Etats-Unis: nous sommes venus, nous avons vu... nous avons emprunté !

Publié le 18 Juin 2012

Prière d'écraser une larme sur le sort de cette pauvre Amérique qui ne gagne pas d'argent à déclencher ses guerres économiques sous le couvert de guerre de civilisation.

L'Amérique n'est pas la fille de l'Europe ni même sa soeur ni même l'amie indéfectible de la France. L'Amérique pudibonde a un billet d'un dollars à la place du coeur et un financier dans la tête. Nous voyons bien pourquoi cette Amérique tente de nous isoler en nous rendant impuissant devant l'islamisation et nous comprenons bien que cette Amérique a décidé d'éliminer un partenaire indocile. Entre l'Europe et la Chine, elle a fait le choix de la Chine afin de se partager une Europe encore riche de consommateurs en puissance mais incapable politiquement, militairement et économiquement. C'est mon analyse et elle vaut ce qu'elle vaut au regard du passé récent et des engagements d'hier.

Gérard Brazon

***

Addison WigginAujourd'hui, je vous propose de nous pencher sur la "logique" de l'empire américain et sur ce à quoi nous pouvons nous attendre dans les prochaines années... que ce soit un démocrate ou un républicain qui occupe le Bureau ovale le 20 janvier 2013.

"Les grands empires, comme l'empire romain ou l'empire britannique, étaient extractifs", a récemment observé l'économiste Paul Craig Roberts. "Les empires prospéraient parce que la valeur des ressources et la richesse extraite des terres conquises excédaient la valeur de la conquête et de sa gestion".

Mais contrairement aux empires passés, l'empire américain possède sa propre logique, perverse.

"Les guerres de l'Amérique coûtent très cher", affirme Roberts, ce qui est une évidence. "Bush et Obama ont doublé la dette nationale et le peuple américain n'en a tiré aucun bénéfice. Les guerres de Washington n'ont rapporté aux Américains ni richesses, ni pain, ni jeux du cirque".

Un exemple : lors des enchères du pétrole irakien en 2009, alors même que les hélicoptères de l'armée américaine vrombissaient au-dessus de sa tête, le ministre du Pétrole irakien n'a accordé aucun contrat aux entreprises américaines. Pas un seul. Et nous avons dépensé au moins 3 000 milliards de dollars dans cette guerre – 2 900 milliards de dollars de plus que le budget initial prévu par l'équipe Bush. Voilà ce que cela nous a rapporté de payer pour la guerre avec les "bénéfices du pétrole".

En fait, c'est la Russie qui en est sortie grande gagnante. Alors, quel est le problème ?

L'empire américain a perverti le mantra romain "Veni, vidi, vici" (je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu) en cet étrange slogan impérial : "Nous sommes venus, nous avons vu... nous avons emprunté !"

Les résultats de ce changement sont tout sauf désirables. Citons encore une fois Roberts : "L'empire de Washington extrait ses ressources du peuple américain pour le bénéfice de quelques intérêts puissants qui dirigent l'Amérique. Le complexe militaro-sécuritaire, Wall Street, l'agro-industrie et le lobby israélien utilisent le gouvernement pour extraire des ressources des Américains dans le but de servir leurs profits et leur puissance. La constitution américaine a été extraite dans les intérêts de l'Etat sécuritaire, et les revenus des Américains ont été redirigés dans les poches des 1%".

 

"Voilà comment fonctionne l'empire américain," conclut Roberts. Au lieu de piller les ressources étrangères pour se financer, l'empire américain cherche toujours à gonfler la prochaine bulle financière. Chacune de ces bulles en série a pour effet "d'extraire" la richesse des citoyens -- en entraînant à la fois l'épargne et le crédit dans des classes d'actifs sur-gonflées et qui par la suite éclatent.

 

A mesure que la bulle enfle, les recettes fiscales entrent dans la poche du gouvernement fédéral. Lorsque la bulle éclate, les dollars des contribuables vont dans la poche de l'élite de Wall Street. Ainsi, au fil du temps, l'épargne passe du portefeuille des citoyens aux poches des crapules de Washington et de Wall Street.

