FN new-look : Jean-Marie Le Pen fait de la résistance…

Publié le 30 Décembre 2013

Au Front National il y a beaucoup de militants, des petits et des grands qui aimerait bien que Monsieur le Pen, Jean Marie pour les plus proches prenne sa retraite et laissent Marine Le Pen sa fille prendre les rênes définitivement. Je me souviens d'un cadre d'importance au Rassemblement Bleu Marine qui me disait il y a peu, à propos de Jean Marie Le Pen, qu'il avait la "bombe atomique".

Devant mon regard incrédule, il sourit et m'expliqua que tous tremblaient au FN par rapport "au mot qui tue"... Un bon vieux dérapage du vieux et le travail de dédiabolisation s'en trouverait sérieusement compromis. Avec l'aide des médias et à la veille des élections. Bref, la bombe atomique ce serait Jean Marie Le Pen lui-même.

Devant ma stupeur, il me répondit que c'était un risque que personne ne voulait courir. D'où un laisser faire de Marine Le Pen et des journalistes à l'affût du bon mot dès lors que son père passe à leur portée. On ne sait jamais n'est-ce pas....

 

Gérard Brazon

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  Par Gabrielle Cluzel

Jean-Marie Le Pen, dans son Journal de bord hebdomadaire vidéo, diffusé sur Internet, vient de dénoncer un possible changement de nom du FN, dont l’éventualité a été évoquée ces derniers temps par Louis Aliot, Florian Philippot et Marine Le Pen elle-même. Et il ne mâche pas ses mots : « complètement débile », « scandaleux », « indécent », « impensable ».

Toujours dans ce même Journal de bord, alors qu’on l’interroge sur sa condamnation à 5.000 euros d’amende suite à ses propos sur les Roms qui, « comme les oiseaux », « voleraient naturellement », il persiste et signe : « Ça veut dire que [les Roms] volent à travers les frontières pour venir jusqu’à chez nous ».

Via son tout nouveau compte Twitter, enfin, Jean-Marie Le Pen a commenté, il y a quelques jours, l’adoption en Espagne du projet de loi relatif à l’avortement, saluant « le souci du respect de la vie », et une décision « prouvant que l’on peut agir en la matière avec mesure, intelligence et souci du respect de la vie », en complète opposition, donc, avec Florian Philippot qui déclarait la veille de Noël sur RTL qu’il n’y avait « aucune restriction du droit à l’avortement dans le projet FN », que l’on discutait là « du sexe des anges », ce thème de l’avortement étant « un sujet de diversion ».

Bref, si l’on comptait sur Jean-Marie Le Pen dans le rôle de l’aïeul auquel on donne un doigt de champagne le soir de Noël et que l’on sort gentiment de son fauteuil à minuit pour « Voulez-vous danser grand-mère ? », c’est râpé, c’est mort, inutile d’y compter.

Jean-Marie Le Pen, ce n’est pas le Père Goriot qui a filé le magot à sa fille chérie et se réjouit tendrement, depuis un modeste réduit, de la voir faire sa baronne en jetant un voile de respectabilité sur un héritage dont elle juge l’origine encombrante. Alors que la fille entend donner des bonnes manières au mouvement, des quartiers de noblesse pour accéder à la cour des grands, celle des partis présidentiables, le père qui s’est fait tout seul et sent un peu fort sous les aisselles, que les gents damoiseaux proprets de l’UMP et du PS trouvent même si « nauséabond » qu’ils changent de trottoir quand ils le croisent, veut que l’on rende à César ce qui est à César : Dis-donc, petite, qui t’a faite reine ?

Le Pen entend rester le roc, le pic, le cap, la péninsule. Le pic pour Marine qui, redoutant comme la peste, sur les réseaux sociaux, les débordement de ses candidats (dont l’épluchage des comptes Facebook et Twitter est devenu le sport préféré des journalistes), s’efforce de tout contrôler, mais ne peut rien contre les saillies en ligne d’un père n’ayant rien perdu de son goût pour la petite phrase provocatrice et dont le sens de la formule s’accordera sans doute à merveille des 140 caractères imposés par Twitter.

Le roc, le cap, la péninsule pour la vieille garde, le canal historique, le socle électoral traditionnel du Front national, auxquels certaines déclarations récentes de Florian Philippot – comme celle sur l’avortement – tendent à faire perdre le nord et à laisser imaginer que la direction du FN elle-même a changé de boussole.

À un journaliste, qui évoquait, au printemps 2012, l’idée de son départ de la vie politique, il cita, en fin lettré, le vieillard Siméon : « Nunc Dimittis… ». Mais il faut croire qu’en dépit de la période, Jean-Marie Le Pen n’a pas vu le petit Jésus, ni encore reconnu en sa fille son sauveur. Car tout porte à croire qu’il n’est pas près de tirer sa révérence.

jean-marie-le-pen

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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pouf 31/12/2013 08:32


Dommage pour lui : au lieu de quitter la scène honorablement, il va partir en laissant l'image de celui qui aura retardé voire empêché la Renaissance de la France !


Pour nous, il suffit de l'occulter et d'essayer de penser que c'est de la sénilité...et de nous tourner vers les vrais Patriotes qui veulent sauver réellement notre pays et notre civilisation.

Roban 30/12/2013 22:18


" le père qui s’est fait tout seul" ?


Pas tout à fait, n'oublions pas l'héritage des cimenteries Lambert de Maisons-Laffitte en 1976 !


Mais je suis d'avis qu'il faudrait lui offrir une longue croisière autour de la terre sans journalistes et
sans connexion Internet pour qu'il se fasse oublier un peu, et même beaucoup si possible !

L'EN SAIGNANT 30/12/2013 20:30


Ce gros laboureur a la finesse d'un mamouth. Il serait temps qu'il nous lache les basquets car même d'accord sur le fond il a fait trop de mal au mouvement national. Qu'il ferme sa grande G.
 et foute la paiox aux gens sérieux etl aisse la place libre à Marine ... Il a fait assez de mal comme ça il faut lui faire comprendre qu'il est TROP NOCIF pour les idées qu'il prétend
défendre .! AUX CH.....s Vieux C.. !


Excuses mais ÇA SUFFIT .!