Féministes : brillant éclat de stupidité en Hongrie…Par Xavier Mignot - Préface Gérard Brazon

Publié le 27 Novembre 2014

Gérard Brazon2 Par Gérard Brazon

Voilà un article qui m'inquiète un peu du fait de la jeunesse de celui qui l'écrit. Etudiant en droit qui plus est. La femme violée n'est donc pas coupable, elle n'est pas non plus responsable, mais... le fait de s'habiller légèrement, voire "sexy", ferait que quelque part... aprés bien des détournements sur d'autres affaires, "elle aurait cherché l'embrouille".

Le violeur reste donc coupable, responsable, ouf, nous l'avons échappé belle ! Cependant, je ne ferai bien sûr pas le procès des "non-dit" mais l'article est clair. Mesdames, à cette lecture, sans doute pouvons-nous nous poser la question: devriez-vous porter le voile dans le but de protéger les hommes ?

En effet, dire qu'elle aurait été trop dévêtue et donc tentante, relève d'un discours plus que curieux. Un discours qu'un islamiste pourrait revendiquer. L'homme est-il de facto à protéger de la tentation et des pulsions de son cerveau envahit par son sexe ?

L'homme serai-t-il une bête fragile, aux pulsions incontrôlables ? George Orwell disait (en politique) qu'il n'y a d'homme décent, qu'impuissant ! Faut-il castrer tous les hommes ou les éduquer et leur apprendre que la femme est l'égale des hommes et qu'elle a parfaitement le droit de s'habiller comme elle le veut sans qu'un ours, un taré lui saute dessus ! Effarant.

Gérard Brazon

 

Pour fêter dignement la Journée mondiale des violences faites aux femmes, la pseudo-intelligentsia féministe s’est surpassée et admirablement distinguée, en Hongrie, par une indignation noire dont la vacuité dialectique laisse pantois.

Par Xavier Mignot pour Bd Voltaire

Tout part d’un spot de prévention contre le viol (voir ci-dessous), une commande de la police hongroise, montrant trois jeunes femmes qui se rendent fort gaiement en boîte de nuit, toutes vêtues de tenues sexy – de celles qui sont impropres aux températures hiémales. À l’issue d’une soirée sexuée autant qu’arrosée, l’une d’entre elles croise le chemin tragique d’un voyou à capuche. Pudique ellipse ; la vidéo se termine sur un plan fixe de la demoiselle, dégrisée, dévastée, le regard vide, avec ces mots suspendus pour exhortation : « Vous pouvez y faire quelque chose. »

Il n’aura pas fallu longtemps aux associations féministes pour se coaliser et dénoncer ce qu’elles estiment être un réquisitoire public contre les victimes plutôt que contre les agresseurs. Tentons ici de leur faire découvrir les appâts d’une pensée subtile, à laquelle elles semblent si peu accoutumées.

Il est évident que les victimes de viol, quelles que soient les circonstances, ne peuvent jamais être tenues elles-mêmes pour coupables de ce qu’elles subissent. Ce n’est pas une faute – mais une liberté – que de sortir en petite tenue à des heures tardives. Celles qui se font agresser ont donc toute légitimité à s’en émouvoir : leur « sex appeal », même volontairement recherché, n’exonère en rien le violeur de son crime.

Mais culpabilité n’est point responsabilité. Rappelons ce mot célèbre de l’ex-ministre Georgina Dufoix, alors empêtrée comme Laurent Fabius dans le scandale du sang contaminé : « Responsable, mais pas coupable. » Le spot hongrois illustre remarquablement bien ce propos. L’attitude des trois jeunes femmes relève d’une prise de risques. Laquelle n’est pas condamnable en soi : le pire risque est sans doute de ne jamais en prendre. Mais l’on ne peut pas prendre des risques pour s’étonner ensuite, benoîtement, de ce que le risque sciemment accepté s’est réalisé.

Figurez-vous un touriste qui tient absolument à prendre ses vacances dans un pays où la diplomatie française lui déconseille fortement de se rendre. L’homme est capturé et bientôt décapité froidement par des islamistes intégristes. Est-il coupable ? Est-ce de sa faute ? Bien sûr que non. Mais force est de constater qu’il aura, pour le dire vulgairement, « cherché les embrouilles ».

Il n’en est pas autrement ici. En elle-même, la vidéo est médiocre et par bien des aspects caricaturale (on remarquera le mini-short en cuir noir porté par l’une des téméraires fêtardes). Mais elle sensibilise à ce que le monde est fait de causes et d’effets dont il faut comprendre l’articulation logique, et qu’en ce sens, la victime n’est pas peu responsable des pulsions que suscite sa propre coquetterie.

Nous ne croyons donc pas, comme le suggère le site Ijsberg rapportant cette information, que le slogan soit aucunement surréaliste. La seule chose vraiment surréaliste, c’est qu’il faille aller jusqu’en Hongrie pour que des autorités aient à la fois le courage et l’intelligence de dire le bon sens.

Commentaire trouvé:
C'est en appliquant cette même "logique" et en vertu de cette même "logique"que quelques centaines de millions de femmes de par le monde se retrouvent affublées depuis des siècles de voiles et autres burqas; Et toujours selon cette implacable règle de cause générant les mêmes effets des centaines de millions de femmes se trouvent privées de leurs libertés d'être humain d'aller et venir, sortir sans "surveillance" d'un "homme" de la "famille" et se font condamner par les tribunaux si elles se font violer...Les mêmes causes produisent les mêmes effets apprend-on, c'est vrai en physique , en mathématiques etc...mais pas quand il s'agit d'êtres humains. Et justement parce qu'il en est ainsi et que l'humain dans son imperfection est imprévisible nous avons inventé pour pouvoir vivre "en bonne société" des règles morales, des lois, des interdictions et autres tabous. Les gens normaux s'y conforment; Or sortir entre copines, boire de l'alcool et se vêtir court et léger c'est encore se comporter en personnes "normales". Tout au moins en Europe.
Ainsi et selon la logique de cet article on pourrait considérer que des gens faisant un bon repas de fruits de mer en terrasse d'un restaurant en été avec une bonne bouteille seraient coupables de générer de l'envie chez les passants; Il serait donc bon d'interdire les terrasses, et puis les restaurants et le vin, interdire la pêche et l'ostréiculture et pour finir la saison estivale...

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article