"Famille des Antiracistes", je demande le fils benêt Patrick Lozes par Myriam Picard

Publié le 26 Septembre 2011

par Myriam Picard 

Il y a Papa, Harlem Désir, dont l’inénarrable Pierre Bergé a dit : « Harlem Désir est un des moments de la conscience humaine. Il est aussi un des moments de l’honneur de la France. » Rien que ça. Après vérification, Harlem Désir n’est pas tombé au champ d’honneur, n’a pas découvert le vaccin contre la rage. Non. Harlem Désir est « un des moments de la conscience humaine » parce qu’il a touché un salaire pour présider SOS Racisme. Signes distinctifs : condamné en 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux ; en 1992, bénéficie d’une amnistie de Mitterrand pour une dette de 80 000 francs envers le Trésor Public. Un des moments de l’honneur de la France, sans nul doute.

Il y a Maman, Christiane Taubira, qui trouve que la traite négrière et l’esclavage, c’est mal, mais seulement quand ce sont de méchants Blancs qui en sont responsables. Exit, donc, les traites intra-africaines et arabes : quand un crime est commis par des « minorités visibles », ça n’est plus un crime, c’est un vide juridique.

Il y a la grande sœur, la forte tête, la hargneuse, Houria Bouteldja. Qui éructe, s’agite, revendique, et ponctue chacune de ses phrases d’un tonitruant « indigène !!! », mot qu’elle doit certainement être la seule à encore prononcer en France, et dont elle se soûle jusqu’au coma verbal.

Il y a le grand frère, le sournois, l’insidieux, Dominique Sopo. Moins agressif que sa douce sœur, l’air presque aimable pour qui a la rétine et le cerveau anéantis par France Télévisions. Signes distinctifs : fume beaucoup pendant que les témoins de Zemmour enchantent l’auditoire, à la barre de la XVIIème chambre correctionnelle ; croit que la présence de deux S dans le mot sauciSSon est un appel subliminal à la résurrection des HLPSDNH (heures les plus sombres de notre histoire, pour les non-initiés) ; pense que le racisme anti-blancs est une invention du FN ; est agrégé en sciences économiques et sociales mais estime que la polygamie en France est « un phénomène en recul très fort ».

Il y a la petite sœur, Rokhaya Diallo, qui pense que nous vivons dans « un contexte structurellement raciste ». La preuve, elle est chroniqueuse pour la matinale de Canal + et RTL. Autres signes distinctifs : estime que la police nationale est une « force d’occupation » et, quand Ben Laden déclare : « Si la France est en droit d’interdire aux femmes libres de porter le voile, n’est-il pas de notre droit de pousser au départ vos hommes envahisseurs en leur tranchant la tête », elle réplique : « Ce que dit Ben Laden n’est pas faux. On lui donne des arguments pour nous menacer. »

 

Et puis il y a mon chouchou, le petit dernier, le naïf, le gentil benêt, notre Patrick Lozès bien-aimé, qui, à chacune de ses interventions publiques, fait preuve d’une finesse intellectuelle et d’un humour tout à fait remarquables. L’homme noir est entré dans l’histoire, selon lui, à travers un certain nombre de faits marquants, comme le dessin animé du Roi Lion. Authentique. On regrettait depuis quelque temps son silence, qui faisait de la planète antiraciste un désert sombre et austère. Dieu merci, Patrick est ressuscité, Patrick est vivant, Patrick est plus en forme que jamais. Tellement en forme qu’il vient d’en pondre une si belle, une si rare, que nous pouvons désormais dire sans rougir, à notre tour, que Patrick Lozès est « un des moments de conscience de notre humanité ».

Patrick annonce en effet qu’il est candidat à l’élection présidentielle. Dans un pays où c’est possible pour Jean-Luc Mélenchon, ça n’a rien de surprenant. Mais ce qui renverse le lecteur, ce qui le pétrifie littéralement, ce sont les raisons présentées par notre candidat préféré, rapporté par Respect’Mag (pour information, c’est une feuille de chou internet qui se veut « urbaine », « sociale » et « métissée » ce qui n’est pas très gentil pour les « ruraux » ; « marginaux » et « tout blancs », ou « tout noirs » ainsi que pour les « tout jaunes » ou « tout marrons »).

