Procès Eric Zemmour: Interwiew de Bonapartine sur "Puteaux-Libre".

Publié le 25 Janvier 2011

                     Bonapartine est un professeur qui écrit dans de nombreux blogs et m’honore de son éclairage sur des dossiers et sujets divers. Ce blog lui est ouvert comme je le fais très souvent à des personnes qui ne partagent pas toujours mes points de vue. Ces contributeurs ne se targuent pas d’intellectualisme pour autant ils valent très souvent de prétendus philosophes à l'esprits étroits. Leur avis fait avancer les débats et donne matière à penser .

                    Le sujet traité et celui du procès d’Eric Zemmour contre qui la « police de la pensée » a porté plainte. L’outrance de la plainte envers ce journaliste n’a échappé à personne. Quant à l’affirmation d’Eric Zemmour qu’il a la rue derrière lui, elle est loin d’être fausse.

                    Les associations de défense « droits-de-l’hommistes » ne trompent plus grand monde désormais. Elles poursuivent un but de sape de l’identité française qui exaspèrent de plus en plus de français. Le capital de sympathie a disparu non pas parce que les français sont devenus d’horrible racistes, islamophobes et fascistes mais tout simplement parce qu’ils ont été manipulé. Et ça, ils n’ont pas aimé. Nous assistons donc à un réveil.

Ce matin j’écoutais un débat sur le « racisme anti blanc » sur RMC et j’ai été stupéfait que des « Grandes-Gueules » aux confortables revenus trouvent que cela relevait de l’anecdote et n’avait, sommes toutes, pas grande importance.  Ce monde de la bêtise et du bourrage de crâne se fendille. Ce monde de bobos et de la gauche-caviar se lézarde. La réalité se fait jour.

Oui le racisme anti blanc existe et sévit dans les banlieues et dans les rues et métros des grandes agglomérations. Des blancs sont agressés parce qu'ils sont des "faces de craie".

Oui la misère est probablement la cause de la violence mais aussi l’insouciance des parents, leur renoncement, leur lâcheté aussi.

Oui l’échec scolaire est patent et l’éducation nationale est responsable.

Oui l’assimilation si ce n’est l’intégration est en berne de part la volonté des sorciers de gauche et de droite qui n’ont pas voulu la réaliser au nom du droit à la différence. Sinon pourquoi avoir voulu enseigner à des enfants nés en France les valeurs, les langues et les cultures de leur pays d’origine y compris contre l’avis des parents ?

Oui la France en tant que nation a été maltraité, insulté, vilipendé au bénéfice de la repentance et de l’excuse permanente. Pourquoi voulez-vous accepter une nationalité avec un tel passif historique si j’en crois les tenants de cette politique. C’est pourquoi nous avons désormais des Tunisiens-français, des Algériens-français, etc. Ce serait pour cette raison que l'on aurait pas permis à Ben Ali de venir en France. Pour ne pas fâcher les Tunisien-français. Ce serait minable si ce n'était que pour cette raison. Au fond, est-ce possible d’avoir l’amour de la patrie quand vous en avez deux. Il suffit de voir les réactions des français-quelque chose pour comprendre le choix de cœur qu’ils font. La France est nourricière elle n’est pas tripale et donc pas de cœur!  

Gérard Brazon

 

Je vous soumet mon interview de Bonapartine sur le procès d’Eric Zemmour.

 

Partie I  de l’interview :  

Gérard Brazon : Le Procès d’Eric Zemmour a eu lieu  du 11 au 14 janvier 2011. Pourquoi avez-vous attendu plus d’une semaine après la fin de ce procès pour vous exprimer, Bonapartine ?

 

Bonapartine : Ce procès a déclenché des réactions parfois passionnées, rarement passionnantes mais souvent extrêmes, voire indignes d’une République comme la France. Et de fait, j’ai souhaité attendre que ce que j’appelle "la mousse médiatique", soit retombée pour m’exprimer sur un procès qui a renvoyé, une fois de plus, une image abîmée de la France. Pourquoi ?

