Front national : et si on allait à la rencontre des électeurs de l'Extrême-droite ?

Publié le 4 Janvier 2012

Tous ces bobos sont dans le "déni de la réalité", comme on pourrait parler de "déni de grossesse" en terme psychiatrique! Ils refusent totalement la violence du réel ce qui leur permet de vivre confortablement dans un égoïsme criminel : ils se fabriquent un cocon confortable avec un verni tiers-mondiste pour donner le change! Le problème c'est que le tiers-monde n'est plus au-delà des mers, il est à leur porte et bien vite leur porte va être défoncée et peut-être vont-ils douloureusement enfin accepter le réel.
Bonne année tout de même à tous les lucides!

Danielle Moulins

Dans l'article qui suit, Philippe Sage ne prend pas les électeurs pour des "Gros cons", c'est plus insidieux, plus subtile, plus fin! Les électeurs du FN sont en "désespérance", ils sont "malheureux", ils sont en "souffrance" et donc attendent en réponse, autre chose que d'être insultés et pire dit-il, les insulter provoque l'effet inverse et confirme leur vote au Front National. Vous devinez la suite!

Vous qui auriez ou vouliez voter pour le Front National, votre vote ne serait qu'une conséquence, un effet, une réaction et en aucun cas un vote d'adhésion! Pourquoi? Non pas parce que vous seriez des "gros cons" bien sûr, le bougre ne va pas démonter son argumentation, mais simplement parce que vous êtes dans l'attente d'une écoute, maladif, dans en état psychologique défaillant, vous êtes comme des enfants égarés qui ne demanderaient qu'à rentrer au bercail de ceux qui votent normalement! Entendez voter à gauche, au pire à droite! 

Ce discours qui coule est soporifique, il ne prend pas les éventuels électeurs du FN pour des abrutis, c'est pire au fond, juste pour des attardés en manque d'affection qu'il faut aller chercher et amener à comprendre la bonne parole! Des autistes qui se sont coupés du monde réel, le leur, celui des biens pensants électeurs de gauche, au pire de la droite! 

J'ai trouvé cet article bien écrit mais tordu au point même que je me suis demandé si ce n'était pas lui qui se décrivait et qui finalement allait voter FN.

Mais bon, un électeur FN lambda peu affûté à la dialectique pourrait se poser des questions sur son état mental et c'est bien le but. Pour ceux qui savent que leur vote est un vote d'adhésion, cela ne changera rien! Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières et c'est sûrement là dessus que ce Philippe si peu sage compte! 

Gérard Brazon

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Le Plus du NouvelObservateur 

Par Philippe Sage  (Se qualifiant de contributeur gauchiste)

Combattre le Front national semble être une lutte de bon sens. Le problème, c'est que la marginalisation de ce parti et les insultes envers ses électeurs ne font que renforcer leurs convictions, souvent issues de profondes désillusions. Peut-être le moment est-il venu d'entamer un vrai dialogue ?

Une nouvelle année, dit-on, c’est aussi fait pour prendre de bonnes résolutions. Qui tiennent deux jours, en général. Et puis, tout reprend. Comme avant. Rien ne change. Ni ne bouge. Nous restons figés dans nos habitudes, nos schémas, notre façon, aussi, d’appréhender l’autre.

 

Et d’ailleurs comment appréhende-t-on l’autre sinon par notre prisme à nous, à nous seul ? Comment, par exemple, apprécier à sa juste mesure, la souffrance d’autrui, quand on a si peu souffert ? Ni connu le quart de ce qu’ils ont enduré.

 

Front national - logo au quartier général à Saint-Cloud, le 22/11/2006 (CHAMUSSY/SIPA)

Logo du FN au quartier général à Saint-Cloud,

le 22/11/2006 (CHAMUSSY/SIPA) 

 

Au chaud dans nos certitudes, nous nous contentons de mots, sans agir

C’est facile de gratter du papier. De pondre des billets. C’est au chaud que nous les faisons, confortables. En réalité, nous sommes des épargnés. La crise, nous ne la vivons pas. Pourtant, nous en causons. Mais la misère, la réelle, la concrète, nous ne la connaissons pas. Peut-être l’avons-nous croisée, mais nous ne l’avons pas éprouvée. Nous avons passé notre chemin. Nous sommes des nantis. Certifiés.


