Europe 2011: celle qui ne respecte pas le citoyen européen.

Publié le 2 Janvier 2011

Les vœux du Président Nicolas Sarkozy pour 2011 ne changeront pas la course du monde ni celle de la France intégrée à l’Europe.

           Son message sur l’Euro ne changera rien à ce que je pense de l’Europe telle que nos politiques la construisent aujourd’hui. Il ne suffit pas de dire  qu’il va : « défendre l'euro de toutes ses forces et que  2011, doit être une année utile ». ajouter le classique:  « Ne croyez pas, mes chers compatriotes, ceux qui proposent que nous sortions de l'euro, (...) La fin de l'euro serait la fin de l'Europe". Il conclu la dessus en affirmant : «  Je m'opposerai de toutes mes forces à ce retour en arrière qui ferait fi de 60 ans de construction européenne. »

Mais pourquoi ce désamour de l’Europe de la part des citoyens européens. Ce n’est la faute de la crise de 2010 ! Un retour en arrière dit-il en oubliant de signaler que la construction européenne s’est fait en dehors des citoyens. Qu’elle échappe aux contrôle de ceux-ci et quand par hasard, ou obligations constitutionnelles (Irlande), ils peuvent enfin émettre un avis, on évite par des subterfuges indélicats sinon antidémocratique d’appliquer finalement ce que veulent les peuples. L’Europe s’est construite essentiellement sur des non dits, dans le dos des citoyens européens. La seule qui aurait pu fonctionner aurait été celle des peuples et des nations. La subsidiarité forte étant la règle. Comment ne pas me souvenir du général de Gaulle:

Il fallait que la France ne cédât jamais sur la question de son indépendance, en quelque occasion  qu’elle fût posée. Un pays qui fait la moindre concession sur ce point est perdu.

Certes, c'était pendant la résistance. mais bien plus tard,

Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatibles avec les droits et les devoirs de la République. (1963)

On peut faire des discours sur l’Europe supra nationale, ce n’est pas difficile : Il est facile d’être un jean foutre! (10 juin 1965)

Le capitalisme porte en lui-même les motifs d’une insatisfaction massive et perpétuelle.

 

Drapeau 03L’Europe souffre d’un déficit de démocratie, d’un manque de frontières, de consultations électorales ponctuelles à l’échelle nationale et européenne. L’Europe n’est pas l’Europe des citoyens mais l’Europe des marchés et de la finance. Ou en est l’Europe sociale ?  Certes il y a l’Europe judiciaire ! Celle qui réglementent jusqu’au détail et qui s’ingère dans la vie des nations. Il y a Europole (Police européenne) mais qui la connaît ?  Que fait-elle ? l’Europe militaire, celle de  la défense sur des principes d’assistance mutuelle n’existe pas vraiment au-delà de quelques milliers d’hommes.

L’Europe s’agrandit sans contrôle des peuples. Le Président Nicolas Sarkozy a profité de son dernier Congrès pour supprimer le verrou référendaire mis en place par Jacques Chirac qui exigeait un référendum en cas d’agrandissement de l’Europe.

Cette Europe qui ne subit pas l’immigration d’origine musulmane mais la favorise dans la réalité. Une Europe qui impose un changement de frontières en Serbie en acceptant de fait l’indépendance du Kossovo (territoire de la nation serbe) mais refuse la même chose aux Serbes de Bosnie. L’une des communautés  est musulmane l’autre est orthodoxe. Une action qu’elle interdit à tout autres pays d’Afrique au nom de je ne sais quel principe Onusien. Les bombardiers de l’OTAN pour la Serbie resterons une tache sur le drapeau européen qui fût imposé au citoyen de l’Europe comme son hymne « national » (sans rire) !

60 ans de construction d’une Europe qui n’est pas celle que l’on croyait ! Une Europe qui doit si elle veut se réconcilier avec ses peuples doit cesser de faire sans eux. Les européens ne veulent pas de la Turquie par exemple. Pourtant les négociations se poursuivent.  Ce pays considère que les turcs ne doivent pas s’intégrer à leur pays d’accueil ! Que c’est un crime contre la Turquie. Bel exemple d’intégration de la Turquie musulmane qui n’est même pas européenne géographiquement.

 Tous les européens commence à se poser des question sur EURABIA, cette volonté politique européenne d’instituer un vaste espace économique comprenant le Moyen-Orient au détriment des cultures européennes et de la démocratie.

