EUROPE DE LA CRISE ECONOMIQUE A LA CRISE POLITIQUE par Charles DEBBASCH

Publié le 8 Novembre 2011

DEBBASCH

L’Europe se débat pour sauver sa monnaie. Le directoire franco-allemand a du montrer les dents pour que la Grèce renonce à son projet de referendum. Partout les plans d’austérité sont à l’honneur pour réduire l’endettement et les dépenses publiques.

 

Ce réajustement  s’imposait et il n’est pas certain qu’il soit suffisant.

 

L’Europe en créant sa monnaie unifiée l’euro a voulu jouer dans la Cour des grands en oubliant que la valeur d’une monnaie ne fait que refléter les fondamentaux de l’économie. L’orage actuel est le résultat de l’addition de causes croisées.

 

Les peuples européens ont pris l’habitude de vivre dessus de leurs moyens en dépensant plus qu’ils ne gagnent. Cette fuite en avant devait nécessairement trouver sa sanction.

 

L’Europe a laissé glisser la production hors de ses frontières. Cette désindustrialisation crée le chômage et condamne au déclin.

 

L’Asie est devenue le principal continuent producteur de richesses et elle accumule les profits et les créances sur les Etats européens.

 

Toit ceci veut dire que l’Europe va connaitre une longue crise qui peut engendrer des répercussions politiques considérables.

 

Le clivage entre socialistes et libéraux va nécessairement s’estomper. Les socialistes adeptes de la dépense publique vont être contraints de revoir à la baisse leurs propositions. Les libéraux partisans de la loi du marché vont devoir accepter l’augmentation de la pression étatique.

 

La division entre la majorité et l’opposition devrait normalement s’estomper et des gouvernements de coalition devraient se former.

 

Le courant contestataire va naturellement se renforcer

 

L’extrême gauche et l’extrême droite devraient en bénéficier. Les populations habituées à la facilité sont tentées d’attribuer leurs malheurs actuels à la gestion des hommes politiques.

 

Un sondage récent montre une défiance massive des Français à l'égard du système politique. Sur les 1559 personnes interrogées fin septembre-début octobre, 83% pensent que les responsables politiques ne se préoccupent pas d'eux, 69% qu'ils sont "plutôt corrompus". Et 22% associent même le mot "politique" à celui de "dégoût". Seuls 13% ont confiance dans les partis. Tous les élus sont touchés, même les maires, dont la cote a abandonné onze points en deux ans (54%).62% partagent l'idée que les notions de droite et de gauche "ne veulent plus rien dire".

 

Les Français  sont  de plus en plus nombreux (57%) à se déclarer prêts à manifester. "La politisation augmente", sur fond de "climat protestataire", note le CEVIPOF. Ainsi, une majorité veut une réforme "en profondeur" du système capitaliste et une réglementation plus forte de l'économie.

 

          La crise économique va entrainer inéluctablement une crise politique.

 


Charles Debbasch

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Epicure 08/11/2011 18:21



Ceci est strictement exact...et je suppute que les "Israélites" français (!) voteront plus  volontiers  pour une Marine (que pour son Père!) mais surtout que pour un PS antisioniste à
85% et une UMP qui pour ses deux tiers véritabelemnt Dirigeants, vend son âme aux Arabes (contre petro-Dollar  sonnants et trébuchants!)au lieu de la vendre au FN...


Evidemment, les "Messianiques de pères en fils" voteront, la mort dans l'âme et la conviction trotzkiste en bandoulière pour le PS ou l'Ultra-Gauche; mais au fond d'eux-mêmes, la trouille au
ventre...car cette fois, "en cas de malheur"... le Mossad et les autres... n'attendront pas trois ans (d'occupation nazie) pour flinguer leurs traîtres comme ils dûrent le faire en Pologne ...


En effet, la situation est plus grave que les optimistes congénitaux aiment à le penser...pour les français de souche et les juifs, d'un peu partout...Mais le FN doit aussi se méfier! car il ne
survivrait pas, ni la France, à une politique de gribouille et de boucs émissaires dans le pur style français d'autrefois...L'affaire est sérieuse...