 

Bien que le procès intenté à Eric Zemmour par les cinq associations que sont SOS Racisme, le MRAP, la LICRA, J’Accuse et l’UEJF, l’ait été auprès d’un tribunal correctionnel qui statue en matière pénale sur des infractions qualifiées de délits, j’avais l’impression de découvrir, en vérité, le procès d’un homme qui aurait été jugé pour un crime d’une part (et donc en Cour d’assises), d’un homme qui aurait été condamné avant d’être autorisé à s’exprimer d’autre part. Dans ce contexte, j’ai observé, une fois de plus, non pas une mais deux France se dresser l’une contre l’autre. La première, celle qui a porté plainte, s’abreuve de l’idéologie dite "antiraciste" dont le sens et la véritable  raison d’être ont tellement été dévoyés qu’ils n’en ont plus que le qualificatif. Face à elle, une France venue soutenir Eric Zemmour, qui aspire tout simplement à ce que tous les citoyens français, quelles que soient leur couleur de peau, leurs convictions philosophiques, religieuses ou pas, soient écoutés et entendus sans être systématiquement qualifiés de "fachos", "racistes" ou de "putains de lepénistes".

 

Aussi et pour que tout soit parfaitement transparent dans l’esprit de chacun, je tiens à dire que la présente interview n’est pas une plaidoirie à la faveur exclusive d’Eric Zemmour : autant je condamne sans aucune  hésitation les aspects parfois infâmes de certains volets de ce procès ; autant je sais également exprimer, à d’autres occasions, mon désaccord avec le point de vue d’Eric Zemmour, par exemple sur la question de la discrimination. En effet, soutenir Eric Zemmour ne consiste pas, pour moi, à s’inscrire dans un fan club où les groupies scanderaient "On t’aime Eric" d’une part ; l’institution judiciaire n’est pas, d’autre part, une scène destinée à un spectacle du show biz. J’ajoute enfin, n’en déplaise aux tenants du politiquement correct qui ne cessent de se perdre dans les dédales de la pensée unique au nom de laquelle soit vous soutenez Zemmour et vous êtes "une facho", soit vous vous placez aux côtés des associations concernées et vous faites partie des républicains et démocrates autorisés à s’exprimer, que je suis, à l’image d’ailleurs probablement de nombre des personnes venues apporter leur soutien à Eric Zemmour que je crois véritablement sincères, profondément républicaine et en aucun cas affiliée à un seul parti d’extrême droite ou d’extrême gauche ! Pour clore le tout et au cas où Bernard-Henri Lévy aurait prochainement l’intention, ce qui serait au demeurant son droit le plus strict, de commenter le présent procès, je précise également que je n’ai toujours pas "le crâne rasé".

 

J’essaie simplement d’analyser froidement les faits et, dans ce cadre, je déplore en particulier les réactions complètement disproportionnées, parfois carrément diffamatoires, observées à l’encontre d’Eric Zemmour. Je suis convaincue que dans cette affaire, ce journaliste a servi de fusible idéal - "idéal" aux yeux des associations initiatrices de la plainte - à l’organisation d’un procès auquel elles ont voulu, en réalité, conférer un caractère éminemment politique. A l’évidence, l’étude du dossier démontre clairement que la tenue de ce procès a été l’occasion rêvée, en particulier pour SOS Racisme, le MRAP et la LICRA, de régler publiquement des comptes politiques en orientant, de fait, le "débat" sur des thématiques qui dépassent de très loin la seule personne d’Eric Zemmour. Un seul exemple : en référence aux propos d’Eric Zemmour affirmant, en mars 2010 sur la chaîne France Ô, que certains employeurs "ont le droit" de s’adresser à des directeurs d’agence d’intérim en leur disant qu’ils ne veulent pas d’Arabes et de Noirs, l’un des avocats de SOS Racisme rapprochera ce fait imputé au journaliste avec le boycott des produits israéliens alors qu’il n’y a aucun lien entre ces deux dossiers ! Aussi contestables que soient effectivement, sur ce point, les paroles de Zemmour qui vont à l’encontre de la lettre de l’article 225-1 du Code pénal français sur les discriminations, j’avoue rester néanmoins perplexe à l’idée de constater que SOS Racisme a déposé plainte, aux côtés du MRAP qui, en son temps, a lancé un appel au boycott de produits israéliens avec ce genre d’affiche :

