Pour réussir, il aurait fallu placer ces petits fauves dès la naissance et là sans doute, il y avait une chance qu'il n'est pas eu à connaître les premiers germes de l'agressivité des cités. Car il est là le problème.

Le milieu ambiant d'un enfant détermine en grande partie son devenir d'adulte. Ne dit-on pas qu'à sept ans, tout est déjà en partie plié, intégré, formaté ?  Pour "déplié", il ne faut pas attendre l'adolescence ou alors, ce n'est pas en mettant cet adolescent parmi un groupe qu'il jugera comme étant inférieur d'un point de vue du rapport de force. C’est choquant ce propos ?

Il ne faut pas avoir été adolescent dans une cité, ni avoir vécu dans une cité pour ne pas réaliser que le critère clef est le rapport de force entre adolescents. Pour utiliser un langage imagé,  celui qui a la plus grande, qui a des poils, qui est déjà un dur, un homme! Des psys nous en diraient plus sur la mentalité d'un jeune garçon qui aura passé son temps dans la rue, dans les halls d'immeubles, en échec scolaire ou la seule autorité qu'il aura rencontrée sera celle du plus fort de la bande! Mais la bien pensance Rousseauiste pense que si c’est la société qui détruit l’homme bon par nature, c’est la société qui peut restaurer cette bonté naturelle. Sauf que depuis des siècles, on devrait avoir appris que l’homme a aussi besoin de discipline, d’autorité tout autant que de respect. Ce n’est pas le respecter que de l’abandonner dans la jungle et ne s’en occuper que lorsqu’il commence à dévorer son environnement. Ce n’est pas le respecter que de mettre ce loup en devenir dans un parc d’agneaux ! Alors que reste-t-il à faire ? Le confronter aux réalités. Lui faire prendre conscience, d’une manière ou d’une autre que dans la vie il n’y a pas lui le prédateur et les autres les moutons. Lui limer les dents et le civiliser ! Non pas pour en faire un doux chien mais en faire un homme responsable et libre dans un vivre en société ou il respectera les règles. Tout le reste c’est du pipeau pour intellos bien pensants. Il suffit pour s'en rendre compte des réactions de ces élèves qui ont bien compris comment fonctionne notre société de culpabilité. "Ce n'est pas moi, c'est eux qui sont racistes". Il y a encore des journaleux qui relaient ces déclarations! Celles-ci, pas celles des gentils à qui ils ont foutu la trouille!

Gérard Brazon


Après les incidents survenus à Craon et Porbail, un nouvel établissement de réinsertion scolaire qui a ouvert le 4 novembre à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) connaît des déboires: un collégien de 14 ans a été renvoyé pour insultes dès le deuxième jour.

 
 LYSIANE BEAUMEL du Parisien.

         Connue pour sa cité thermale et sa station de ski, la petite ville de Bagnères-de-Luchon au sud de la Haute-Garonne va-t-elle défrayer la chronique pour avoir accueilli un Etablissement de réinsertion scolaire (ERS) ? Huit collégiens de 13 à 16 ans, originaires de Midi-Pyrénées, ont intégré cet internat expérimental après les vacances de la Toussaint.

Dès le deuxième jour, ils n’étaient plus que sept. Un garçon de 14 ans ayant été exlu. « Refus d’écouter, insultes, menaces physiques : il était ingérable quasiment à tous les instants, jour et nuit », résume David Venderplancke, le principal adjoint du collège. Bien que cet internat en pleine montagne soit « propice à une mise au vert », selon l’inspection d’académie, c’est lors d’une sortie qu’a eu lieu l’incident de trop : en voulant s’interposer entre deux élèves qui se querellaient, un professeur a été bousculé et a manqué de peu tomber dans un ravin. « Pour sauver le groupe, il a été demandé de renvoyer l’adolescent, qui n’adhérait pas au projet », précise David Venderplancke.
            La cité scolaire de Bagnères, qui regroupe un lycée général, un lycée professionnel et un collège, soit environ 500 élèves, a l’habitude de recevoir des enfants stigmatisés. (sic! Mot à la mode qui adouci la responsabilité à la fois des pertubateurs et des parents irresponsables. C'est bien connu, c'est parce qu'ils sont stigmatisés qu'ils sont violents.- La faute à la société. CQFD).
          « Dans trois cas sur quatre, ça fonctionne, assure le principal adjoint. Ici, le dépaysement permet de se faire une nouvelle virginité ». Reste à gérer les relations entre les élèves de l’ERS et les autres. A la cantine, les seconds ont traité les premiers de «débiles» (Culpabilité toujours, la faute à l'autre). Fallait-il grillager le bâtiment comme le suggérait le conseil général ? « Ce ne sont pas des singes en cage », a tranché la direction, qui attend le renfort de « deux ou trois employés de vie scolaire ».
          Lundi s’est passé « sans incident », se réjouit David Venderplancke, qui espère que son ERS passera « en vitesse de croisière d’ici un mois » et qu’un premier bilan pourra être fait à Noël. « Si les personnel tient le coup » (Drôle à pleurer!), ajoute-t-il , inquiet.

        A Craon, les ont repris hier dans l’ERS bloqué par des parents et des professeurs, après les violences qui avaient accompagné son ouverture il y a une dizaine de jours.
           Il faut apprendre à lire entre les lignes et percevoir l'info et l'intox. Dans ce texte du Parisien il y a l'info mais derrière, il y aussi une vision de cette info!
          Une vision culpabilisante qui vous dit: C'est vous qui êtes coupable de stigmatisation, de racisme, etc ! Vous, nous, LA société ! En aucun cas les parents, la polygamie, les bandes, l'Education Nationale, l'environnement urbain, le manque de courage politique, les intégristes religieux, la télé et ses émissions débilitantes, la violence dans les téléfilms, films et jeux vidéos, etc.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Ly P 22/11/2010 00:06



Ces jeunes n'ont aucun désir de s'intégrer. Si, par miracle, quelques-uns le voulaient ils ne le feraient pas, par peur de déplaire à ceux qui refusent l'intégration.