Alors écrire, jusqu’à même donner la leçon, faire la morale, c’est bien mignon, mais tout bien pesé, c’est pisser dans un violon. Nous nous y prenons mal. Nous croyons, sans doute, être dans le bon camp, celui du bien, mais que savons-nous, au juste, du bien, du mal ? 

Il faut changer notre regard, savoir penser contre nous-mêmes. Trouver la mesure. Apprendre à écouter, entendre, comprendre. Il faut s’ouvrir. Aller à la rencontre de. Parce que ce ne sont pas les politiques qui le feront. Eux, ils ont abandonné ce champ-là. Oui, c’est à nous d’agir, de dialoguer, de convaincre dans le meilleur des cas.

 

Une campagne électorale, ici présidentielle, ce n’est pas seulement réservé aux professionnels de la politique. C’est un débat qui concerne tous les citoyens. C’est l’occasion, ou jamais, d’aller vers l’autre, d’échanger points de vue, arguments, idées. C’est l’occasion, ou jamais, de combattre, de jouter. Et quand je dis l’autre c’est celui qui ne pense pas comme nous, dont le vote est à l’opposé de nos convictions, à l’extrême la plus radicale.

 

Électeurs du Front national : les insulter est contre-productif

Oui, je veux vous parler des électeurs du Front national, ceux que Sophia Aram, stupidement, traite de "gros cons". Elle qui vit correctement, qui ne sait pas grand-chose de la misère, de la souffrance. Plus précisément : elle n’en sait rien. Elle fait partie des confortables. Et son avis, sa saillie, imbécile, ne fait qu’aggraver la situation.

 

Que sait-elle, Sophia Aram, de la vie de ces ouvriers du Nord, de l’Est, qui, en quelques années, ont tout perdu, jusqu’à leur dignité ? Que sait-elle de l’humiliation, du déclassement, de l’injustice ? Ce n’est pas un micro-trottoir, madame, qui vous en instruira.

La gauche les a abandonnés. Elle ne veut plus en entendre parler. La droite, celle de Sarkozy, les a trahis. Sarkozy, qui, en avril 2007, confiait au quotidien Libération : "Au nom de quoi récupérer les électeurs du Front national, c’est mal ?".

 

Ça ne l’est pas. Mais tout dépend de la suite qu’on y donne. Ceci étant, n’étions-nous pas soulagés, le 22 avril 2007, de voir ce Front national triomphant cinq ans plus tôt,  siphonné, rétamé, relégué à 10 et quelques pourcents ? Mais qu’en a-t-il fait, de ce succès, Nicolas Sarkozy ? Rien. Il n’a rien fait pour eux. Il s’est arrêté là.

 

Ou plutôt il s’est égaré. Avec des débats stériles, comme celui sur l’identité nationale. Or, ce n’est pas cela qui était attendu par cet électorat. C’était : mieux vivre. Finir le mois. Avoir un travail. Se sentir valorisé, utile. Avoir le choix. Construire. Envisager un avenir. C’est tout ce qui était demandé. Rien d’autre. 

 

Aller à la rencontre des militants d'Extrême-droite, pour dialoguer

Alors c’est à nous, désormais, les citoyens, d’aller vers eux. C’est à nous de les convaincre. Or, que faisons-nous quand l’autre nous dit, aux détours d’une conversation, qu’il va voter Front national ? Quelle est notre réaction ? N’est-elle pas épidermique ? Ah ! Nous sommes tellement sûrs d’être dans le camp du bien, d’être des gens biens, des comme il faut, mais en réalité, nous sommes étriqués, fainéants d’esprit, terriblement égoïstes.