Marie-Claire Muller 08/11/2011 17:52



C'est vrai la droite et la gauche ça ne veut plus rien dire !!c'est du pareil au même Sarkosy a raté l'occasion de faire bouger les lignes, il s'est étalé devant la gauche. Cela fait  60 ans
que les français doivent subir, sans qu'on leur donne l'occasion de se responsabiliser et de participer à leur destin(le referendum sur l'immigration niet)pourtant ça les concernent directement
puisqu'ils ne se sentent plus chez eux; par contre ils doivent cracher au bassinet pour les gabegies à tous les niveaux de l'état!


Un article trés intérèssant sur le journal "Minute" signalé par "Info Bordeaux"


 



L'APPEL DU DEPUTE UMP JEROME RIVIERE :
IL FAUT DES ACCORDS AVEC LE FRONT NATIONAL







Entretien avec Jérôme Rivière
« Le mur qu’on a construit autour du Front national doit tomber »


Plus d’ennemis à droite ! Enfin ! Dans l’ouvrage qu’il vient de publier, La Droite la plus repentante du monde (1), Jérôme Rivière, député UMP des Alpes-Maritimes, brise
le tabou qui paralyse la droite française depuis plus de vingt ans : oui, toutes les droites doivent s’unir, Front national inclus. Assez du cordon sanitaire, assez de la dictature
morale de la gauche, assez de ce Mur de Berlin de la pensée unique, clame Rivière, qui, ayant longtemps combattu le Front national, estime qu’il est maintenant « temps de passer outre
nos différences ». Explications, en exclusivité pour « Minute », de celui qui, président du comité de soutien à la candidature de Philippe de Villiers, ne masque pas son désaccord
avec certains comportements et certaines idées de Jean-Marie Le Pen. Son appel à l’union n’en est que plus courageux.


Minute : On a longtemps dit que la droite française était « la plus bête du monde ». Voilà que vous la définissez comme « la plus repentante du
monde ». Pourquoi ce titre ? Sa repentance serait-elle l’explication de sa bêtise ? Jérôme Rivière  : Que la droite française ait été
la plus bête du monde m’a paru exact. La question que je me suis posée est : pourquoi est-elle incapable d’assumer ses idées et de parvenir au pouvoir quand elle est majoritaire dans
le pays ? J’en suis arrivé à la conclusion que sa bêtise vient de sa repentance constante sur tous les sujets et sans aucun discernement. Il y a toute une partie de la droite qui a
honte d’elle-même, honte d’assumer ses valeurs, de telle sorte que la droite française s’est scindée en deux.


« Pour toute une génération, le mot même de droite était devenu tabou »


Comment la droite a-t-elle été amenée à avoir honte d’elle-même ? Cela naît d’une grande forfaiture historique. Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, le Parti
communiste a fait croire que la droite était source de collaboration, qu’elle était intrinsèquement mauvaise. A l’en croire, la droite représentait la partie honteuse de la France
durant la guerre, tandis que la gauche aurait été la partie rédemptrice de l’esprit français, ce qui passait sous silence que les premiers résistants étaient des gens de droite et
qu’une bonne partie de la gauche avait collaboré, en particulier le PCF qui, ayant négocié avec l’occupant la parution de « L’Humanité » en se flattant d’avoir dénoncé « le juif
Mandel », n’a rejoint la Résistance qu’après la rupture du pacte germano-soviétique.
A la suite de quoi, selon la formule célèbre, on a préféré « avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ». Ce diktat de la pensée a été
accepté et décliné par une large part des hommes politiques, l’absence de culture politique de notre camp y ayant largement contribué. Pour toute une génération, le mot même de droite
était devenu tabou.
Les choses se sont figées il y a une vingtaine d’années, dans les années 1984-1986, lorsqu’on a érigé un véritable mur entre une droite qui se voulait éthique – rappelez-vous la
formule de Michel Noir, qui préférait, du haut de ses deux mètres de contentement de soi et de suffisance, « perdre les élections que perdre son âme » – et
une droite na­tionale, qui serait par nature nauséabonde et non républicaine.


