Noël, la fête de la lumière: Chrétiens, Juifs et Musulmans.

Publié le 24 Décembre 2011

Pour tous les chrétiens, Noël est avant tout la naissance du Christ, fils de Dieu fait homme! Aujourd'hui, en France, Noël est la fête des enfants et l'occasion de repas de famille.

Chrétiens, Juifs et Musulmans. Les enfants, c'est les lumières qui brillent dans leurs yeux! Certains chrétiens regrettent que la référence au Père Noël soit plus forte que celle de la nativité. C'est un fait. Mais le 25 décembre ne fût pas toujours la date de naissance de Jésus.

Elle fût aussi la fête de la lumière chez les "païens" pouvaient dire les religieux de l'époque. Tout cela pour dire que les religions se sont toujours "adaptées" à minima aux réalités du moment voire, ont forcé les réalités à leurs besoins.

Trois calendriers solaires majeurs se sont succédé dans l'Histoire : le calendrier égyptien, le calendrier julien et le calendrier grégorien.

Des célébrations se déroulaient toujours aux solstices d'hiver pendant les périodes où les deux premiers calendriers étaient en vigueur, soit respectivement le 6 janvier pour le calendrier égyptien, et le 25 décembre pour le calendrier julien(Petite anecdote: C'est le jour du soleil invaincu qui reprenait de la force sur la nuit ! Comprenez que les jours rallongent. Mitrha "Dieu soleil" romain était honoré par les légionnaires et faillit bien vaincre le Christianisme. Il était lui aussi enfant d'un Dieu lui-même. Il fût, bien avant son culte, une grande figure du Zoroastrisme ou Mazdhéisme Perse. Cette religion dédiée à Mazda éradiqué par l'islam par la suite. Celle-ci régna plus de 1000 ans sur l'empire Perse et apporta aux juifs déportés, à Babylone, des apports religieux, etc.)

 Alors que le calendrier grégorien est actuellement en vigueur les célébrations se perpétuent sans avoir été décalées au solstice d'hiver du calendrier actuel. Ainsi des célébrations ont été maintenues le 6 janvier et le 25 décembre en réminiscence des dates qui correspondaient respectivement aux solstices d'hiver des calendriers égyptien et julien qui ont précédé.

À l'origine le solstice d'hiver astronomique tombait le 6 janvier dans le calendrier égyptien. Cette date du 6 janvier correspond maintenant dans notre calendrier grégorien au Noël orthodoxe et à l’Épiphanie.

Après l'adoption du calendrier julien le solstice d'hiver astronomique est tombé le 25 décembre et est devenu la date du Noël catholique romain. Cette célébration persiste le 25 décembre dans le calendrier actuel (grégorien) alors que le solstice d'hiver astronomique s'est décalé au 21 décembre.

Donc, Au XXI ème siècle, Noël revêt un aspect largement profane. Elle est devenue une fête commerciale et un moment de l'année célébré, y compris par des non-croyants. Cette fête est caractérisée par un regroupement des cellules familiales autour d'un repas et d'un échange de cadeaux, particulièrement (mais pas seulement) à destination des enfants, qui dans plusieurs pays occidentaux associent ces cadeaux au personnage du Père Noël. Une invention purement commerciale qui peut faire référence "quelque" part à Saint Nicolas pour les enfants gentils et son compagnon de traineau le Père fouettard pour les méchants.

Voilà pour les uns.

Pour les autres...

La petite Histoire de "Hannouca"

HANOUCCA HANOUKAA l'époque du second Temple, l'occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif à de nombreux décrets dans le but de l'empêcher de pratiquer la Torah et les Mitsvoth dans l'esprit de sainteté qu'il convient, comme ne plus pratiquer la Brit Mila (la circoncision) et ne plus observer Shabbat. Il abusa des Juifs et de leurs biens. L'Eternel envoya alors la délivrance à Son peuple par l'intermédiaire de Mattathias, le Grand Prêtre, et de ses fils, les Hashmonaïm, parvinrent à défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement. Judith, la sœur de Mattathias joua elle-même un rôle de premier rang dans cette victoire miraculeuse.

Après leur victoire, le 25 Kislev, les Cohanim s'employèrent à nettoyer le Temple des souillures qu'il avait subi pendant l'occupation et procédèrent alors à l'inauguration du Temple ainsi réhabilité.

