Free Mobile: le rapport accablant de l’association UFC (Vidéo)

Publié le 22 Janvier 2012

 L’association UFC  est la référence absolue, en France, pour la défense des consommateurs. Quelques jours après la présentation de Free Mobile par Xavier Aniel, elle présentait un document à charge réalisé en collaboration avec son service juridique. Ca fleur bon l’embrouille.

Premièrement,Les abonnés Free doivent utiliser le service voix «en bon père de famille». Une utilisation «en bon père de famille» qu’est ce que cela signifie ?

Cette expression fourre tout semble bien arranger l’opérateur car elle lui laisse une marge d’interprétation considérable. En fait, cette formule ne permet pas aux clients de connaitre leurs limites d’utilisation. Second point noir, selon l’article 7 des conditions générales d’abonnement, Free peut résilier le contrat «sans indemnité» alors que l’opérateur n’a pas défini auparavant ce qui était considéré comme un abus.

Il n’y aura pas d’envoi groupé ! Bien que les SMS et MMS soient illimités il s’avère impossible d’envoyer des textos à plus de 10 destinataires.

On remarque aussi un bon nombre de frais supplémentaires tels les 10 euros pour l’envoi de la carte SIM (sauf en cas de souscription par Internet) ainsi que pour l’envoi d’un mobile. 1 euro par mois ce n’est certes pas grand-chose mais c’est ce qui sera facturé aux abonnés qui souhaitent obtenir le service Mail Push BlackBerry. Notons que le renvoi d’appel  représente aussi un coup supplémentaire : 0.05/min. Enfin Free ne propose que le prélèvempent obligatoire et une garantie de 200euros est demandée pour ceux qui souhaitent régler par carte bancaire ou par chèque. En outre, Free ne précise pas les débits proposés sur son réseau  que ce soit en utilisation normale ou une fois les 3 Go de données épuisés.

En ce qui concerne les appels à l’étranger , les appels de l’Algérie vers la France seront plus cher que les appels des USA vers la France.

Malgré un recrutement accru de conseillers pour le SAV pour venir en aide aux nombreux clients, la rumeur d’un mauvais service colle à la peau de l’opérateur. Et malheureusement, en cas de problème joindre la hotline ou reclamer de l’aide sur internet est rarement efficace.

«Abusif» c’est bien le mot qui convient.

Une interruption du service d’au moins 2 jours donne droit « à un avoir calculé sur le montant de l’abonnement mensuel au prorata temporis du défaut d’accès au service ». Ce n’est pas tout, Free crée une facturation intermédiaire en cas de dépassement trop important. Ne soyez par en retard ! Free s’octroie le droit d’appliquer   « un taux égal à trois fois le taux d’intérêt légal calculé sur le montant des sommes dues TTC à compter du 1er jour de retard suivant la date limite de paiement portée sur la facture et comprenant un minimum de perception de 7,50 €». Cela sans que l’abonné ne dispose d’aucune contrepartie en cas de non-respect par le fournisseur de ses obligations. Bref c’est abusif.

Vous ne devez pas être en retard mais eux ne se pressent pas en cas de service interrompu

Free s’engage à vous rétablir dans un délai de 2 jours maximum à compter de la publication de l’incident sur le site. Un temps d’attente jugé bien trop long par l’UFC surtout quand on sait que le consommateur «ne pourra pas demander d’indemnisation si le service est interrompu moins de 2 jours, alors que toute inexécution contractuelle, même de 24 heures, doit être indemnisée».

 Julie Dinet

UFC Que choisir pourrait porter plainte contre Free

 



Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

Commenter cet article