MRAP Oumma

 

 

 

                               D’autre part, Madame Guigou, pourtant ancien Garde des Sceaux, a récemment approuvé, dans une interview donnée à Médiapart, le boycott des produits israéliens alors que ce boycott est illégal comme l’a réaffirmé voici quelques semaines Madame Alliot-Marie.  A –t- on alors entendu SOS Racisme annoncer qu’elle allait porter plainte contre Elisabeth Guigou ? Non. Pourquoi donc les mêmes faits sont imputés à certains, par ailleurs à tort, et pas à d’autres dans la République française ? Qui peut, dans ces circonstances, encore parler d’application stricte du principe d’égalité des citoyens devant la loi, sachant que le boycott des produits israéliens a pourtant déjà été condamné par la justice française ?

                                     

Gérard Brazon : Vous n’étiez pas présente au procès. Pour autant, vous semblez profondément choquée par ce que vous avez découvert à l’occasion des déclarations des parties au procès. Vous pourriez nous préciser les causes profondes de votre révolte ?

 

Bonapartine : Je confirme, en effet, que je n’étais pas présente au procès car je travaille. Par ailleurs, au vu de ce que sont mes horaires de travail, j’aurais toutefois tout à fait pu aisément dégager une plage horaire sur l’une des journées du procès. Je ne l’ai pas fait car, voyez-vous, je n’ai jamais ressenti aucune attirance pour les mises à mort, qu’elles concernent les êtres humains ou les animaux. Je dis bien "une mise à mort" car c’est ainsi que j’ai ressenti la violence inconsidérée de certaines des interventions de ce procès dont j’ai découvert la teneur sur Internet et dans différents articles de presse écrite.  Le déroulement de ce procès m’a d’abord fait penser objectivement à un procès en sorcellerie intenté à Eric Zemmour, avant d’y voir, au fil des jours, l’orchestration d’une véritable mise à mort psychologique de ce journaliste.

A titre d’exemple, certes, les avocats de l’accusation avaient, à l’évidence, décidé de ne pas comparer Eric Zemmour à un "néo-nazi" ou à un "fasciste" afin de ne pas le "diaboliser". Pour autant, le bâtonnier ira jusqu’à oser la comparaison des déclarations d’Eric Zemmour avec celle d’un Gobineau, d’un Drumont ou d’un Maurras ! Etions-nous donc revenus au triste temps de la pensée racialiste ou, un peu plus tard en 1894, année où éclata l’Affaire Dreyfus ? Affaire au cours de laquelle la France s’est déchirée pendant pas moins de  douze ans et bien au-delà, en vérité, car nul n’ignore que Maurras, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, commentera sa condamnation par un "C’est la revanche de Dreyfus !". Et l’ironie de l’histoire dans cette affaire, c’est que le procès d’Eric Zemmour a été arrêté à une période qui, pour moi qui ai consacré des centaines d’heures à l’étude de l’Affaire Dreyfus, n’est en rien anodine : je rappelle, en effet, que c’est, par exemple, un 13 janvier 1898 qu’est paru, en première page de l’Aurore, le "J’Accuse" d’Emile Zola. Soit très exactement cent treize ans avant l’organisation de l’actuel procès Zemmour.

 

Ce qui me heurte également dans ce procès, c’est le fait que l’on puisse ainsi impunément comparer des situations qui n’ont, historiquement parlant et je ne me situe là que sous l’angle strictement historique, aucun point commun entre elles d’une part : d’un côté 1894, de l’autre 2011 ! Ce qui me choque encore plus, c’est que l’on puisse assimiler les paroles et/ou discours d’un journaliste à ceux d’écrivains antisémites tels que Drumont et Maurras ou aux écrits de l’auteur du "Traité sur l’inégalité des races humaines" ! Or, les propos d’Eric Zemmour, tant sur la question de la discrimination que sur celle de la présumée "incitation à la haine raciale", n’ont tellement rien à voir avec les écrits d’un Drumont, d’un Gobineau ou d’un Maurras que la procureure demandera dans sa plaidoirie, aux avocats de l’accusation, "d’être plus sérieux" et de cesser de se risquer à des telles comparaisons. Remarquez, c’est en même temps rassurant de noter que dans tout procès, il y a toujours un magistrat assez professionnel pour mettre un terme à certains parallèles hasardeux.

