GB : des enfants sont persécutés au nom de la lutte contre le racisme

Publié le 28 Février 2012

Traduction par Capucine pour Poste de veille 

Melanie Phillips pose cette question après qu'un enfant de sept ans a été accusé de racisme et exclu de l’école :  comment diable sommes-nous tombés si bas ?

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Elliott Dearlove, 7 ans, avec sa mère Hayley

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Le mot « Orwellien » a été tellement galvaudé qu’il en est devenu un banal cliché, cependant il n’y a pas d’autre terme pour décrire cet assaut profondément sinistre et sens dessus dessous à l’encontre du simple bon sens, qui sévit jusque dans les cours de récréation de la très politiquement correcte Angleterre.

A l’origine, le but était de créer un monde meilleur, plus gentil, en éradiquant tous les types de préjugés, raciaux ou autres. Les partisans de ces croyances professent avoir en horreur toutes les formes d’intimidation, et les enseignants ont organisé des patrouilles dans les cours de récré ainsi que des  « semaines  spéciales de lutte contre l’intimidation » afin d’en finir avec ces pratiques détestables.

Et pourtant, dans la poursuite de ces nobles objectifs, on observe une vaste persécution des enfants cautionnée par l’État. L’exemple le plus récent est l’histoire de ce garçonnet de sept ans à Hull, dont la mère a été estomaquée lorsque la direction de l’école lui a demandé de signer une déclaration reconnaissant que son fils était raciste.

Quel abominable acte raciste aurait commis cet enfant pour lui causer un tel ostracisme ? Eh bien, il a tout simplement demandé à un enfant de cinq ans, pendant la récré, « tu es brun parce que tu viens d’Afrique ? ».  Mais où diable est l’insulte raciste dans cette question ? Elle n’exprime ni un dégoût haineux, ni une supériorité raciale sur une autre personne en fonction de la couleur de sa peau. Il s’étonne, à la manière des enfants, de la raison de sa couleur de peau, sans plus.

Il s’agit là d’une question tout à fait innocente de la part d’un enfant curieux. En effet, la couleur brune de la peau de l’enfant de cinq ans vient du fait que ses ancêtres sont nés sur un autre continent. En quoi une compréhension juste des choses peut-elle constituer un préjugé ? La réaction excessive de l’école laisse penser que le racisme est redéfini pour inclure non seulement les références haineuses à la couleur de quelqu’un, mais également toute forme de référence à cette couleur.

Le vrai préjugé raciste est, bien entendu, exécrable. Or cette manière extrêmement inappropriée de coller des étiquettes sur des gens a pour effet de banaliser, en le relativisant, le préjudice causé par des comportements véritablement ignobles.   

De surcroît, il est particulièrement odieux d'accrocher l’affiche « raciste » autour du cou d’un enfant. Les chasses aux sorcières sont suffisamment infâmes en soi, mais cibler des enfants est proprement répugnant. Etant donné leur immaturité, les enfants ne peuvent pas être tenus pour responsables au même titre que les adultes. Quand les jeunes tueurs du bambin James Bulger furent jugés pour son meurtre, les progressistes ont protesté avec véhémence pour qu’ils ne soient pas traînés devant les tribunaux, car justement, ils étaient eux-mêmes des enfants.

Et pourtant, il semblerait que ceux dont le cœur collectif saigne pour les tueurs d’enfants soient néanmoins décidés à ostraciser des enfants de sept ans, en tant qu’ennemis du peuple, juste pour un comportement jugé inadmissible par un aspirant Big Brother bureaucratique. L’enfant de sept ans de Hull n’est pas du tout un cas isolé. L’ampleur de telles intimidations parrainées par l’état a des allures d’Inquisition dans les terrains de jeux.

L’an passé, il fut révélé que les enseignants ont dénoncé des milliers d’enfants en tant que « racistes » ou « homophobes » pour de simples chamailleries dans la cour de récréation. En tout, 34 000 enfants, de la garderie à l’école secondaire en passant par le primaire, dont 20 000 enfants âgés de 11 ans ou moins, ont été stigmatisés comme « racistes » pour un soi-disant « discours de haine ».

Un enfant a été traité de raciste pour avoir plaisanté en disant « tête de brocoli », en faisant allusion à la coiffure d’un enfant africain, un autre encore a été accusé d’être homophobe pour avoir dit à un prof « ce devoir est gai ». Une école a dénoncé un garçonnet de six ans aux autorités locales pour avoir dit à son camarade de classe d’une minorité ethnique : « Ta peau est couleur caca ». Un enfant de dix ans a été arrêté et trainé devant un juge pour avoir prétendument traité un enfant de son âge de « Paki » et de « Ben Laden », lors d’une chamaillerie dans laquelle son copain l’avait traité de « bête puante » et de « Teletubby ».

