Fatwa pour la destruction des églises : Le silence d’Obama

Publié le 19 Mars 2012


Le 
Washington Times consacre un éditorial à la récente fatwa du Grand Mufti d'Arabie saoudite appelant à la destruction des églises de la région, et déplore le silence d'Obama. En fait, tous les dirigeants occidentaux devraient dénoncer cette fatwa haut et fort.

Il n'y a pas qu'Obama dont le silence choque. Quand les Suisses ont voté en faveur de l'interdiction de nouveaux minarets (non pas l'interdiction de nouvelles mosquées), il y a eu un concert de protestations, y compris du Secrétaire général de l'ONU. De plus, nos islamistes locaux qui ont fustigé les Suisses n'ont pas réagi aux propos du Grand Mufti.

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Si le pape avait appelé à la destruction de toutes les mosquées en Europe, la tempête de réactions aurait été cataclysmique.

Les élites auraient fustigé l’Église, la Maison Blanche se serait précipitée pour exprimer sa vive préoccupation, et au Moyen-Orient, les émeutiers  se seraient tués les uns les autres pour affirmer leur chagrin. Mais quand le leader le plus influent dans le monde sur les questions musulmanes édicte une fatwa pour détruire les églises chrétiennes, le silence est assourdissant.

Le 12 mars, le Cheikh Abdul Aziz bin Abdullah, le Grand mufti d’Arabie saoudite, a déclaré qu’ “il est nécessaire de détruire toutes les églises de la région.” Sa décision est venue en réponse à la question d’une délégation koweïtienne sur ce que prévoyait la charia pour prévenir la construction d’églises dans l’émirat. Le Mufti a basé sa décision sur un hadith rapportant que sur son lit de mort, Muhammad a déclaré: “Il ne doit pas y avoir deux religions dans la Péninsule [arabe].” Ce passage a longtemps été utilisé pour justifier l’intolérance dans le royaume saoudien. Les églises ont toujours été interdites, et jusqu’à récemment, les Juifs n’étaient même pas autorisés à entrer dans le pays. Ceux qui souhaitent pratiquer une autre religion doivent le faire cachés en privé, même si la police religieuse est bien  connue  pour apparaître soudainement et interrompre les offices.

Ici pourtant, il ne s’agit pas d’un petit imam radical essayant d’exciter ses disciples avec un discours de haine. Il s’agit d’une décision considérée, délibérée et spécifique de l’un des dirigeants les plus importants du monde musulman.

Le Mufti ne s’est pas contenté de créer une obligation religieuse pour ceux sur lesquels il a autorité, il a donné aussi le signal aux autres dans le monde musulman que la destruction des églises est non seulement permise, mais obligatoire.

L’administration Obama ne tient pas compte de ces provocations à ses risques et périls. La Maison Blanche a placé le rapprochement de l’Amérique et du monde musulman au centre de sa politique étrangère afin de promouvoir l’image des États-Unis comme une nation amie de l’islam. Cela ne peut pas se faire au détriment de la défense des droits de l’homme et des libertés religieuses des groupes minoritaires au Moyen-Orient. La région est un carrefour essentiel. Les islamistes radicaux mènent la marée montante contre les régimes autoritaires, et l’ancien ordre laïque, et ils testent les eaux de leur relation avec le reste du monde. Ils cherchent les balises leur indiquant jusqu’où ils peuvent aller dans leur volonté d’imposer leur vision radicale de la charia.

Ignorer les déclarations provocatrices, comme celle du Mufti, envoie le message qu’ils peuvent se lancer dans le fanatisme et les violences anti-chrétiennes, sans que cela n’entraîne de conséquences pour eux.

La campagne de M. Obama pour un rapprochement avec le monde musulman n’a pas réussi à générer les bonnes volontés qu’il espérait. En partie, parce qu’il a estimé qu’il était préférable de se plier à leurs exigences, que d’exiger le respect. Lorsque les leaders islamiques appellent à un équivalent religieux de la purification ethnique, le leader du monde libre doit répondre ou il risque de légitimer l’oppression qui s’en suit. Les Etats-Unis ne devraient pas se plier aux diktats extrémistes du Grand mufti, quel que soit ce besoin désespéré de la Maison-Blanche de s’en faire aimer.

Source : Destroy all churches - Obama silent while Saudi grand mufti targets Christianity, éditorial, Washington Times, 16 mars 2012. Traduction par Bivouac-id

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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