Excision: "La reconstruction du clitoris est possible". Par le Dr Pierre Foldes, chirurgien

Publié le 13 Juin 2012

 L'article est encourageant pour les femmes qui ont subi cette mutilation encore faut-il que les tribunaux français punissent à la hauteur de la gravité de cette mutilation. Or, le dernier jugement en date contre une famille ayant mutilée ses filles, a abouti à une peine de prison de 3 ans pour la mère au lieu des 10  à 20 ans prévus par la loi, et la relaxe pour le père. On attend encore de savoir pourquoi ce laxisme judiciaire. Deux poids deux mesures suivant la date de l'immigration de la famille. 

Dans un reportage sur ce lien (ICI) vous verrez ce qu'est l'excision et l'infibulation. Vous pourrez noter que les présentateurs prennent la précaution de ne pas stigmatiser une religion bien connue qui, même si elle n'est pas l'initiatrice de cette barbarie, n'a rien fait pour l'interdire bien au contraire! Mais là nous touchons au politiquement correct.

Gérard Brazon

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Excision

 

Dans un article publié mardi 12 juin par le journal médical britannique The Lancet, le Dr Pierre Foldes, chirurgien à l'hôpital Poissy-Saint-Germain-en-Laye et ses collègues font état du succès de la procédure, en se fondant sur le suivi de 866 patientes.

"La reconstruction du clitoris est possible", affirment les auteurs de l'article, qui ajoutent que cette chirurgie "peut améliorer le plaisir des femmes et diminuer leurs douleurs. Cela permet également aux femmes mutilées de récupérer leur identité".

UNE INTERVENTION REMBOURSÉE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE

Plus d'un tiers des femmes qui n'avaient jamais connu d'orgasme auparavant, ont commencé à en avoir après l'intervention chirurgicale. Avec l'aide d'un sexologue, la moitié de celles qui avaient des "orgasmes limités" parviennent désormais régulièrement au plaisir.

Parmi les patientes du Dr Pierre Foldes, l'un des rares médecins en France spécialement formés pour pratiquer ce type d'intervention, remboursée par la Sécurité sociale française depuis 2004, Fatima Sheriff explique que sa vie a changé après avoir subi une opération de reconstruction de son clitoris.

"C'est la meilleure chose que j'aie jamais faite. Pour la première fois, je vis ma vie", explique Mme Sheriff, qui a récemment commencer à raconter son expérience et envisage de lancer un blog intitulé "Mon clitoris et moi" pour encourager d'autres femmes à subir l'intervention.

"JE ME SOUVIENS QUE J'AI RÉSISTÉ"

Fatima Sheriff fait partie des 140 millions de femmes à travers le monde qui ont subi des mutilations génitales - il s'agit généralement de l'ablation du clitoris et des petites lèvres, soit partiellement, soit en totalité -, une pratique censée réduire la libido et garantir la chasteté.

"Je me souviens que j'ai résisté", explique la jeune femme originaire de la Sierra Leone, aujourd'hui âgée de 32 ans, en pointant son dos, qui porte une cicatrice provoquée par une pierre. Elle avait quatre ans. "Si quelqu'un m'infligeait cela aujourd'hui, je crois que je le tuerais", ajoute-t-elle.

Les 2 938 patientes traitées par le Dr Foldes entre 1998 et 2009 étaient principalement originaires du Mali, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, mais 560 avaient été excisées en France. La plupart d'entre elles avaient entre 5 et 9 ans au moment de l'ablation.

TROIS MILLIONS DE VICTIMES CHAQUE ANNÉE

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque trois millions de fillettes font l'objet chaque année de mutilations sexuelles. Au-delà de l'Afrique subsaharienne, la pratique est également présente au Proche-Orient et dans les communautés immigrées originaires de ces pays installées en Europe ou en Amérique du nord.

 

Une jeune kurde irakienne âgée de 4 ans pleure durant son excision en avril 2009.

 

Interdites en France et dans les autres pays occidentaux, les mutilations sont combattues par l'OMS et l'Unicef, notamment en raison des problèmes de santé qu'elles entraînent. Parmi lesquels figurent les infections urinaires, les kystes, la stérilité et un risque accru de complication lors de l'accouchement.

Mais, reconnaît l'étude, dans la plupart des pays, notamment ceux en développement, le coût de la chirurgie reconstructrice reste prohibitif.

lire : "Excision : comment les médecins réparent le clitoris"

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Claude Germain V 16/06/2012 09:54


Oui mais tout cela hors d'Europe .............et pas a nos frais ....... vat'on voir bientot des huttes en bouse de vache sur la Place de L' Opera
????                            nous n'y sommes surement pas
loin ........

Loly 13/06/2012 13:11


Je trouve qu'il est bien que ces femmes puissent être opérées de ces mutilations barbares, mais je trouve inadmissible que ce soit encore la France qui en fasse encore les frais! Les parents ont
de l'argent pour payer les exciseuses et bien qu'ils soient condamnés à payer les interventions! Qu'est-ce que nous pouvons être C...s!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!