Orwell-staline-3En 2006, une écolière de 14 ans avait demandé à sa prof si elle pouvait réaliser son expérience scientifique avec un autre groupe car dans son groupe tous les enfants parlaient uniquement l’ourdou, l’enseignante a appelé la police. La jeune fille a été arrêtée et emmenée au poste de police, les policiers ont pris ses empreintes digitales, l’ont photographiée et l’ont laissée dans une cellule pendant plus de trois heures. Elle a été interrogée pour des soupçons d’avoir commis un délit de racisme menaçant l’ordre public, puis relâchée sans charge. Absurde, n’est-ce pas ? Et pourtant, cette réaction excessive est une exigence de la loi.

En effet, depuis la loi votée en l’an 2000, la Race Relations Act, les enseignants sont obligés de rapporter tout incident perçu comme raciste par la victime, ou comme étant des « propos haineux » par toute autre personne, même s’ils sont commis par de jeunes enfants.

Bien évidemment, les adultes aussi peuvent subir ce genre d'intimidation pour avoir offensé une communauté. La semaine dernière, la campagne de publicité de Channel 4 pour la suite de son show à succès My Big Fat Gypsy Wedding a été qualifiée de raciste à cause de son slogan : « Bigger. Fatter. Gypsier ». Où est l’offense dans l’expression « gypsier » ? Si la suite du film My Big Fat Greek Wedding avait été annoncée comme : « Bigger. Fatter. More Greek », cela aurait-il été considéré comme raciste ? Evidemment pas.

Cette chasse aux sorcières est incessante. L’an passé, un chanteur de bar sur une plage de l’Ile de Wight a été arrêté par la police pour avoir chanté Kung Fu Fighting, suite à la plainte d’un homme se disant d’origine chinoise.  Encore une autre anecdote : la police a interrogé le propriétaire (chrétien) d’un café et aurait menacé de l’arrêter parce ce que souvent, il passait sur un petit écran de télé un DVD d’une durée de 26 heures dans lequel un narrateur lit le Nouveau Testament. Une plainte a été déposée contre lui pour incitation à la haine envers les homosexuels. Face au tollé du public, la police a fait marche arrière et s’est finalement excusée.

Difficile d’oublier aussi cette histoire de l’auteur et agriculteur Robin Page, c’était il y a dix ans, qui fut arrêté et soupçonné d’incitation à la haine raciale pour avoir déclaré, lors d’une manifestation en faveur des chasseurs : « Si vous êtes une lesbienne unijambiste noire musulmane végétarienne chauffeur de camion et demandeur d'asile, je veux les mêmes droits que vous.»  

La réaction disproportionnée de la police et des autorités face aux accusations forgées de « propos racistes » rappelle les comportements des pays de l’Europe de l’Est sous domination communiste. Mais comment diable avons-nous fait pour en arriver là ? L’Angleterre, ce berceau de la liberté, en est arrivée au stade où elle mène des chasses aux sorcières contre des enfants qui exprimeraient des opinions « interdites ».

En fait, tout cela est arrivé suite à l’effondrement du socialisme, lorsque les gauchistes progressistes ont abandonné leur focus sur l’économie pour se recentrer sur les questions relevant de l’identité des groupes.  Au lieu d’attaquer l’Occident capitaliste en tant que vecteur d’exploitation des travailleurs, ils se mirent à attaquer la population majoritaire, l’accusant d’opprimer les groupes marginalisés ou minoritaires, considérés dès lors comme des victimes de la majorité. Considérablement aidés en cela par les lois sur les Droits de l’Homme, ces groupes minoritaires ont été mis à l’abri de toute forme de critique et encouragés à se plaindre de la façon dont ils sont traités.

Orwell-crime-penseePar ailleurs, les sentiments sont devenus plus importants que les actions. Par conséquent, quand l’un de ces groupes se plaint d’être insulté, cela est considéré comme une preuve suffisante qu’il y a eu un incident insultant. Cette substitution des faits objectifs par des sentiments subjectifs  a mené tout droit à l’inversion de la justice et de la vérité.

Quand George Orwell a créé son imaginaire « Police de la Pensée » et son « Ministère de la Vérité », il attaquait le stalinisme et ses tentatives de transformer la psychologie humaine. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est exactement ce que nous vivons en Grande-Bretagne actuellement avec le « politiquement correct », qui devrait plutôt être dénommé « stalinisme culturel », un régime de répression et d’intimidation dans lequel même des enfants innocents sont labellisés « racistes ».

Vers un monde meilleur ? Non, ici meurt la liberté, son visage piétiné par une botte.

Source : A seven-year-old branded a bigot. How on earth have we come to this?, par Melanie Phillips, Mail, 20 février 2012. Traduction par Capucine pour Poste de veille 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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jpb 29/02/2012 09:27


il faut impérativement que Marine soit au pouvoir,que toute association ne sera plus financée avec l'argent des contribuables,éplucher leur compte etc.

riziere 28/02/2012 23:19


Le problème se posera en France de la même manière. Personne ne peut plus rien dire on se croirait sous staline. C'est débile. Tout ça à cause de ces associations qui épient et qui font en sorte
que l'état les suive dans leur acharnement à supprimer le droit d'expression