L'allumage du Candélabre (Ménora) du Temple ne put se faire que grâce à la miraculeuse trouvaille d'une petite fiole d'huile dont le sceau qu'elle portait témoignait qu'elle n'avait pas été souillée. Le miracle se perpétua, puisque celle-ci, prévue pour l'allumage d'un jour s'avéra suffisante pour illuminer le Temple pendant huit jours.

Jusqu'à ce qu'il fut possible de produire de la nouvelle huile propre à l'allumage de la Ménora. Pour commémorer ces miracles, les Ha’hamim (Sages) de la génération instituèrent pour les générations à venir la fête de Hannouca, qui compte parmi les sept Mitsvoth dites "De Rabanane".

 Source : Site Habad

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Rav Eliahou DAHAN

Cette célébration est, selon des études récentes, la fête la plus observée par la communauté Juive. Chacun y trouve une signification ou un symbole qui lui est proche. Pourtant, les sages se demandent dans le Talmud : Maï ‘Hannouca ? Qu’est-ce que ‘Hannouca ? Ils s’interrogent sur le véritable sens de la fête et sur sa principale leçon.

Certains pensent que Hannouca représente le triomphe militaire sur l'ennemi et la libération de la Terre Sainte. C'est en effet une partie importante de Hannouca, et sans laquelle cette fête n'aurait pas eu lieu. Mais, ce n'était là que la première étape. Le but était de purifier le Temple et d’y allumer la Ménorah. En d'autres termes, les Maccabis devaient balayer les ténèbres de l’idolâtrie et des coutumes grecques qui avaient été imposées aux Juifs en Terre Sainte; par la suite, il fallait répandre la lumière de la Torah et des Mitsvoth, la lumière de la pureté et la sainteté produite par le mode de vie juif.

Cela explique pourquoi les sages juifs n’insistent pas sur la victoire mais plutôt sur le miracle de l’huile. C’est la raison pour laquelle la Mitsva de cette Fête est l’allumage des lumières de Hannouca.

Quand une nation est dominée, son désir le plus naturel est de recouvrer la liberté. Pour le peuple Juif, la véritable liberté est celle qui permet de vivre selon le mode de vie judaïque, celui de la Torah et des Mitsvoth. Le miracle de ‘Hannouca ne pouvait être complet qu’une fois la Ménorah allumée à nouveau, dans un Temple purifié et sanctifié.

Il y a deux différences essentielles entre les lumières de 'Hannouca que nous allumons chaque année et celles de la Ménorah qui étaient allumées, jadis, dans le Temple.

La première est que la Ménorah était allumée à l’intérieur du sanctuaire, alors que nous devons allumer les lumières de 'Hannouca vers l'extérieur. La seconde différence est que la Ménorah était allumée alors qu'il faisait encore jour, tandis que les lumières de 'Hannouca sont allumées après le coucher du soleil.

Rappelons que la lumière symbolise la Torah. L’obscurité est alors symbole d’absence de Torah et de Mitsvoth. De même, l’intérieur symbolise le monde de sainteté, le monde spirituel intérieur; le dehors symbolise le monde matériel. (...)

Nous avons le devoir d’étendre le spirituel au monde matériel, de sorte que notre quotidien soit lumineux et rayonnant de sens. De plus, nous devons agir de façon régulièrement croissante, ainsi que cela est souligné par les lumières de ‘Hannouca que nous allumons en nombre croissant d’une nuit à l’autre de la fête ; commençant avec une bougie le premier soir, deux le second, et ainsi de suite, ajoutant chaque soir une bougie supplémentaire.

Quand chacun de nous s'acquittera de la part qui lui incombe, nous pourrons espérer que la promesse Divine sera réalisée et les ténèbres de notre exil balayées ; alors, (Psaumes 139 - 2) « la nuit brillera autant que le jour. »

Cela se réalisera à la venue du Machia’h ; le Temple sera édifié de nouveau. Alors, la Ménorah sera allumée, mais, cette fois, pour ne plus jamais s’éteindre.

Pour les musulmans je n'ai pas trouvé de rapprochements avec Noël hormis, le fait que Jésus qu'ils nomment Isa est reconnu comme prophète, mais en aucun cas comme "Fils de Dieu". Ce qui fait des Chrétiens "des égarés" de la religion et l'objet d'une haine farouche au même titre que les juifs! 

Joyeux Noël à vous.

Vos commentaires et rectifications seront les bienvenues.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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