Folie judiciaire taubiresque.

Publié le 8 Novembre 2013

Femme voilée à Trappes: le mari condamné, enquête sur un policier

 Nouvel Observateur

L'incident avait déclenché trois nuits de violences à Trappes (Yvelines): Michaël Khiri, jeune de 21 ans converti à l'islam, va savoir vendredi quelle peine lui réserve la justice pour s'être violemment opposé le 18 juillet au contrôle d'identité de sa femme intégralement voilée. (c) Afp

L'incident avait déclenché trois nuits de violences à Trappes (Yvelines): Michaël Khiri, jeune de 21 ans converti à l'islam, va savoir vendredi quelle peine lui réserve la justice pour s'être violemment opposé le 18 juillet au contrôle d'identité de sa femme intégralement voilée. (c) Afp

 

Versailles (AFP) - L'affaire du voile intégral de Trappes a connu vendredi un double rebondissement: le mari de la femme au niqab a écopé de 3 mois de prison avec sursis et le parquet a annoncé dans la foulée une information judiciaire contre un policier pour "incitation à la haine raciale".

Michaël Khiri, 21 ans, qui s'était violemment opposé le 18 juillet au contrôle d'identité de sa femme intégralement voilée dans cette ville des Yvelines, a accueilli sans réagir sa peine de trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende pour violences et outrages à l'encontre de policiers, conforme aux réquisitions du ministère public.

 

Le 20 septembre, ce dernier avait estimé la réaction du mari "injustifiée" face à la loi de 2011 "pas discutable", qui interdit le voile intégral dans l'espace public.

La décision est "un rappel ferme par le tribunal qu'en France, c'est la loi de la République qui s'applique", a réagi l'avocat des policiers, Me Thibault de Montbrial.

Lors de son procès au tribunal de Versailles, le jeune homme, converti à l'islam depuis ses 16 ans, avait jugé le contrôle de sa femme "illégitime".

"Ce soir, il dormira chez lui après avoir agressé un policier", a réagi, "déçu", un porte-parole du syndicat Alliance, Thierry Mazé, tandis qu'un représentant d'Unité SGP-police, David Callu, se félicitait que "justice ait été rendue".

L'avocat de Michaël Khiri, Me Wenceslas Ference, a annoncé qu'il ferait appel en raison "de faits nouveaux révélés par une enquête IGPN", la "police des polices".

"Un choix d'apaisement"

Juste après le délibéré, le parquet de Versailles a effectivement annoncé à l'AFP l'ouverture d'une information judiciaire contre un policier pour "incitation à la haine et à la discrimination raciale".

Ce gardien de la paix est un des trois ayant participé au contrôle d'identité mouvementé, qui avait provoqué trois nuits de heurts à Trappes, une banlieue pourtant apaisée ces dernières années.

Il avait notamment publié sur son compte Facebook, fermé depuis, une photo du groupe "Les femmes blanches sont les plus belles" mettant en scène une femme en niqab posant devant une mosquée. Il avait été placé en garde à vue en septembre à l'IGPN, ainsi qu'un autre policier, qui lui n'est pas poursuivi.

"J'ignore ce qui est précisément reproché à mon client", a réagi l'avocat des policiers, joint par l'AFP. "S'il s'agit de la reproduction d'une femme voilée (...) il s'agit de la reproduction de la photo d'un délit", a-t-il poursuivi.

"C'est une infraction complexe", a simplement commenté le procureur Vincent Lesclous, en souhaitant que le policier "puisse s'expliquer (...) en étant défendu".

Deux affaires "indépendantes"

Il a toutefois assuré que les deux affaires étaient "indépendantes". "Aucun propos excessif n'a été reproché à ce policier lors du contrôle d'identité (...) Il était certes énervé après le contrôle, mais il n'a pas eu d'attitudes insultantes."

Une source proche de l'affaire juge au contraire que l'annonce "brouille le message du délibéré", qu'elle estime pourtant être "un choix mesuré d'apaisement devant l'inquiétude des autorités sur le développement du salafisme à Trappes".

L'Observatoire contre l'islamophobie a salué l'ouverture de l'enquête contre le policier, qui "va contribuer à apaiser les esprits". En pointe sur cette affaire, le Collectif contre l'islamophobie en France a estimé que "cette découverte donnait une nouvelle lecture de ce contrôle musclé, lequel était donc forcément pollué par les préjugés du policier".

Déjà la semaine dernière, l'affaire avait pris une tournure plus politique: lors du procès pour outrages de Cassandra Bélin, la femme au niqab, son avocat Me Philippe Bataille avait déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au nom des "libertés individuelles". Cette QPC sera examinée le 11 décembre par le tribunal. Selon Me Bataille, "cette loi mise entre les mains de certains policiers islamophobes est un permis de chasser les femmes intégralement voilées".

L'avocat des policiers a déploré que "sous un vernis religieux, (...) une minorité, des salafistes (...), interdit un certain nombre de critiques sur leurs pratiques".

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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mika 08/11/2013 19:16


Mme Taubira : Intelligente, comédienne, rusée et insaisissable


 


https://www.youtube.com/watch?v=_Q1_VcxweHE

DURADUPIF 08/11/2013 18:54


Ca se voit il prend à bras le corps les intérêts supérieurs de la France Un converti avertit en vaut deux.

Walker 08/11/2013 18:44


il faut lire : "on cherche (ben zür) des..."

Walker 08/11/2013 18:42


D' un côté on condamne l' opposition de ce CONverti (qui ne paiera sans doute jamais les mille €uros... même si c' est confirmé en appel) et de l' autre on cher (ben zür) des noises aux flics
!
Putain de justice française qui avance d' un pas et recule de cinq !!!!