Il déclare ainsi : « Aujourd’hui, les Français sont prêts à voter pour un candidat noir. Je ne suis pas en train de dire que les Français éliraient un Noir parce qu’il est noir [ouf ; j’ai cru un instant que Patrick Lozès dérapait et allait stigmatiser ; il n’en est rien]. Mais s’il est compétent, ils l’éliront J’étais candidat aux élections législatives en 2002 sous la bannière de l’UDF dans la première circonscription de Paris. On n’y croise pas tous les jours la diversité [c’est qui la diversité, Maman ?]… »

Français, vous qui pensiez qu’un candidat voulait être le président de tous les Français, vous vous trompiez. Ecoutez plutôt Patrick Lozès : « Je veux enfin ouvrir le monde politique aux personnes absentes de ce milieu : les jeunes, les femmes, les personnes issues des couches populaires, de la diversité. Ils vont apporter du sang neuf. Il faut arrêter cette consanguinité. » Passons sur les propos biologisants de monsieur Lozès, qui n’hésite pas un instant à se vautrer dans une terminologie assez malsaine et que je pourrais, moi, femme, non issue de la diversité, prendre relativement mal. Ces histoires de sang, de sang vicié, de sang…bref, on a vu ce que ça donnait par le passé.

Bref lexique à l’usage des âmes simples et pures. Jeunes=voyous qui passent 90% de leur temps à casser les pieds de leurs concitoyens et 10 % du reste à brâmer devant les journalistes qu’ils ne trouvent pas de boulot parce que les Français sont racistes. Femmes= militantes antiracistes (problème : elles ont déjà des emplois et souvent aussi des responsabilités politiques ou associatives financées par vos impôts ; tant pis, elles auront un double mandat). Personnes issues des couches populaires = personnes vivant dans des endroits où il pleut des frigidaires, où tombe du policier blessé, où fleurissent la peur et les armes lourdes. Personnes issues de la diversité = toute personne non blanche et non issue des couches populaires (voir définition précédente).C’est plus clair ?

Le plus inacceptable, finalement, c’est l’obsession de la couleur de peau que manifeste Patrick Lozès. Ne se permet-il pas de demander à Delanoë : « Sur les 163 conseillers de Paris, combien y en avait-il de Noirs ? » Autres temps, autres mœurs, dira-t-on. Certes, mais enfin il me semblait, à moi, qu’en France et en République on ne se préoccupait pas de la couleur, qu’on ne DEVAIT pas s’en préoccuper. Mais non, monsieur Lozès se permet des questions qui vaudraient illico, à n’importe qui d’autre, une jolie convocation au tribunal.

Enfin, puisqu’il est l’heure de payer vos impôts, et si la pilule a du mal à passer, lisez donc ces propos édifiants de notre ami Lozès : « Rien n’a été fait pour ces millions de personnes issues des zones de relégation ou des minorités visibles ». Strictement rien. » Rien, sachez-le. Ni l’AME (aide médicale d’Etat), ni la CMU, ni les reconduites – payées – à la frontière, ni les millions données aux ZEP, ZUS et autres RAR (réseaux ambitions réussite ; traduction : établissements où l’on rentre fraîchement certifié et d’où l’on sort définitivement dépressif), ni le Grand Paris (une broutille : 20, 5 milliards), ni le plan Espoir Banlieues (rien que pour le « désenclavement des quartiers sensibles » : 500 millions d’euros.), ni les politiques de rénovation urbaine ( et autres « politiques de la ville »), ni les subventions accordées aux associations X et Y, etc. Tout cela, tous ces bons euros sonnants et trébuchants, c’est peanuts, comme dirait le sapeur Camembert. Réjouissez-vous donc, mes amis : vous avez l’impression de payer, mais en fait, non. Tout cela est VIRTUEL.

Myriam Picard

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 26/09/2011 18:21



Tout y est, rien à ajouter, je me suis ré-ga-lé...


Merci Myriam, ça fait un bien fou