France 2/ Hugues Lagrange: Les délits en France suivant les origines.

Publié le 28 Septembre 2010

     Ce n'est pas moi qui le dit! Alors si des sociologues de gauche s'y mettent, les biens-pensants "céfran" et autres "faces de craie" vont y perdre leur "verlan"!

Gérard Brazon

 

  

         Un reportage de 6′30 dans le JT de France 2 de ce soir, à l’occasion de la sortie du livre du sociologue Hugues Lagrange, “Le Déni des cultures” (Seuil). Réactions de Dominique Sopo (SOS Racisme), Patrick Lozès (CRAN), Manuel Valls (PS) et Eric Raoult (UMP).


Voir aussi l’interview de Hugues Lagrange sur Public Sénat (à partir de 20′12)

"Un surcroît d’inconduite des Noirs par rapport aux autochtones

 

Les facteurs de troubles par Jacques Guillemain

 

 

Dans son livre « Le déni des cultures », le sociologue Hugues Lagrange brise un tabou en expliquant la sur représentation des jeunes immigrés dans la délinquance par des facteurs culturels. Mais si ce livre a le mérite de bousculer les règles du politiquement correct, donne t-il la bonne explication pour autant ? Entre les gardiens du temple de la pensée unique, qui ne voient dans la délinquance des immigrés que le résultat d'une fracture sociale et les tenants de thèses douteuses sur les prédispositions génétiques de certains délinquants, il faut sans doute rechercher les véritables causes de la violence ailleurs que dans ces théories simplistes.

Souhaitons que ce livre ouvre enfin un véritable débat sur ce fléau. De l'extrême droite à l'extrême gauche quels sont les arguments avancés ?

Argument numéro 1, ce serait la pauvreté qui explique le ratage de l'intégration. Cet argument ne tient pas. La France dépense plus de 600 milliards de social par an dont 20% vont aux immigrés. C'est le plus gros budget social des pays riches.

             En 1950 il n'y avait ni RMI, ni API, ni CMU, ni allocations diverses et pourtant la délinquance était cinq fois moins importante qu'aujourd'hui. On ne compte plus les dizaines de milliards déversés sur les banlieues depuis trente ans. Par ailleurs certains de nos immigrés sont issus de pays pauvres où le PIB par habitant est de 200 dollars par an. Quand un simple RMI représente chaque mois ce qu'un habitant du Sahel perçoit en deux ans, peut-on parler d'appauvrissement ? Il existe d'ailleurs des dizaines de pays très pauvres où la sécurité est totale et inversement.

Argument numéro 2, le racisme et la stigmatisation de certaines minorités sont un frein à l'intégration. Ceux qui voient un raciste derrière chaque arbre sont de mauvaise foi. Les personnalités préférées des Français sont Yannick Noah, Rama Yade, Harry Roselmack ou Rachida Dati. L'accusation de racisme, mise à toutes les sauces ne tient pas. Elle n'est qu'un faux prétexte pour exonérer les voyous de leurs fautes.

Argument numéro 3, certains immigrés auraient des prédispositions à la délinquance. Là encore l'argument est non seulement douteux mais totalement irrecevable. Dans leurs pays d'origine, les jeunes ne frappent pas leurs professeurs, ne brûlent pas les voitures ou n'attaquent pas les forces de l'ordre. Dans certains pays les vols et les viols sont si sévèrement réprimés que ces crimes y sont pratiquement inexistants. Par conséquent il est difficile de voir une quelconque cause génétique dans le comportement des délinquants chez nous.

Argument numéro 4, les facteurs culturels expliqueraient la délinquance des jeunes. Cet argument n'est pas faux dans la mesure où l'exemple familial influence incontestablement les jeunes. Il est évident que le fait d'appartenir à une famille polygame ne facilite pas l'intégration et n'incite pas à travailler à l'école. Quand le père perçoit plusieurs milliers d'euros sans travailler, comment pourrait-il inculquer à ses enfants le goût de l'effort ? Mais ça n'explique pas tout. En quoi la culture d'un jeune délinquant Turc expliquerait-elle son comportement rebelle ? La Turquie est un pays relativement moderne aspirant à

intégrer l'Europe. Difficile par conséquent d'invoquer l'héritage culturel pour expliquer la sur représentation des Turcs dans la délinquance. Pour certaines populations, nous en sommes à la troisième génération, dans ces conditions peut-on encore parler d'influence culturelle dans les comportements délinquants ?

Argument numéro 5, le syndrome de la colonisation ou de la guerre d'Algérie. Cet argument est totalement fallacieux. Les Vietnamiens qui ont subi eux aussi le joug de la colonisation et vécu une guerre cruelle s'intègrent parfaitement sans en vouloir à la terre entière. C'est encore un faux prétexte, d'autant plus que nombreux sont les enfants de harkis attachés à la

France.