Agora

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

Claude Germain v 18/06/2012 21:56


Gardons le moral ,d'un coté les USA + la Chine et de l'autre coté nous deviendrons Russos-européens  capitalistes .......pourquoi pas ???? certaines
propheties le predisent ....


"L’Europe de l’Atlantique à l’Oural"
lundi 26 février 2007  
La formule est tirée du discours prononcé à Strasbourg en novembre 1959 : "Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe, qui
décidera du destin du monde !" L’expression cheminait depuis longtemps dans ses interventions -ainsi le 16 mars 1950 : "L’atmosphère européenne serait changée de l’Atlantique jusqu’à
l’Oural", ou, le 12 novembre 1953 : "[en 1945], je n’oubliais pas que l’Europe va de Gibraltar à l’Oural."
Employée à maintes reprises par la suite, cette expression a une formidable portée politique ; En pleine guerre froide, à une époque où la bipolarité est un des grands principes
organisateurs de la vie internationale, elle suggère une remise en cause de l’ordre établi à la fin de la Seconde Guerre mondiale et une posture particulière face au grand allié américain. Elle
conduit à s’interroger sur la sortie du conflit Est-Ouest et sur la réunification du Vieux Continent. Evoquer une Europe qui s’arrête à l’Oural, qui n’est une frontière ni politique ni
culturelle, revient à proposer d’amputer l’URSS des deux tiers de son territoire. Si les Soviétiques n’ont guère dénoncé cette formule dans laquelle ils ont vu avant tout une contestation de la
présence américaine, ils ont cependant demandé des éclaircissements par voie diplomatique.
De Gaulle refuse la division de l’Europe "artificielle et stérile" qui est "le pire mal de notre époque". Sa volonté de modifier le statu quo rejoint ici le sens profond qu’il a de
l’Histoire. Parce qu’elle est une réalité historique et géographique, l’Europe ne peut se réduire à sa partie occidentale. Le projet gaullien correspond à une grande ambition
internationale : au sein d’une Europe reconciliée, à nouveau maîtresse de son destin, la France redevient, face aux États-Unis, un acteur central de la vie internationale. Il est aussi un
grand projet d’équilibre et de paix. L’Europe de l’Atlantique à l’Oural inclut l’URSS ou du moins la Russie, car c’est à elle que de Gaulle se réfère le plus souvent, convaincu que les idéologies
et les régimes passent alors que les nations demeurent. Elle implique une réconciliation franco-allemande et un réglement du problème allemand pouvant aller jusqu’à la réunification. Les
questions russe et allemande sont ici liées : lorsqu’elle ne sera plus ni totalitaire ni expansionniste, l’URSS contribuera à l’équilibre indispensable à la paix.
Extrait du livre Dictionnaire de Gaulle, article écrit par Anne de Tinguy (professeur des universités Inalco et Ceri).

Epicure 18/06/2012 19:37


DEBILE.Théorisation qui n'a rien compris de précis sur la perversité financière mais qui "résoud" les problèmes qu'elle pose par une géénralissation fortement traditionnellement teintée
d'antisémitisme économique (sur les 100 banquiers protestants et catholiques il doit bien y avoir les deux juifs bouc-émissaires de Service!!!) et de réductions simplistes des questions
stratégiques...;


Lamentable




karol 18/06/2012 18:43


Bonjour,


Je relève cette phrase de Roberts:


"L'empire de Washington extrait ses ressources du peuple américain pour le bénéfice de quelques intérêts puissants qui dirigent l'Amérique. Le complexe
militaro-sécuritaire, Wall Street, l'agro-industrie et le lobby israélien utilisent le gouvernement pour extraire des ressources
des Américains dans le but de servir leurs profits et leur puissance."


Je trouve insupportable cette vue antisémite du problème.Mêler enore les Juifs aux problèmes de l'Irak et des ressources de l'Etat américain.


Alors là aussi c'est la faute des Juifs????????