Guerre des tweets entre Nicolas Bedos et Mathieu Kassovitz.

Publié le 16 Juin 2012

Il fut un temps où les choses se réglaient dans les prés avec des témoins. Aujourd'hui, c'est à coup de tweets. Pas de premier sang. Que de la méchanceté ou de la bêtise! C'est bien une autre époque ou le courage n'est plus. Ce n'est pas le risque des bobos, c'est la nullité des Bourgeois Bohème de gauche, la gauche caviar d'antan!

Gérard Brazon

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La guerre des tweets a bien eu lieu. Entre Nicolas Bedos et Mathieu Kassovitz, il y a de l'eau dans le gaz. Tout a commencé avec un message lancé sur la twittosphère par le chroniqueur Nicolas Bedos, le soir des résultats de l'élection présidentielle. "Les Arabes vont pouvoir se remettre à voler." La réaction enflammée de Mathieu Kassovitz ne tarde pas : "Ça fait longtemps que j'ai pas lu un truc aussi raciste et pas drôle. Faut être ton père pour se permettre ça." Les hostilités ne s'arrêtent pas là. Nicolas Bedos lui répond par un simple "Je t'emmerde".

Évidemment, ces tweets ont été supprimés par l'écrivain, mais les internautes en conservent des traces. Plus tard, Nicolas Bedos explique : "Bon, à la demande générale de l'abbé @kassovitz, je supprime mon tweet "RACISTE" et je m'installe en Suisse avec Brice Hortefeux." Cette touche d'humour n'adoucit pas le réalisateur qui, plus tard, repart de plus belle. "Je suis désolé d'avoir brisé la carrière de #NicolasBedos. Il a l'autorisation de faire des blagues connes sur moi à la radio." Rancunier Kassovitz ?

Deuxième degré

Le chroniqueur en profite pour revenir sur le bide du dernier film de Mathieu Kassovitz. L'ordre et la morale (un film naze sur les Kanak) a été boudé par le public et n'apparaît pas dans la sélection du Festival de Cannes. "Ma carrière va très bien, mon @Kassovitz, occupe-toi plutôt de relancer la tienne, si possible autrement qu'en pourfendant le deuxième degré." Aujourd'hui, Nicolas Bedos a tenté de clore la polémique. Sur son mur, il propose de balancer un tweet antisémite pour compenser. Sans oublier de rappeler à Kassovitz qu'il était "[son] idole quand [il] étai[t] ado". "Et j'aime ton dernier film. Mais je préfère L'ordre et la morale au ciné que sur Twitter." Les internautes, eux, n'ont plus besoin d'aller au cinéma pour voir des guerres sur la Toile.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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LA GAULOISE 17/06/2012 08:36


Au moins, lorsque les injures se lavaient sur un pré , on était sur qu'à la fin il y aurait un crétin de moins sur terre.Dommage......