Etre "d’abord musulman" est incompatible avec la France - par Maurice Vidal -

Publié le 26 Mai 2014

voiléeCCIFMaurice Vidal  Par Maurice Vidal pour Riposte-laïque

Qu’en France,  les musulmans soient de plus en plus nombreux en tant que personnes physiques n’est pas un problème, car un être humain est un être humain, et l’être humain est la valeur par excellence. Mais qu’ils soient de plus en plus nombreux en tant que « musulmans d’abord » en est un, car être « musulman d’abord » c’est obéir uniquement à la loi d’Allah, cette obéissance ayant pour corollaire la volonté de ne pas obéir à la loi de la République.

En effet, ces deux lois sont antinomiques, ne serait-ce que par leurs origines respectives : la première est de Dieu, la seconde est des hommes.

La première refuse la seconde, la loi des hommes ne pouvant qu’être imparfaite ; la seconde accepte la première dans le seul cadre laïque, c’est-à-dire en demandant à Dieu de ne pas faire de politique, autrement dit en demandant à Dieu d’être Dieu, et à César d’être César. Et qu’on ne vienne pas objecter que Dieu est aussi César sous prétexte que Dieu est tout, car la laïcité distingue justement les deux ordres en rendant à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

C’est d’ailleurs pour ne pas mélanger les genres qu’on a créé la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes religieux à l’école. Le principe est simple : nul n’est autorisé à utiliser son appartenance religieuse pour se faire reconnaître comme tel par quelque signe ostensible – serait-il vestimentaire – ou pour refuser de se conformer aux règles de l’enseignement français.

Or, cela vaut pour la société entière, car la laïcité ne s’applique pas qu’à l’école : elle s’applique à l’ensemble de l’espace public français, l’espace privé et les lieux de culte étant précisément réservés à l’expression des libertés privées et religieuses de chacun.

C’est cela la France laïque, et c’est cette France-là que refusent ceux qui se prévalent de leur foi pour arborer dans l’espace public babouches et djellabas lorsqu’ils sont hommes, ou se couvrir de voiles intégraux ou quasi intégraux lorsqu’ils sont femmes, comme c’est le cas dans les quartiers nord de Marseille et dans d’autres villes à forte concentration musulmane.

Cette radicalisation vestimentaire est-elle normale ? Oui, si l’on adhère à la loi du nombre ! Non, car s’habiller selon la mode salafiste, c’est dire « non » à la France, et lui dire « non »  sans retour, dans la double acception que peut revêtir ici cette expression !

Mais on ne s’habille pas ainsi tout seul ! Il y faut initiation et encouragement, les rites vestimentaires – et les autres – naissant là où ils s’enseignent, à commencer par les mosquées !

En effet, contrairement à l’église ou au temple, la mosquée passe sans cesse du religieux au politique. Comme le déclare René Marchand (1), la mosquée est « le centre de la vie musulmane sous tous ses aspects : état-civil, agora, lieu de propagande, de police, de justice, d’enseignement (…) Dès qu’une mosquée s’ouvre, l’imam se donne pour principale mission de rappeler ses ouailles à leurs devoirs, dont le plus sacré est la propagation de l’islam ». Or, cette propagation implique « la lutte contre les infidèles » et, par suite, « l’anéantissement de leur civilisation et son remplacement par l’islam ».

Tout cela, nous le voyons quotidiennement sur notre sol, au point de nous y conformer. Car « A force de tout voir, on finit par tout supporter… A force de tout supporter, on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer, on finit par tout accepter… A force de tout accepter, on finit par tout approuver ! » (Saint Augustin).

Qui dit mieux ?

Maurice Vidal

 (1)  Journaliste, écrivain, arabophone, expert du monde arabe et de la culture musulmane, René Marchand est l’auteur de l’ouvrage intitulé Reconquista, ou mort de l’Europe, paru en 2013 aux EditionsRiposte Laïque.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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