Gilbert Collard et la sortie de l'Euro. Son point de vue sur la panique des européistes.

Publié le 9 Décembre 2013

Cela ressemble fort à une démarche concertée, une sorte de consigne venue d’on ne sait pas trop où. Nous assistons à une recrudescence, sur toutes les émissions de débats à caractère « politico-économique » d’interventions de gens présentés comme des experts qui nous assènent tous le même message sur un ton convaincu : « Sortir de l’euro et de l’union européenne serait une pure folie »

 Collard  Gilbert Collard

Notre attention étant mise en éveil, nous attendons une explication de cette assertion, voire un raisonnement. Or, nous devons nous contenter de cette vérité révélée par l’initié au profane, archétype de la démarche hermétique*

 

Car d’explication il n’y aura point. Tout juste une ou deux phrases destinées à donner la mesure du désastre qui nous attend : la dévaluation inévitable, car la monnaie  de remplacement ne peut être qu’une « monnaie de singe » dont personne ne voudra, nos importations vont doubler de prix, l’essence va valoir trois, quatre voire cinq euros le litre.

 

Sur le plan social, les petits épargnants vont être ruinés immédiatement, les emplois vont être anéantis par millions, bref, nous retournons à la misère telle que décrite par Charles Dickens.

 

Quand un interlocuteur ou une interlocutrice à l’audace d’oser aborder cette question de la sortie de l’euro, l’expert autoproclamé du jour lui répond sur un ton paternaliste, créant ainsi ce que les psychologues appellent une relation « parent-enfant » par une phrase du type :

 

« Vous ne pouvez pas savoir, vous n’avez pas été admis dans le graal de la finance internationale, mais vous devez nous croire, nous qui sommes les sachants » Bref, il se fait traiter de débile. Et peu importe qu’il cite en appui des noms de véritables économistes reconnus comme tels, certains étant même lauréats du prix Nobel d’économie.

 

Alors, on peut se poser la question du pourquoi d’une telle offensive. Si l’euro est aussi solide et bénéfique qu’ils le prétendent, où est le danger ? Que craignent-ils ? Sommes-nous donc tous idiots au point de vouloir refuser cette manne céleste qu’est l’euro dont les avantages se révèlent  chaque jour un peu plus évidents ?

 

Ou bien alors l’euro serait-il un « colosse aux pieds d’argile » beaucoup moins solide qu’il n’y paraît ? Toute cette confiance, cette autosatisfaction que montrent ses ardents défenseurs ne serait qu’un optimisme de façade, une contre-vérité de complaisance destinée à rassurer coûte que coûte et par tous les moyens une opinion publique de plus en plus gagnée par le scepticisme ?

 

On comprend alors beaucoup mieux ce « vent de panique » qui les anime à l’approche d’élections qui risquent fort de voir se manifester d’une façon « comptable » cette crise de confiance pour ne pas dire de défiance, qui va se manifester à l’encontre d’un système mis en place par des élus dont l’européisme affiché était plus un moyen de réélection qu’une conviction profonde.

 

Gilbert Collard et Jean Goychman

 

 

*L’hermétisme (qui vient d’ Hermès) est une pensée révélée par celui (l’initié) qui connaît la Vérité, au profane qui va ainsi devenir initié à son tour. Cette méthode s’oppose au rationalisme de la démarche scientifique et interdit toute critique ou doute.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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mika 09/12/2013 12:40


Un exemple qui illustre le propos de Collard :


Jean de Bellot face à Sylvie Goulard, archétype de l'euro députée qui veut encore plus
d'UE



https://www.youtube.com/watch?v=aagaWU_RBQA