Argument numéro 6, le syndrome de l'esclavage pour les Africains. Faux également. Les Antillais, tous descendants d'esclaves, sont parfaitement intégrés et ne figurent pas au hit parade de la délinquance. La principale cause de l'explosion de la violence chez nos immigrés est donc ailleurs. Et il faut bien reconnaître que, depuis des années, la culture de l'excuse, la victimisation permanente des voyous et la culpabilisation systématique de la société

ont dominé le débat sur l'insécurité; celui ci se limitant à la recherche d'un équilibre entre prévention et répression. A ce jour, l'échec est total. Et si la société est coupable, ce n'est pas d'injustice sociale ou de racisme, mais plutôt de laxisme et d'angélisme. Car en nous montrant incapables de faire appliquer aux nouveaux arrivants les règles d'intégration qui ont

pourtant si bien fonctionné avec des générations d'immigrés d'origine européenne ou asiatique, nous avons fait le lit du ratage de l'intégration et par voie de conséquence de la délinquance. Si nous n'avions pas sabordé l'autorité des enseignants au nom d'une idéologie soixante-huitarde socialement nuisible, alors qu'il fallait au contraire suppléer à la démission parentale et inculquer les règles de civisme, nous n'en serions pas là. Si nous avions appliqué la tolérance zéro dès les premières incivilités à l'école, la jeunesse des banlieues connaîtrait le prix à payer quand on enfreint les règlements. Au lieu de cela nous avons sans cesse déresponsabilisé les jeunes, en interdisant d'abord toute sanction à l'école et en refusant ensuite d'appliquer le Code pénal pour les délits plus graves. Comment pourrait-on rétablir la sécurité quand une loi de 2009 prévoit que les peines de prison ferme inférieures à deux ans ne donnent pas lieu à incarcération ? Comment peut-on rétablir l'ordre républicain quand on laisse la drogue et le trafic d'armes envahir les caves de nos banlieues ? Comment peut-on lutter contre la violence quand 45000 voitures brûlent chaque année et qu'aucun pyromane n'est condamné alors que le Code pénal prévoit 150000 euros d'amende et 10 à 20 ans de prison pour un tel crime ? Comment lutter contre la récidive quand un jeune de 15 ans continue de sévir dans la rue alors qu'il a déjà été arrêté 122 fois et systématiquement relâché?

Non, ce ne sont ni la pauvreté, ni le racisme, ni l'héritage culturel, ni les origines ethniques ni la colonisation ou la guerre; ni l'esclavage ou encore une quelconque prédisposition naturelle, qui sont le terreau de la délinquance. La violence est de notre responsabilité collective car nous l'avons encouragée par des années de laxisme, de renoncement permanent, de manque de

 

 

 

 

 

courage et de divisions politiques qui ont fini par désagréger le tissu social. Espérons néanmoins que le livre de ce sociologue, s'il ne fait que survoler les causes de la délinquance, permettra de briser les tabous et d'ouvrir un débat serein sur le sujet afin que les forces politiques unissent leurs efforts pour vaincre ce fléau et permette à tout citoyen de jouir du droit élémentaire de toute démocratie : la sécurité. Il y a urgence car nous approchons du point de non retour.



 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

nobeline 28/09/2010 20:04



Bravo !


Vivement que nous nous levions, tous ensemble,  pour faire front à l'envahisseur.


Je pense que "l'Algérie bis" se dessine en France avec la toujours idiote-utile gauchiotte prête à nous vendre les valises ou fabriquer les cercueils qu'elle croit être destinés à nous seuls.


Quand elle se réveillera, il sera trop tard, elle pourrira dans des fours ou pendue à des crochets de boucher.. dans le meilleur des cas, elle sera dépecée en plusieurs morceaux pour n'avoir pas
le droit de franchir les portes du paradis.


Mais si inconsciente soit-elle, avons-nous le droit de les laisser, elle et les autres de droite,  décider de notre avenir ?


Je ne m'y résous pas et je vois que nous ne sommes plus seuls.


Merci à toi Francis et à toi Gérard


 



Francis NERI 28/09/2010 17:55



Ce Monsieur est ce qu'on appelle (il comprendra !) une "fosse septique". C'est ainsi qu'il est désigné par ses "amis"


C'est un provocateur. Il écrit des textes complètement débiles et lui, il se prend vraiment pour un sociopsy un espèce de psychanalyste des masses si tu préfères. Un mélange de Freud et de
Sartre, tu vois le genre. Laisses tomber ! 



Harry Stotelès 28/09/2010 10:10



Encore une fois, Monsieur Brazon, vous nous éblouissez par votre capacité a assimiler le meilleur des sciences humaines et sociales...Après la théologie de l'Islam, la philosophie grecque, la
géopolitique vue par Valeurs actuelles, vous voici sociologue. Quel talent ! Et en plus, vous ne vous contentez pas de résumés ou de recensions approximatives, vous allez dans le vif du sujet et
affrontez les théories de sociologie les plus ardues...vraiment, quel intelligence au dessus de la moyenne. Vivement d'autres travaux, sur l'Islam et la démographie, l'Islam et les immigrés, les
immigrés et les viols collectifs...


votre soif d'apprendre n'a pas de limite...



Gérard Brazon 28/09/2010 16:36



Ironie toujours! Cela devient amusant à la longue. Vous n'êtes pas sans avoir remarqué que je ne suis pas l'auteur du livre et encore moins de ce qu'il nous fait découvrir quelque peu. Sinon,
relisez les titres! (sourire) Pour conclure, avez-vous vu les vidéos sur la techno-parade?