Algérie: Etat criminel - par Mourad Sadi

Publié le 25 Mars 2011

    Par Mourad Sadi de Kabyles.net     

       Il y a de cela quelques années, les ruisseaux étaient pleins de toute une faune qui régulait l'écosystème. Grenouilles, crabes, serpents, etc. Aujourd'hui, les ruisseaux sont pleins de toutes sortes de déchets : ordures ménagères, eaux usées, animaux morts, etc.

Dans la conception de l'humain, abandonné par les pouvoirs publics, le reflexe primaire est d'éloigner la « saleté » de ses yeux, et la « puanteur » de son nez. Les égouts déversent alors leurs déchets dans le ruisseau, qui, à la base, est la source même de la vie. Il est non seulement violé et assassiné mais totalement dénaturé de la vocation existentielle.

La raison est simple et nous n'irons pas chercher très loin. C'est juste un État qui n'a jamais rien fait pour les villages, à part, attribuer quelques subventions qui ressemblent plus à de la charité administrative et accorder des aides aux constructions de mosquées, dont le seul but est d'empêcher la réflexion d'un peuple sur sa situation, non seulement autonome mais quasiment indépendant mais surtout de le dénaturer.

Les villages ont fait leur assainissement en cotisant, ils les évacués les déchets vers des ruisseaux car aucun autre choix ne s'imposait.

Aujourd'hui, dans le village, comme partout en Kabylie, les citoyens pleurent la saleté. Ils arrivent même à se dire « nous sommes mal éduqués, c'est de notre faute ». L'État manipule les Kabyles par la technique de culpabilité et ils ne restent plus à ces Kabyles qu'à les entendre dire « pauvre État pardonnez nous ». Pauvres kabyles !

En cette journée mondiale de l'eau que l'État a prise dans les montagnes kabyles, pour se servir, en desservant ce pauvre peuple des montagnes, je repense aux pauvres ruisseaux des villages qui, en plus de réguler l'écosystème, peuvent servir à l'agriculture des montagnes et à des itinéraires de détente.

Je me dis que ce n'est pas trop tard. La Kabylie doit juste comprendre qu'elle a toujours été mi-autonome, mi-indépendante.

Et dans cette prochaine Kabylie, chaque commune disposera du budget nécessaire pour refaire l'assainissement des villages qui ne sera pas acheminé par des ruisseaux, mais par une conduite qui finira dans une station d'épuration. Les ruisseaux, eux aboutiront sur des barrages d'eau, qui serviront avant tout, la population kabyle.

Dans ces barrages, nous retrouverons une certaine faune aquatique qui sera préservée, et bien sur, ils seront aménagés en centres de détentes, (pèches, plongées, ect.)

Quant aux déchets ménagers, ils ne seront plus jetés et encore moins brulés, comme le fait stupidement tout le monde en premier l'État, on ne polluera plus l'atmosphère.

L'État kabyle, mettra à la disposition des citoyens différents containers, sur les placettes des villages, un peu partout dans les petits centres urbains, et même sur les routes. Il implantera aussi, dans chaque commune une usine pour recycler les déchets, qui créera de l'activité tout en sauvegardant la nature. Les gens trieront leurs déchets. Une partie (les épluchures, produits avariés, etc.) deviendra de l'engrais, l'autres partie qu'on appellera déchets recyclables finiront dans l'usine.

Bien sur, chaque jour, les camions de la mairie feront leur tournée. Jamais, on ne verra de sachets ou de canettes ou de ruisseaux pollués et la Kabylie sera un véritable Éden.

Les Kabyles peuvent-ils déjà se mettre définitivement, en tête, qu'ils n'ont jamais eu d'État, qu'ils ont toujours vécu dans une autonomie, voire indépendance « escroquée » gangrénée dangereusement par la philosophie de la vie et de mort, à grands coups de « bâches » et de « barbes hideuses et préhistoriques » et dans des constructions et des extensions de fusées qui ne décolleront jamais ?

Avant, certains Kabyles ne le savaient pas ; aujourd'hui ils le savent ! Ceux qui ne s'impliqueront pas personnellement, qu'ils sachent dores et déjà que ce sont des criminels.

Mourad SADI 03/2011 dédié au 20 avril 2011 et aux autonomistes

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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henri 25/03/2011 11:19



"culture islamique",


tout simplement