France : Flambée de la taxe foncière qui a pris 21% en cinq ans...!!!!

Publié le 13 Octobre 2012

Sortir du piège de la taxe foncière



Aussi longtemps qu'elle a épargné Paris - ou qu'elle y a semblé réservée aux beaux quartiers plutôt qu'aux quartiers bobos -, l'ascension de cet impôt sur la propriété a peu ému. A peine compensées par un taux faible qui n'est jamais que la contrepartie d'une assiette élevée (la valeur locative), les hausses massives infligées par le maire, Bertrand Delanoë, changent progressivement la donne. Devenu un problème de Paris, le niveau de la taxe foncière, patente girondine, devient un problème de la France, terre jacobine. Générant désormais, chaque automne, de quatre à cinq fois le total de l'ISF, cet impôt sur la petite fortune immobilière est, comme souvent en matière fiscale, plus ennuyeux en extrême qu'en moyenne. Cumulée à la taxe d'habitation et autres redevances locales, la taxe foncière représente pour certains propriétaires l'équivalent d'un loyer annuel.

Or cette taxe est un piège dont il est difficile de sortir. Car, par nature, sauf à vendre et à migrer vers une commune plus accueillante, son assiette n'est pas délocalisable. Le propriétaire-contribuable est chez lui comme dans une prison dorée. C'est pourquoi maires et présidents de conseil général usent si aisément de cette arme facile. Et ils y sont d'autant plus enclins que les électeurs, aux yeux desquels tous les impôts sont prélevés par un seul Trésor, n'exercent pas comme ils le devraient leur pouvoir de contrôle démocratique. Le fédéralisme fiscal échappe encore à la révolte des contribuables. Les élus locaux devraient néanmoins y prendre garde : tôt ou tard, cette impunité prendra fin.

Écrit par Jean-Francis PECRESSE 
Editorialiste

France : la taxe foncière explose +21% en cinq ans !

 

La 6ème édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’UNPI qui porte sur plus de 36.000 communes montre qu’entre 2006 et 2011, la taxe foncière a augmenté de quasiment 21% en moyenne sur le territoire français.

 

 

Sur la période 2006-2011, la taxe foncière sur les propriétés bâties a augmenté en moyenne de 20,97 % sur l’ensemble du territoire. Selon Jean Perrin, Président de l’UNPI : « Cette hausse démesurée est due à la fois à la progression des taux d’imposition votés par les collectivités et à la majoration annuelle des valeurs cadastrales, assiette de l’impôt, par la loi de finances. Celles-ci ont été majorées de plus de 9% en cinq ans. »

 

 

Si on inclut cette majoration légale, les cotisations du bloc communal ont progressé en moyenne de 18,65% sur l’ensemble du territoire français. Quant aux cotisations régionales et départementales (rappelons que la part régionale de taxe foncière a été transférée en 2011 aux départements), elles ont globalement augmenté de 24,83 %.

 

 

Ces hausses sont sans commune mesure avec l’inflation (l’indice des prix à la consommation a augmenté, entre janvier 2006 et janvier 2011, de 7,64%), avec la hausse des loyers du secteur privé (estimée à environ 7,86% par l’observatoire Clameur ; l’Indice de Référence des Loyers, publié par l’Insee, a quant à lui augmenté de 7,37% entre le 1er trimestre 2006 et le 1er trimestre 2011), la revalorisation des retraites (les retraites du régime général ont par exemple été revalorisées d’environ 7,94% entre 2006 et 2011) ou encore l’évolution des salaires (à titre illustratif, le smic horaire brut a augmenté de 11,12% entre juin 2006 et novembre 2011).

 

 

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Vidéo :

 

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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mika 13/10/2012 17:58


C'est vrai pou Longjumeau ou le maire est NKM (UMP)


1200 euros la précédente pour 1800 cette année.