Alors 60 ans de construction ? Mais de quel construction parle-t’on ? Une dictature de technocrates, un parlement croupion ? Qui sont ces députés qui disent en France et ailleurs et votent le contraire au parlement.

Ce n’est pas cette Europe je  souhaite. Je ne suis pas contre l’Euro même si je n’ai pas voté pour cette monnaie unique. Mais quel est le français qui ne s’est pas aperçu que les prix de l’alimentaire ont été multipliés par 5 ou 6 ? Que les salaires ne permettent plus de vivre comme dans les décennies précédentes. Alors l’INSEE dit que non ! Globalement ils n’auraient pas augmentés. Alors je conseil à tous de multiplier leurs facture par 6 et se poser une question : Aurait-il payé cette somme en Franc français ?

Alors les discours sont ce qu’ils sont. Mais ceux qui souffrent de cette Europe déficitaire en tout et décevante en démocratie n’auront pas été convaincu par l’allocution du Président Nicolas Sarkozy.

Gérard Brazon  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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ronaldegaule 04/01/2011 10:28



Le mot" Révolution "peut trés bien s'entendre pacifiquement, mais aucun peuple n'a atteint sa reconnaissance sans une phase guerrière ! Notre problème actuel est d'arrêter la régression
économique qui entraîne à la suite le déclin de nos valeurs culturelles  et identitaires. La SUISSE est un bon exemple, cette confédération est divisée dans sa reconnaissance interne
(allemands,français,italiens) et unie contre le diktat externe.


En France, nous avons perdu cette unité, même celle de façade ! Comment espèrez-vous obtenir l'écoute du plus grand nombre  de la part d'un pouvoir exécutif, qui considére le mot référendum,
comme une insulte à sa capacité à gérer l'état ???? Cordialement



richa83 02/01/2011 18:54



"""


La fin de l'euro serait la fin de l'Europe"


"""


 


ce ne serait pas un mal!


que LEUR europe disparaissent me laisse totalement froid ( en dehors des conséquence que cela aura pour nous, mais nous
devrions avaoir l'habitide d'être toujpurs les pigeons!!)


 


Il est quand même surprenant que ceux qui s'estiment assez doués pour conduire nos destins, n'aient pas eu l'idée ( ils
l'ont eu mais comme elle ne collait pas a leur plan...) de faire une première étape avec une monnaieCOMMUNE avant de lancer une monaie UNIQUE.


leur europe qu'ils se la.....



ronaldegaule 02/01/2011 10:43



Monsieur Brazon bonjour et meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui sera, n'en doutons pas, tout aussi empreinte de paroles et de peu de concret !!


Personnellement, je ne citerai pas "le grand homme" en référence, car pour ce qui est de la parole, la tragédie de l'Algérie (et je ne suis pas pied noir )m'a fait comprendre que la trahison
pouvait atteindre les sommets.


Je suis cependant totalement en phase avec vous, pour reconnaitre la dérive des "aparatchicks" européens qui nous entrainent vers, comme vous dites, une "eurabisation"forcée, que le peuple, dans
sa grande majorité, refuse .


Quid de l'avenir de l'Europe ? Convaincu que l'union fait la force, je le suis également sur la nécessité de faire un choix drastique des hommes et des femmes qui sont censés nous représenter au
sein de cette institution. Nous devons imposer des règles de conduite qui créeent des garde-fous aux propositions de cette assemblée, par la consultation des citoyens sur tous les sujets touchant
à l'intégrité des us et coutumes de leur nation respective. Un pouvoir de "demande"de destitution de ces élus devrait également être accordé aux citoyens, représentés par un collectif, pour
éliminer ceux qui ne respecteraient pas le pacte républicain.


 Mais.....comment obtenir la reconnaissance du peuple, sans Révolution ?????



Gérard Brazon 02/01/2011 14:03



Je partage en partie votre opinion (hormis la révolution qui est toujours un facteur de haine et de mort in fine). Je suis pour la reconnaissance des nations et des peuples qui les composent. Il
y a un déficit de démocratie et je sens bien que c'est voulu. Entériné par les chefs d'états et de gouvernements de droite comme de gauche. Je ne suis pas contre l'Europe des peuples et des
nations mais alors à la manière Suisse qui ne retire pas aux peuples son droit de souveraineté. L'Europe ne marchera pas si l'on n'instille pas de la démocratie. De la vraie, pas de l'enfumage
qui consiste à demander pour ne pas faire ou faire semblant. Bien à vous