Quels en sont les responsables ? Les responsabilités sont partagées. Vous avez d’un côté les dirigeants de la droite RPR-UDF des années 1980, à la tête
desquels Jacques Chirac, qui se sont comportés comme de véritables « idiots utiles », comme disait Staline, en expliquant qu’on ne pouvait
pas travailler avec le Front national et qui ont isolé ses électeurs. Et, de l’autre, une responsabilité qui succède à la première, celle de Jean-Marie Le Pen, qui,
lorsqu’on lui a tendu une main, notamment Charles Pasqua affirmant partager avec lui des « valeurs communes », a commis un dérapage pour éviter d’être
réintégré dans un espace plus large. Je persiste à penser qu’il est, pour une part, responsable de l’ostracisme dont il est aujourd’hui encore victime et qu’il aurait pu et dû trouver
les mots pour policer son image. Même s’il est vrai que Jean-Marie Le Pen, contrairement à Jacques Chirac, a proposé des accords à de nombreuses reprises, même si c’est Jacques Chirac
qui s’est rendu coupable d’un véritable déni de démocratie en refusant de débattre avec lui en 2002, chacun d’eux a géré son côté du mur et je dirais même son business.


« La droite a le devoir d’unir toutes ses forces et toutes ses composantes »


C’est cette sorte de Mur de Berlin de la pensée que vous voulez abattre ? Je considère que la droite a le devoir, en cette période cruciale pour son avenir,
d’unir toutes ses forces et toutes ses composantes afin de ne pas abandonner le pays à la gauche qui la conduirait au désastre. Sur l’immigration, la fiscalité, l’identité nationale,
l’insécurité, existe-t-il des « valeurs communes » ? Evidemment oui ! Lors des élections législatives, il est donc indispensable de conclure des ac­cords de désistement, sur
le modèle de ceux passés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur en 1988. Ils avaient permis l’élection de la plupart des députés de droite, parmi lesquels Yann Piat
sous l’étiquette du Front national. N’oublions pas que c’est la politique suicidaire des triangulaires qui a porté la gauche au pouvoir en 1997.
Ce mur qu’on a construit autour du Front national, en isolant six millions de Français, doit tomber, non seulement pour qu’ils soient représentés à l’Assemblée nationale mais pour
qu’on puisse travailler ensemble. Cela ne signifie pas que nous soyons d’accord sur tout – j’ai notamment des divergences ma­jeu­res avec le FN en politique étran­gère –, mais on
ne peut pas continuer à ghettoïser ainsi une partie de notre électorat. Dans ma circonscription, un tiers des électeurs ont voté pour Jean-Marie Le Pen en 2002. Ce ne sont ni des
antisémites, ni des extrémistes.


Vous racontez que vous connaissez des électeurs juifs et maghrébins qui votent ou ont voté pour Jean-Marie Le Pen. En effet. On va sans doute me dire que ce sont
des exemples individuels qui ne veulent rien dire. Je ne le crois pas, de même qu’on a tort de réduire le choix de ces électeurs à des mouvements d’humeur. C’est trop simple de dire
que, depuis vingt ans, il y a des Français de mauvaise humeur. Je pense qu’ils veulent nous envoyer un mes­sage plus construit, plus profond que celui qu’on a bien voulu entendre pour
le moment. Ils ont envie de ch









Epicure 08/11/2011 08:53



Evidences qui ne le sont qu'à une minorité d'hommes et femmes matures depuis toujours!


la Politique ni surtout les Partis ne font rien pour faire maturer les imbéciles hystériques sollicités à Voter pour eux..et leurs Carrières mégalomaniques et juteuses...


Donc les plus malins le resteront et les autres aigris seront Révolutionnaires cad voudront la place de ceux plus malins qui les ont doublé....


Extrêmes G et D n'ont AUCUNE Solution autre que de satisfaire les aigris et de les entrainer, de la même façon, dans des aventures sans issues (puisqu'ils n'en ont pas..!)


Le Réel, c'est la raison et la frugalité. J'ai travaillé moins que mes cobfrères et j'ai aussi moins accumulé! mais j'au eu une Vie Belle...Je ne râle pas pour avoir ce que mon taux de labeur ne
m'a pas apporté et ne le pouvait pas!


les Français sont des immatures et Oraux: bouffer bien vivre bien travailler aussi peu que possible sans épargner et avoir autant que les Allemands qui font le contraire?


Allons....