 

Nous sommes, peu ou prou, des Sophie Aram. Nous jugeons facilement, sans discernement. On a vite fait, n’est-ce pas, de ranger ces gens-là, dans la catégorie des racistes, des xénophobes, des fascistes même.


Ça nous arrange, en vérité. On est tellement des gens biens. Et ils sont tellement des "gros cons". Affaire pliée.

Eh bien non, elle n’est pas pliée. Parce que si demain, Marine Le Pen réunit 25%, voire 30% des suffrages exprimés (estimation actuelle des RG), que ferons-nous ? Ah oui, je sais ! On ira manifester. Comme en 2002. Pour se donner bonne conscience. Encore une fois. Et le 6 mai, on ira voter Sarkozy en se bouchant le nez. La belle affaire.


C’est pathétique, non ?

Et si nous changions d’attitude ? Si au lieu de condamner, de classer, d’étiqueter, on saisissait cette occasion, celle d’une campagne présidentielle, pour s’emparer du débat. Dans nos quartiers, nos villes. Si nous allions les rencontrer ces gens-là. Voir l’étendue des dégâts. Plutôt que de rester derrière un clavier à pondre des billets qu’ils ne liront jamais. Plutôt que de faire la leçon, ou quelconque morale.

 

Comprendre les désillusions de ceux qui ne croient plus en rien

Que savons-nous, au juste, de la souffrance, de l’humiliation, du chômage même ? Car il y a chômage et chômage. J’en sais quelque chose. Quand tu perds ton emploi, que tu étais payé à peine le SMIC, voire un peu au-dessus, que tu pars avec deux euros six sous, voilà qui n’est pas comparable à celui qui part avec des indemnités relativement acceptables et qui, de surcroît, palpait 2000 ou 3000€ le mois.

 

Certes, c’est du chômage dans les deux cas, mais fais donc les comptes. C’est pas la même classe. Ni les mêmes diplômes. C’est pas la même vie.

Oui, je fais la différence entre le Front national (militants compris) et ses électeurs. Je sais qu’ils se sentent trahis, abandonnés, perdus. J’en connais certains, oui, et ils ne sont pas plus racistes que vous et moi. Mais ça, c’est une vérité que personne ne veut entendre. (Là il fait fort, il cherche à se mettre le vilain dans la poche ! C'est du bel ouvrage, donne-moi la main camarade, j'ai souffert moi-aussi, on peut se croire égaux... ndlr Gérard Brazon)

 

Oui, j’en connais, et mieux : je parle avec eux. Et je me heurte, c’est vrai, à un problème. Il  est difficile : comment les convaincre alors qu’ils ont fait confiance, hier, à la gauche, à la droite, et qu’ils n’ont pas vu leur statut changer, s’améliorer, au contraire ? Comment les convaincre, alors que depuis des années, ils ont vu leurs vies se rétrécir, leurs illusions mourir ? Le désespoir, ce n’est pas un mot. C’est un gouffre.

 

La colère, quoi qu’on en dise, est légitime. Le dégoût est compréhensible. Mais ce vote est une impasse. Un leurre. (Redressement de la barre, mise en place de l'épée, la bête est devant, l'estocade n'est pas loin. C'est gros comme ficelle tout de même! ndlr Gérard Brazon). Certains en ont conscience. Ils disent que ce qu’ils veulent, c’est le chaos. Qu’il n’y a que comme ça qu’il pourrait, alors, se passer quelque chose. Une prise de conscience. A tous les niveaux. Ils croient à ça.

 

Cessons de donner des leçons et mobilisons-nous !

J’en veux plus aux politiques de droite, de gauche, qu’à ces électeurs-là.  J’en veux plus aux donneurs de leçons telle Sophia Aram, aux confortables, aux épargnés. Qui ne voient pas plus loin que le bout de leur petit nez. Bien propre. Qui au désespoir répondent par l’insulte. Qui aux humiliés, aux déclassés, aux gueules cassées, répondent par le mépris.

