Gilles-William Goldnadel : ce qui m'anime...

Publié le 8 Janvier 2013

Voilà une interview qui vaut son pesant de vérité. La Grande Gueule Goldnadel, une des vraies, de celles que nous aimons ici, comme celle de Collard. Des Grandes Gueules qui nous remettent les idées en place et non les fausses GG qui sont trop souvent dans le faux-cul, le politiquement correct. Bref un régal de remise à niveau. A lire

Gérard Brazon

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Atlantico.fr

Atlantico : Dans votre dernier bloc-notes de 2012, consacré au succès de la blogosphère de droite (voir l'article en cliquant ici), vous suggérez, comme souvent, que la gauche exerce sur la vie médiatique et intellectuelle française une emprise intolérable. Pourquoi ne pas y voir, tout simplement, une attractivité supérieure des idées assimilées à la gauche?

 

Gilles-William Goldnadel : Tout d'abord, sérions les questions : sur l'impérialisme de la gauche intellectuelle, il ne me viendrait pas à l'idée de reprocher au Monde, à Libération ou aux Inrockuptibles d'être de gauche et donc de véhiculer "une pensée".

Ce que je considère, en revanche, comme effectivement intolérable - et qui est pourtant considéré comme normal -  c'est le manquement du service public audiovisuel de l'information à son obligation de neutralité. Le personnel de France InterFrance 2 et 3, d’Arte - et c'est vrai que je l’ai dit, écrit et que je le répéterai ad nauseam - trouve parfaitement normal de laisser transparaître, de manière quasi unanime, sa "sensibilité de gauche", revendiquée à  plusieurs reprises. Pour moi c'est un manquement déontologique à l'égard d'une partie des Français qui payent une redevance.

Si le personnel politique de droite avait plus de courage et de conviction, ce combat devrait être une priorité. Ce n'est pas une question seulement de désinformation, c'est encore et surtout parce que sous couvert de service public et d'un ton moralisateur, on laisse à penser depuis des lustres à une large partie du public que la vision sociétale ou politique de ces journalistes, par ailleurs souvent talentueux, correspondrait à la norme.

Mais au-delà de la question de l'information stricto sensu, la véritable domination culturelle gauchisante s'exerce, de manière peut-être insoluble, dans le domaine cinématographique et artistique. 

De tout temps, l'utopie artistique aura rempli son office salvateur tant pour aiguillonner le prince que pour ré-enchanter un monde angoissant. Mais dans le monde virtuel dans lequel nous vivons, l'artiste a ravi aux acteurs politiques déclinants la place centrale qu'ils occupaient. L'image a triomphé de l'idée et l'illusion de la réalité. Ajoutez à cela des artistes qui se sont toujours présentés sous leur meilleur profil (de l'occupation à aujourd'hui, on sait que la réalité est évidemment moins attrayante) qui n'ont pas une réflexion ou une culture très impressionnante et vous pouvez comprendre le produit soi-disant culturel qui a été présenté aux deux dernières générations d'occidentaux. Et c'est encore beaucoup plus important que l'information biaisée.

C'est quoi un film américain de politique fiction produit par Hollywood depuis des années ? Un complot dans lequel est fatalement mêlée la CIA. C'est quoi un film social français des années 2000 ? Une histoire dans laquelle un bon bourgeois culpabilisé  vient en aide à un sans-papiers menacé d'expulsion. C'est quoi un vidéo-clip de rap en boucle ? Un noir révolté, entouré de femmes soumises et dévêtues, très en colère contre les flics français racistes. Et ça fait 30 ans que ça dure.

Nous ne sommes pas dans le domaine des idées et de la réflexion, nous sommes dans celui des fantasmes construits et de la perception imposée.

Ce qui caractérise, le matraquage permanent post marxiste, c'est que nous sommes plus dans le domaine d'une théorie dogmatique et argumentée mais au contraire dans la non pensée moralisatrice et obligatoire. Une sorte de bouillon clairet et insipide de sous-culture anti-occidentale, qui lave le cerveau, et dont les seules épices pour donner du goût sont les adversaires à détester religieusement : comme, par exemple, le raciste franchouillard hétérosexuel et homophobe. J'ai expliqué dans "ma réflexion sur la question blanche" qu'il s'agit d'une tragique perversion du choc de cette Shoah dont le responsable serait l'Etat-nation occidental.

Mais quel rapport avec la gauche ?

C'est l'extrême gauche après 68 à la fois antiétatique et tiers-mondiste qui a véhiculé cette thématique perverse. Elle ne s’est plus appuyée sur la théorie marxiste qui avait manifestement échoué lamentablement partout, et elle a appliquée, sans doute sans le savoir, les théories gramscistes de la prise du pouvoir non plus par la force ou par les urnes mais en subvertissant les consciences. 

Sa réussite est exceptionnelle. Je ne parle pas seulement de ce qu'elle a converti largement l'ensemble de la gauche française, je parle de la sidération et de la culpabilisation des esprits par la création d'un surmoi tétanisant. Je parle enfin de la déstructuration de la société française et même de l'individu attaqué non seulement dans son identité culturelle, nationale mais encore aujourd'hui sexuelle par l'élaboration des théories du genre.

Pour lui résister et tenter de renverser ce formidable courant peut être irréversible, il faut procéder par l’imitation de leur procédé d'intimidation. Vous avez fait référence à mon dernier bloc-notes de l'année. Je me réjouissais du fait de ce que cette Vulgate post marxiste ou postmoderne comme vous voudrez, est sur le point d'exaspérer toutes ses victimes. C'est ce qu'on appelle "la droite décomplexée", mais je voulais surtout insister sur la nécessité, pour porter l'estocade, de désormais complexer cet extrême gauche qui n'est plus tout à fait en majesté.

Elle a fait son succès en invoquant superbement sa supériorité morale et intellectuelle. On sait à présent qu'il ne s'agit que de pure frime. 

Il faut donc faire en sorte que le ridicule, le grotesque, le sordide changent de camp : dire, tranquillement, en utilisant si possible, la même causticité, que le  totalitarisme c'est le gauchisme - ainsi que son compagnon de route et complice islamiste - et plus crûment et plus prosaïquement encore, qu'aujourd'hui le beauf, le gros con bas du front, se recrute beaucoup plus facilement à gauche qu'à droite.

A l'université, j'avais un copain, gentiment fayot, aujourd'hui confrère pénaliste avec un petit nom qui, un jour qu’il était en mal de confidences m'avait avoué qu'il se disait de gauche pour plaire aux filles. Il faut faire en sorte que pour emballer, ce soit mieux d'être de droite.


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/gilles-william-goldnadel-qui-m-anime-598420.html#s9uCJeYkszbIa5Wv.99 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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island girl 10/01/2013 02:44


Je pense comme La Gauloise que le vent a tourné la ou je vis personne n'aurait l'idée de se dire de gauche !

yves IMBERT 08/01/2013 18:08


les institutions sont gangrénées par le marxisme et elles conditionnent les esprits dés l'école primaire pour aboutir à des islamo-maxistes décérébrés qui refusent de voir les faits et ne
supportent pas la contradiction

LA GAULOISE 08/01/2013 15:12


J'ai l'impression très nette, que depuis quelques temps, losque quequ'un dit avec qu'il ou elle est de gauche, cela commence à faire sourire ......ou pitié.

Dorothee13 08/01/2013 14:38


Je me demandais pourquoi que à 90 % je m'endormais devant la TELE. Maintenant je sais !