Prisons et islamisme radical. Un ex-détenu témoigne

Publié le 18 Octobre 2012

Comment lutter contre le prosélytisme islamiste en prison? Quelques mois après l’affaire Merah et au lendemain du vaste coup de filet antiterroriste dans les milieux islamistes strasbourgeois et cannois, la question est (re)devenue centrale. Selon les premiers éléments de l’enquête, son passage en prison a largement favorisé la radicalisation de Mohamed Merah. Selon des sources proches du dossier, Jérémie Louis Sidney, le leader de la cellule de Strasbourg, se serait lui aussi adonné à une pratique radicalisée de l’islam pendant les deux années passées derrières les barreaux. Ce combat est mené aussi bien par les autorités pénitentiaires et le ministère de la Justice que par les aumôniers musulmans, très mobilisés contre ces dérives.

Seuls 170 détenus sont considérés comme des « islamistes radicaux »

Certes, si les musulmans se comptent par milliers, derrière les barreaux, seuls 170 d’entre eux, sont considérés comme des « islamistes radicaux » susceptibles d’influencer leurs codétenus. Une présence modeste, mais dont l’influence dépasse, on l’a vu lors des attentats de 1995 et de nouveau aujourd’hui, les limites des établissements pénitentiaires. « On ne se radicalise pas plus en prison qu’en liberté, nuance un cadre de l’administration pénitentiaire. Mais le choc carcéral, qui fragilise le détenu, peut le rendre plus influençable. » Pour combattre cette radicalisation, l’administration pénitentiaire s’est dotée de plusieurs armes. Créé au lendemain des attentats islamistes de Madrid en mars 2004, un service de renseignement pénitentiaire a pour mission de traquer des indices dans le comportement des détenus. Christiane Taubira, la garde des Sceaux, a récemment annoncé un renforcement (+ 15 en 2013) de la présence d’aumôniers musulmans en prison, porte-parole d’une pratique républicaine de l’islam. Mais, ces moyens paraissent bien maigres au regard de la force de persuasion et d’action de certains terroristes. Le suivi des détenus une fois hors des murs de la prison reste en outre très problématique. Le terrorisme, islamiste ou pas, se combat, on le voit, sur tous les fronts.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Aaron 19/10/2012 15:49


Réponse à JP:


Vous n'y pensez pas!! Et le respect des droits de l'homme qu'en faites-vous?


Ces indésirables sont en prison suite à de grossières erreurs judiciaires ou suite à des complots sionistes et j'en oublie.....Par contre rouvrir le bagne de Cayenne coûterait  probablement
cher à la République mais aurait le mérite d'isoler ces mêmes indésirables.

jp 18/10/2012 17:57


guillotiner ses 170