Explosif : Mahmoud Abbas confirme le pacte entre Morsi, Obama et Netanyahou sur le Sinaï

Publié le 26 Novembre 2013

J'ignore la réalité des faits et si vraiment l'Egypte a voulu vendre 40% du Sinaï. La source est Tunisienne. Est-elle fiable pour autant ? Toujours est-il que l'éclairage est nouveau et que les peuples, si toutefois cette affaire est réelle, sont peu consultés.
Plus grave, ce sont les 28 millards de dollars qui sont distribués par Barak Hussein Obama, la coqueluche de la bien pensance française de gauche, alors même que des femmes et des hommes sont dans une misère incroyable. 
Gérard Brazon


Dès leur naissance en Egypte, en 1928, les Frères musulmans offraient leurs services aux renseignements britanniques pour accéder au pouvoir.

Ils ont été capables de réduire le Coran à un vulgaire manuel politique, de rallier la cause anglaise contre le nationalisme arabe, de se dissoudre dans le wahhabisme saoudien contre le nassérisme…, pourquoi ne braderaient-ils pas la moitié du Sinaï ?
Ils vendraient terres, pères, mères, frères et enfants pour l’argent ou pour le pouvoir.Pourtant, lorsque cette affaire a été révélée par la presse égyptienne, après le sursaut patriotique égyptien, beaucoup n’ont pas voulu y croire. Il est vrai que l’affaire semblait incroyable tellement elle était scandaleuse et abjecte.
C’est de l’intox pour discréditer les islamistes, disaient certains. C’est de la manipulation pour légitimer le « coup d’État » du général Al-Sissi, pensaient les autres. Passés maitre dans l’art de la dissimulation et de la désinformation, les islamistes ont même tenté de jeter leur propre infamie sur leurs adversaires : ce serait les Américains qui auraient renversé Morsi au profit d’Al-Sassi, dont la mère –ajoutait la propagande antisémite et islamiste- serait une juive !
Un vieux réflexe antisémite que les islamistes ont déjà utilisé contre Nasser, Bourguiba et Kadhafi. 
Révélée dès juillet 2013, l’affaire du Sinaï semblait pourtant d’autant plus avérée que Barack Hussein Obama en avait reconnu les faits devant l’interrogatoire musclée de la Commission d’enquête du Sénat, le 12 septembre 2013. Les sénateurs américains voulaient alors connaitre la facture financière de l’échec américain en Égypte. 28 milliards de dollars, selon l’aveu même du président américain. 20 milliards de dollars versés aux islamistes égyptiens, tunisiens et libyens, avant les « élections » dans ces trois pays ; et 8 milliards de dollars attribués aux Frères musulmans égyptiens et à leurs acolytes du Hamas, pour la portion de terre retirée du Sinaï.
Le 17 août 2013, l’intellectuel égyptien Henri Boulad (qui est prêtre également. ndlr Gérard Brazon)  écrivait : « Des accords secrets de Morsi pour vendre l’Égypte à ses voisins, morceau par morceau : 40% du Sinaï à Hamas et aux Palestiniens, la Nubie à Omar el-Béchir, et la portion ouest du territoire à la Libye… ».
Le journaliste algérien Mohsen Abdelmoumen révélait, dès juillet 2013, que « le président islamiste égyptien a conclu un contrat écrit ahurissant qui consiste à céder 40% des territoires du Sinaï aux réfugiés palestiniens. Il ne s’agit certainement pas d’un élan de solidarité vis-à-vis du peuple palestinien, mais plutôt d’une transaction monnayée avec le Trésor américain où les Frères musulmans ont empoché 8 milliards de dollars. Le document de la transaction signé par le président déchu Morsi, par le chef suprême de la confrérie des Frères musulmans Mohamed Badie et par Khairat Al-Chater, le milliardaire islamiste de l’import-import, a été envoyé par le général Al-Sissi au Sénat américain.
Un membre de l’ex-gouvernement Morsi n’a pas craint de déclarer que cette opération était autant profitable pour les Frères musulmans que pour Obama, Israël et le Hamas…
Auditionné ces derniers jours par le Sénat américain, Obama a tenté avec l’énergie du désespoir de sauver les meubles en invoquant un simulacre de raison d’État et une prétendue volonté de vouloir «régler» le conflit israélo-palestinien en optant pour la solution de la patrie de substitution pour le peuple palestinien » (Algérie Patriotique du 20 juillet 2013).
Fin juillet 2013, le penseur égyptien Samir Amin déclarait que « Oui, cette information est exacte. Il y avait un deal entre Morsi, les Américains, les Israéliens et les acolytes riches des Frères musulmans de Hamas à Ghaza (…) Le projet de Morsi était de vendre 40% du Sinaï à des prix insignifiants non pas au peuple de Ghaza, mais aux richissimes Palestiniens de ce territoire, qui auraient fait venir des travailleurs de là-bas.
C’était un plan israélien pour faciliter leur tâche d’expulsion des Palestiniens, en commençant par ceux de Ghaza vers le Sinaï d’Égypte de manière à pouvoir coloniser davantage et plus aisément ce qui reste de la Palestine, encore arabe de par sa population. Ce projet israélien a reçu l’approbation des États-Unis et, de ce fait, celle de Morsi également. Sa mise en œuvre avait commencé. L’armée est entrée en jeu et a réagi de manière patriotique, ce qui est tout à fait à son honneur, et a dit : «On ne peut pas vendre le Sinaï à quiconque, fussent-ils des Palestiniens et faciliter le plan israélien.» C’est à ce moment-là que l’armée est rentrée en conflit avec Morsi et les Américains (Algérie Patriotique, 26 juillet 2013).

