Finalement, Robert Ménard est un islamo-collabo sympathique ! - par Pierre Cassen

Publié le 20 Avril 2011

Finalement, Robert Ménard est un islamo-collabo sympathique !

Le mardi 15 juin 2010, je rencontrais pour la première fois Robert Ménard. Il m’avait appelé la veille au soir, à 22 heures, pour me demander si j’étais disponible pour une interview sur i-télé, le lendemain, à 11 h 15. C’était le début du « buzz » sur l’apéro saucisson-pinard. Il m’avait prévenu que l’interview serait musclée, et que cela était son style. Je lui avais répondu que je ferai face du mieux possible.

Je commençais à comprendre ce qui allait m’attendre, assis dans la salle d’attente d’i-télé, après le maquillage obligatoire. Je vis donc la présentation de l’interview défiler sur la chaîne, et j’entendis qualifier notre apéro saucisson pinard de « provocation raciste ».

Un quart d’heure plus tard, j’entrais dans l’arène, et cela donna cette interview choc, regardée aujourd’hui par plus de 40.000 visiteurs, où l’ancien président de Reporters sans Frontières me rentra dans le chou avec une virulence surprenante. Mes amis me dirent que je lui avais répondu comme il le fallait, je laisse juge ceux qui n’ont pas encore vu la vidéo. 

http://www.youtube.com/watch?v=KzxUhnDMK7g


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Le contact entre nous avait été plus sympathique que l’échange que nous avions eu. Je lui avais remis nos deux premiers ouvrages, « Les dessous du voile », et « La colère d’un Français ». Il me promit qu’il les lirait, et je fis semblant de le croire. Nous nous étions serrés la main cordialement, et je n’avais guère de rancune à son encontre, car au fond de moi, je le remerciais de m’avoir invité, et de m’avoir permis de répondre aux saloperies qui commençaient à nous tomber dessus.

A ma grande surprise, une semaine plus tard, j’eus au téléphone Robert Ménard, qui m’avait dit s’être renseigné sur les prières musulmanes dans le 18e. Il me dit que ma version était la bonne – les mosquées ne sont pas pleines, et les prieurs ne viennent pas majoritairement du 18e – et il me présenta ses excuses pour m’avoir attaqué sur cette base. Je le remerciais, et nous pensions en rester là.

Mais il me sollicita à nouveau, à la rentrée, pour une interview écrite et télévisée. Homme curieux, il se disait intéressé par le parcours de l’ancien syndicaliste CGT du syndicat du Livre, devenu animateur de Riposte Laïque et organisateur d’apéros saucisson-pinard ! J’acceptais avec plaisir. Je fis, lors de cette interview, connaissance de son épouse, Emmanuelle Duverger, avec qui j’eus quelques échanges animées, notamment sur la réalité du voile islamique dans l’entreprise. Là encore, j’eus affaire à un homme courtois, et le ton de l’interview fut nettement moins agressif que la première fois.

http://www.revue-medias.com/pierre-cassen-les-medias-n-osent,686.html


Pierre Cassen : Les médias n’osent pas se… par revue-medias

A la fin, en off – je me permets de le dire, car il a rendu publique cette position – il me fit savoir qu’il aimait la France, et que les mosquées en France le dérangeaient, il n’avait pas envie qu’elles se multiplient… Je ne pus m’empêcher, de manière provocatrice et humoristique, de le qualifier d’islamophobe, et de le menacer de dénonciation à la LDH !

Depuis, j’avoue regarder avec amusement Robert Ménard en prendre plein la tête par ses confrères, dans toutes les interviews auxquels il est confronté, suite à ce que la bien-pensance appelle plusieurs « dérapages » graves de sa part. Son plus grand crime est bien sûr d’avoir intitulé son dernier livre, écrit avec son épouse « Vive Le Pen ! ». Personne n’avait lu le livre, mais le lynchage fut immédiat. Une fois qu’ils ont lu le livre, ses détracteurs, après l’avoir qualifié de lepéniste, le traitent presque d’escroc, puisque contrairement au titre, il ne fait pas l’éloge de Marine Le Pen ! Ménard réclame simplement à la profession qu’elle la traite de la même façon que Besancenot…