 

Ceux-là ne se rendent pas compte du mal qu’ils causent. Du reste, ils s’en foutent. Puisqu’ils seront toujours du côté des épargnés. Loin de la misère. Morale, économique et sociale.

Il nous reste quatre mois. Allons-nous rester les bras ballants ? Allons-nous continuer ainsi à juger, condamner, repousser ? Allons-nous continuer à écrire de jolis billets sur la misère, la souffrance, le désespoir, sans jamais aller à sa rencontre ?

 

Allons-nous persister dans cette attitude persuadés que nous sommes des gens biens et eux, des "gros cons" ? Ou allons-nous changer, nous emparer de cette présidentielle, véritablement, aller à la rencontre de, débattre, comprendre, entendre, s’enrichir, voir, toucher, être, aussi, un peu plus humbles ? Allons-nous être enfin des citoyens ? (Il n'a pas osé, il est resté dans la supplique, je m'attendais au plantage in fine. Peut-être qu'au fond, il a fait sa propre analyse et qu'il votera FN! Allez savoir? (sourire) Ndlr Gérard Brazon)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 05/01/2012 01:45


Au fait, concernant la mère de Madame ARAM,


la justice est passée : 2 ans …(pas de congés payés !)
http://www.lecanardacharne.com/2011/06/la-mere-de-sophia-aram-en-prison/

isabelle 05/01/2012 00:39


Ce monsieur me semble ne pas avoir compris que les électeurs du FN ne sont pas que des "petits" guettés par le chômage et des maltraités de la vie, mais des gens de tous les bords sociaux, y
compris les moins exposés.


Il n'a pas compris que ce n'est pas le désespoir qui nous guide, mais au contraire, un immense espoir, une immense volonté  de voir renaître notre pays. 


Point de misérabilisme là-dedans.


Pôv' tache ! (pardon, pas pu m'en empêcher. Ca fait du bien )

mika 04/01/2012 23:55


Justement, Sophia Aram ! Elle est trop intelligente pour se croire
intouchable, alors comment a - t elle pu être si imprudente en insultant les électeurs du FN ?


http://www.youtube.com/watch?v=aYHqM8m1NwU&feature=related

Marie-Claire Muller 04/01/2012 18:07


Nous prendre pour des psychologiquement  malades parce que nous décidons d'écouter la seule qui nous" parle vraiment"qui aime notre Pays et ne cherche pas à nous raconter des fables et des
salades par clientélisme!c'est vraiment  être tordu et penser avoir la science infuse .Quelle prétention!Je les attend ceux qui l'aurons écouté

Claude Germain V 04/01/2012 17:38


C’est de la condescendance de gros con ! comme si être FN était similaire a la petite vérole , personnellement je préférerais attraper la petite vérole que d’être socialo  ,car cet
hurluberlu ne se rend même pas compte que le FN est encore la petite et dernière lumière qui reste a la France

Epicure 04/01/2012 17:19


C'est Quoi ce Gros Con de Lesage-Goebbels qui draine les égouts si nécessaire... Que pour gagner les bonnes Gâches pour lui et ses copains?


En fait, c'est la guerre aux Candidats et aux Partis qu'il faut enclencher!


Le reste n'est que Littérature......

yves IMBERT 04/01/2012 15:56


Je suis à la fois ingénieur, sans problème de compréhension intellectuelle y compris  dans le domaine de l'économie, d'activité ou d'affectivité,  et un "gros con" qui a décidé de voter
sans état d'âme pour le seul parti structuré  qui essaie d'appeler un chat,  un chat, même parfois trop timidement,   à savoir le FN


Ce qui me paraît à combattre par tous les moyens c'est ce fond marxiste propagé,  entre autres par les enseignants et les magistrats, pour polluer les esprits, ce depuis trop longtemps et à
qui nous devons au delà des 100 millons de morts du socialo-communisme,   le multiculturalisme avec les conséquences dénoncées avec vigueur par ceux qui à défaut d'être racistes sont
seulement des patriotes de bons sens comme il en existe parmis les africains  qui restent dans leurs pays pour tenter de les construire