Guéant, la gauche et Lévi-Strauss : Les civilisations se valent-elles ? Parlons-en. Posément

Publié le 9 Février 2012

 

Posté par Vivien Hoch Dans Société

Claude Guéant aurait donc affirmé que « les civilisations ne se valent pas ». Au-delà des polémiques passionnées qui reproduisent le sempiternel schéma d’indignation, intéressons-nous au propos lui-même et posons franchement la question de la hiérarchie civilisationnelle. Car qui dit hiérarchie, dit des plus et des moins. A contrario, qui conteste cette hiérarchie, promeut un certain relativisme axiologique.

Penchons-nous donc sur la nôtre, de civilisation. Nous créons des hôpitaux et des services de recherche qui parviennent à greffer des mains. D’autres les coupent. Nos femmes se battent rationnellement pour accéder en toute égalité à des emplois intéressants. D’autres les voilent et les cachent chez eux. Dialectique perverse et arbitraire, me direz-vous. Inversement, le relativisme historique, nuance tout événement étranger gênant par l’argument « des moeurs étrangères » mais rapporte tout fait intérieur à une défaillance systémique de notre civilisation. Dialectique faussée du Même et de l’autre, bien connue depuis le sophiste de Platon, mais fort mal exploitée. C’est toujours notre civilisation qui prend pour les autres. Auto-flagellation permanente sur l’esclavagisme, le nazisme, l’extermination des indiens d’Amérique, le colonialisme, le capitalisme… Tous les -ismes nous sont accordés. Mais pas pour les autres : l’islamisme ne se réduit pas au -isme, nous explique-ton, puisqu’il est si divers…

Ce relativisme civilisationnel n’est permis que dans une civilisation qui a conquis, dans la douleur, sa liberté et ses lumières. Cette grande vague d’auto-critique qui a abouti à la Révolution française puis aux multiples secousses intellectuelles et morales qui lui ont succédé, nous différencie radicalement de toute autre civilisation. Et nous accorde le droit, notamment avec l’instauration de la charte des Droits de l’homme, de jauger du degré d’humanité des autres civilisations. Non pas pour les fondre dans un même moule, mais pour partager avec elles cet élan universel vers un « mieux-vivre ». Je rappelle que Claude Lévi-Strauss, au fait des question de civilisations, ne se pâmait pas dans un nivellement géographique et historique des valeurs. Contempteur de l’ethnocentrisme propre à toute civilisation dans sa conférence de 1952 à l’UNESCO, il prononce vingt ans plus tard une autre allocution, Race et histoire, affirmant ne se sentir « nullement coupable de placer une manière de vivre ou de penser au-dessus des autres. (…) Cela peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou communauté se conservent… ».

Peut-on suspecter Claude Lévi-Strauss de suprématisme ou dérive de « frontnationaliste »1 [1]? Non.

Car il démontre que la civilisation européenne doit se comprendre comme une civilisation parmi d’autres, qui peut être défendue comme les autres. Sans la volonté de faire de son propre mode de vie un paradigme généralisable à l’ensemble de l’humanité, il ne sert plus à rien de promouvoir le dynamisme culturel, le désir de s’améliorer et de rendre les autres meilleurs. De surcroît, en refusant cette volonté de « mieux vivre », nous ne nous mettons plus en capacité d’accueillir les populations étrangères attirées par notre civilisation, ni de leur proposer un véritable projet de société.

D’aucuns regrettent que notre civilisation n’ait pas été défendue par nos gouvernants, notamment les commentateurs politiques soucieux de la question chrétienne. Lorsqu’on regarde ce qui a été fait sur le travail le dimanche, l’éthique personelle et collective, le sens du bien commun, voire l’inscription des racines chrétiennes dans la Constitution européenne, il est évident que le quinquennat qui s’est écoulé ne semble pas avoir défendu concrètement ce qu’il prône verbalement. C’est là toute l’ambiguïté avec laquelle jouent les extrêmes : « ils parlent, mais nous on agit ». À moins qu’un jour, les actes se joignent aux paroles…

 

1. Une expression chérie par le Parti Socialiste.  [2]

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[1] 1: #fn-15355-1

[2] ↩: #fnref-15355-1

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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island girl 10/02/2012 18:39


Les français peuvent exclure qui ils veulent ,il suffit de boycotter ces immigrés,ne pas les employer et ne pas leur louer de logement  !

Marie-Claire Muller 10/02/2012 16:27



La circulaire Guéant ne s'applique pas aux Algériens !



  




 


 



Damien le 5 février 2012 à 12:07


 




La circulaire de Claude Guéant prévoyant la « maîtrise de l’immigration professionnelle » et remise
aux préfets le 31 mai 2011 ne s’applique pas aux Algériens. C’est ce que vient de rappeler le tribunal administratif de Vienne. Merci à Centriste
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Claude Guéant à Alger le 5 décembre 2011 ( voir en vidéo)



Ressortissant algérien, Adda exerce à Poitiers depuis mai 2011 la profession de « sacrificateur contrôleur en abattoir ». Cet emploi à plein-temps l’amène à faire le tour des abattoirs qui
produisent de la viande hallal pour s’assurer que le rite est bien respecté.


Adda dispose d’un titre de séjour dont la préfecture vient de lui refuser le renouvellement. Faisant une application stricte de la directive Guéant, la préfecture souligne que le métier de
sacrificateur ne figure pas sur la liste des activités professionnelles « tendues ». Autrement dit, le poste d’Adda aurait dû être réservé en priorité à un Français. Adda gardera néanmoins son
job. Le tribunal administratif vient de rappeler à la préfecture que l’accord franco-algérien de 1968 ne prévoit pas d’exclure un travailleur algérien (à la différence d’autres
nationalités) de tel ou tel emploi. Le préfet a donc été invité à réexaminer la demande de titre de séjour déposée par Adda.


Source : La
Nouvelle République

MIKA 10/02/2012 00:02


Claude Lévi-Strauss, 1988


« On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes,
d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue
tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes. »



 

Sandrine 09/02/2012 23:11


Peut-on soupçonner Lévi-Strauss de suprématisme ?...Non sans doute, mais dans Trites Tropiques il est assez explicite sur l'islam : "souci d'infantilisation systématique, impuissance à nouer des
liens au-dehors, intolérance musulmane, incapable d'accepter l'existence d'autrui comme autrui, péril qui menace la société française..." (p. 483, 484, 485) Cela me paraît très clair. Pour lui,
dans ces pages, l'islam est inférieur au christianisme et au boudhisme. "je pardonne mal...de constater combien la France est en train de devenir musulmane." (p. 485) Et il a écrit cela en 1955
!!!..........