Il avait déjà titillé les commissaires politiques du politiquement correct en osant dire qu’il préférait que sa fille soit hétérosexuel qu’homosexuel…
Il avait aggravé son cas en disant qu’il n’avait rien contre la peine de mort d’un Dutroux…
Il avait franchi le Rubicon en confirmant, sur un plateau de télévision, qu’il préférait les Eglises aux mosquées, en France… Il avait beau répéter, pour montrer qu’il n’était pas un méchant réac islamophobe, qu’il aimait l’islam, qu’il était contre la loi sur la burka, contre la loi sur le voile à l’école, et pour le financement public des mosquées (Robert, comment pouvez-vous dire des bêtises pareilles ?), le verdict de la bien-pensance tombait. A mort Ménard, feu à volonté sur le traître ! Successivement, Plenel, Apathie et Pascale Clark décidèrent donc de se faire l’hérétique !

http://www.fdesouche.com/198423-france-2-22h-le-fn-est-il-toujours-d%E2%80%99extreme-droite-avec-robert-menard


http://www.fdesouche.com/200986-france-inter-interview-musclee-de-robert-menard-par-pascale-clark-video


Robert Ménard par franceinter

http://www.fdesouche.com/201002-robert-menard-au-grand-journal-de-canal

Dans ces trois émissions, je suis à 100 % derrière Robert Ménard, parce que le débat n’est même plus sur le contenu de ses discours, mais sur la féfense de la liberté d’expression. C’est la culture de Voltaire qu’il convient de mettre en avant : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ».

Force est de reconnaître que, dans ces trois échanges, le mépris des Plenel-Chemin-Apathie-Denisot-Badiou-Clark – qui méritent le titre de « chiens de garde nouveaux » donné par Cyrano – leur manière de se foutre de la gueule de Ménard, de le faire passer pour un demeuré, ne peut que rendre sympathique le nouveau pestiféré de la profession, qui ose dire que dans ce métier, avoir été, ou être encore, à la LCR est un marche-pied utile, alors qu’avoir été au Front national vaut un interdit professionnel, de la part des maîtres-censeurs.

C’est la vérité, dans cette profession où un Fabrice Le Quintrec, pour avoir cité les journaux d’extrême gauche, mais aussi le quotidien « Présent », lors d’une revue de presse sur Radio France, en 1998, s’est vu placardisé du jour au lendemain, sans jamais recevoir une explication officielle… Définitivement classé facho, et donc interdit professionnel ! Que dire d’un Eric Zemmour trainé devant les tribunaux par les faussaires de l’antiracisme, sans que la moindre solidarité professionnelle ne s’exprime… Et que penser d’un syndicat de journalistes CGT de France Télévisions qui, se croyant dans une « démocratie populaire », demande son licenciement !

Défendre Robert Ménard, c’est donc défendre la liberté d’expression contre la censure, mais c’est aussi donner du corps à cette phrase de Jaurès : « Le courage, c’est de chercher la vérité, et de la dire ».

Ajoutons que Robert Ménard est le rédacteur d’un excellent trimestriel, « Médias », qui a le mérite de donner la parole à des personnes de qualité, qui ne l’ont jamais dans les médias officiels. Un ballon d’oxygène pour la liberté d’expression.

Qu’il continue donc à faire hurler ses « chers confrères » et il fera oeuvre de salubrité publique, malgré son incroyable complaisance avec l’islam.
C’est bien la première fois que je finis par trouver sympathique un islamo-collabo qui réclame le financement des mosquées par mes impôts !

Pierre Cassen

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Nancy VERDIER 20/04/2011 23:39



Robert Mennard a certes évolué et la bienpensance de ses confrères ne le loupe pas, mais il a encore beaucoup de choses à apprendre sur l'Islam et la Laïcité...où se masque-t-il encore
la vérité ?? C'est quand même incroyable qu'un  journaliste comme Ménard, supposé enquêter - ait besoin d'être mis au courant de la réalité par des militants comme Pierre Cassen. Quant à
ceux de la bienpensance, ils restent coincés dans leur préjugés. Ceux-là, on les laisse où ils sont..... Je pense que Ménard a une certaine admiration dissimulée pour Cassen. Au fond, il
doit se dire : " Toi, Cassen tu es libre, moi, je ne le suis pas ...encore.".