 

Par ailleurs, ce genre de raccourci historique, employé y compris des avocats de l’accusation, n’est hélas, pas sans nous ramener à la sortie verbale désastreuse d’un Lionel Jospin alors Premier ministre qui, un jour de janvier 1998, lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, n’avait rien trouvé de mieux que de perdre ses nerfs, répondant, à l’origine, à une question sur l’esclavage posée par Madame la député RCV de la Réunion Huguette Bello, au point d’outrepasser allègrement la question déjà douloureuse de l’esclavage et de dévier finalement en ces termes :

 

« Aujourd’hui, en 1998, l’ensemble de la France se rassemble dans des commémorations. Mais, si l’on se replace à l’époque des évènements, on est sûr que la gauche était pour l’abolition de l’esclavage. On ne peut pas en dire autant de la droite. On sait que la gauche était dreyfusarde et que la droite était antidreyfusarde. … Pour Dreyfus, on se souvient des noms de Jaurès, de Gambetta, mais j’aimerais qu’on me cite des personnalités des partis de droite de l’époque qui se sont dressées contre l’iniquité. »

 

Réaction immédiate dans l’hémicycle : je revois alors François Bayrou, rouge de colère, debout en train de pointer son index sur la personne de Lionel Jospin, parlant par la suite à juste titre de "rupture du pacte républicain". Je me souviens aussi parfaitement du défunt président du RPR de l’époque Philippe Seguin, lâcher malgré lui "Pauvre type !" pour mieux dénoncer ensuite "l’ignorance" de Lionel Jospin qui citait alors un Gambetta mort douze ans avant l’Affaire Dreyfus. Je n’ai pas non plus oublié la réaction d’un Pierre Mazeaud qui, arrivé au pupitre, assènera à Lionel Jospin «  Vous n’êtes plus digne d’être Premier ministre. » Comment encore s’étonner qu’avec de tels dérapages, Lionel Jospin n’ait pas été présent au second tour de l’élection présidentielle en 2002 ?

Enfin, cette réaction de Claude Goasguen : "Comme il aime l’histoire, sur fond du mouvement de chômeurs, il a voulu renvoyer la droite au siècle passé. Mais l’histoire, çà se manipule avec précaution dans un hémicycle."

 

De la version revisitée de l’Histoire de France, faite par Lionel Jospin en ce 15.01.98 à l’Assemblée nationale, mêlant confusément l’esclavage à l’Affaire Dreyfus, au procès d’Eric Zemmour de ce mois de janvier 2011, il n’y a qu’une ligne qui a prévalu en fin de compte : celle des concessions sans cesse plus importantes accordées aux chantres de l’idéologie antiraciste qui, dans ce procès, n’ont pas hésité à transformer un tribunal correctionnel en bûcher de l’Inquisition, à l’image de l’avocat du MRAP qui, incapable de s’exprimer calmement, jugera nécessaire de se mettre à hurler pour demander à Eric Zemmour "La plupart des Noirs et des Arabes sont des trafiquants, Eric Zemmour ?". Est-il indispensable, dans une démocratie qui serait à la hauteur des défis qu’elle doit relever de toute urgence, de s’exprimer en vociférant ? Non mais ce n’est apparemment pas une évidence pour tout le monde.

Fin de la première partie.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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jean-marie FRANCK 25/03/2011 18:51



La gauche a toujours été la force de collaboration.... en une époque récente et plus lointaine.


Dès le Front Populaire, les gouvernements et parlementaires n'ont ni décidés, ni votés les budgets de guerre  indispensables à la défense des interets de la France. Le résultat connu, Juin
1940.... Ensuite, le rad-soc  Daladier allant pactiser avec l'ennemi....



LyP 26/01/2011 13:46



Faire taire Zemmour, c'est la pression de la gauche.
Pourquoi ?


Réponse ici


 La gauche fut la mère de la collaboration!


http://www.gloria.tv/?media=112628