 

On rappelle ici que la moitié du Sinaï que la canaille islamiste s’apprêtait à brader a été conquise par la guerre et à la suite d’âpres négociations avec les Israéliens. Le Sinaï, péninsule égyptienne d’environ 60 000 Km2, est situé entre la Méditerranée et la mer Rouge. Sa frontière terrestre longe le Canal de Suez à l’ouest et la frontière israélo-égyptienne au nord-est. Le Sinaï est majoritairement peuplé de bédouins originaires de la péninsule arabique, des tribus qui ont des ramifications en Jordanie et en  Palestine. Perdu en 1967, le Sinaï a été repris par Sadate grâce à la guerre du Kippour (1973) et aux accords de paix entre Israël et l’Egypte (1979), qui accordent qui accordent à l’Égypte sa pleine souveraineté sur le Sinaï. De ses deux principales villes, Charm el-Cheikh et Taba, Hosni Moubarak a fait la vitrine touristique de l’Égypte. 
 

Voici maintenant pour nos lecteurs francophones la traduction des propos récemment tenus par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas :

 
« Je me suis entretenu de façon franche avec le président Morsi et je lui ai dit que nous n’accepterons jamais ce plan ».
Vous avez discuté avec lui de ce plan, demande la journaliste ?
« Oui, bien sûr, j’ai été tout à fait clair avec lui. Je lui ai dit qu’Israël veut transférer Gaza en Égypte, ce qui détruirait le projet national palestinien. Je le lui ai dit franchement ».
Que vous a-t-il répondu, demande la journaliste de CBC ?
« Il m’a dit d’autres choses que je ne souhaite pas rapporter ici. J’espère qu’il le fera lui-même un jour. Mais, franchement, cela m’avait fortement contrarié »
La journaliste de CBC : il ne vous a pas dit, mais ils sont combien finalement, 1 million, 1 million et demi !
« Oui, il m‘a dit OK, on les mettra à Choubra (une région du Sinaï). Mais la question n’est pas de savoir combien ils sont et où on va les mettre. La question est plutôt politique, nationaliste et arabe. Son discours ne m’a pas du tout plu et je lui ai fait comprendre que nous n’accepterons jamais. Franchement, nous avons catégoriquement rejeté ce plan ».
Et à la journaliste de CBC de commenter : « la notion de Nation n’est pas claire chez eux. Ni celui de nation égyptienne, ni celui de nation palestinienne » Avec ou sans l’assentiment de Mahmoud Abbas, Mohamed Morsi comptait bien conclure cette « affaire » d’autant plus que les 8 milliards de dollars ont été déjà encaissé.

Poussés par le roitelet du Qatar, Khaled Mechaal et Ismaël Haniyeh étaient d’accord et avaient déjà touché leurs parts. Fort heureusement pour l’Égypte, le général Abdelfattah Al-Sissi, grâce aux 30 millions de manifestants Égyptiens, a pu saboter ce projet diabolique, qui aurait permis à Barack Hussein Obama d’apparaître aux yeux de l’histoire comme étant le président américain qui a pu résoudre le conflit israélo-palestinien… aux moindres frais.

Karim Zmerli      

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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