Gilles W. Goldnadel : ces faiblesses coupables de l'occident pour la colère islamique

Publié le 19 Septembre 2012

 Réflexions sur les victimes d'Alep et sur Richard Millet

 Lire l'ensemble de l'article ICI : Gilles-William Goldnadel a partagé un lien (Ces faiblesses coupables de l'Occident...) : « http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-faiblesses-coupables-occident-pour-colere-islamique-gilles-william-goldnadel-485037.html?page=0,2 »

Le Monde du 13 septembre a consacré cette semaine un article à l'horreur « A Alep, massacre d’un peuple ». Et, il a eu raison. Quel que soit, par ailleurs, le regard que l'on puisse porter sur l'actuel conflit à l'œuvre en Syrie. On peut parfaitement considérer que la bataille qui se joue oppose principalement des tortionnaires laïques de longue date à de futurs tortionnaires islamistes. Il n'en demeure pas moins que les premières victimes du bombardement méthodique et tranquille sont des civils innocents.

Une nouvelle fois, je ne peux que constater le silence de ces consciences bruyantes qui défilaient de Bastille à Nation ou qui pétitionnaient dès lors que c'était l'Occident que l'on pouvait vouer aux gémonies pour fort moins que cela.

Mais où sont les intellectuels ? Où sont les militants des droits de l'Homme ? Mgr Gaillot Jacques, Besancenot Olivier, Hessel Stéphane, Mamère Noel, êtes-vous toujours en villégiature ?

 

En revanche, la conscience vigilante aura fonctionné pour obtenir partiellement l'éviction de Richard Millet de chez Gallimard.

Menée par Annie Ernaux, une cohorte de pétitionnaires, dans le Monde, ont protesté contre l'auteur d'un « Eloge littéraire d’Anders Breivik » et réclamé ni plus ni moins que sa mort civile, par son renvoi de la NRF.

Je le dis tout de suite, j'ai très peu d'appétit pour l’esthétisation de la violence aveugle, et en l'espèce, écœurante. J'aurais passé suffisamment de temps de ma vie à l'écrire pour ne pas que cette sentence soit considérée comme simple précaution.

Ceci fermement posé, j'avais voulu imprudemment considérer le sieur Millet comme une bourgeoise midinette émoustillée par la violence. Le fait d'apprendre qu'il a servi chez les phalangistes chrétiens, m’en impose plus qu'il m'indispose, au regard du courage physique requis en la matière.

A lire la prose pétitionnaire, il s'évince que bien plus qu'un hommage improbable au fanatique d'Oslo, ce qui révulse est avant tout la posture occidentaliste d'un écrivain qui a poussé la monstruosité jusqu'à confier sa crainte du RER à certaines heures.

Mme Ernaux clame courageusement qu'elle ne craint pas les rues de Paris bigarrées, en revanche, elle entend pouvoir marcher sans peur rue Sébastien Bottin.

Ce qui ne laissera jamais, pour ma part, de me révulser, c'est l'ineffable sélectivité d'une posture, dont je ne sais ce qui l'emporte, entre l'indécent et l’inepte.

Voilà des gens qui auront passé leur vie et la mienne à invoquer rageusement une liberté d'expression divinisée, dès que je soumettais, à bon ou mauvais escient, le cas de tel ou tel, non à la vindicte de l'opinion publique, mais à l'arbitrage du juste droit.

Voilà des gens qui auront porté au pinacle des Genet, des Sartre, des Fanon qui ont fait l'apologie du terrorisme autrement plus clairement que ne le fera jamais un Richard Millet.

Voilà des gens qui réclament châtiment dans le même journal, qui publia un Baudrillard disant sa fascination pour le 11 septembre, et il y a seulement quelques mois, un « Moi, Mohamed Merah » du meilleur effet.

Atlantico


 


Voilà des gens qui se sont fait devoir de trouver des excuses aux désespérados du terrorisme, quand ils ne se sont pas fait gloire de le célébrer, et qui, aujourd'hui, se prennent pour des écrivains quand ils rédigent des lettres de licenciement.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Epicure 19/09/2012 20:43


Bible je ne sais plus où dans le Pentateuque:


"Ceux qui nomme la nuit Jour et Jour la nuit se détruiront..."


Il suffit d'ATTENDRE..... en SURVIVANT, autant que faire se peut.....!