Histoire: ce qu'étaient les barbaresques... Cessons la repentance !

Publié le 24 Juin 2013

Histoire: les barbaresques

Il est au goût du jour de ne voir que grandeur dans l'histoire des autres peuples et comportements vicieux se penchant sur celle de notre pays. Ainsi nous sert-on de larges rasades sur l'esclavage des Noirs et, c'est vrai, l'ignoble méthode qui consistait à les enlever d'Afrique pour les envoyer dans les plantations d'Amérique. Certes, nous sommes coupables, mais moins que les autres Noirs, qui nous vendaient leurs frères après les avoir capturés pour recevoir en échange des armes ou de la verroterie. Si nos ancêtres avaient là leur part de responsabilité, on n'entend guère parler d'un autre esclavage, celui auquel les pirates musulmans réduisaient les chrétiens des côtes méditerranéennes. C'était l'époque des barbaresques, du XVIème siècle au début du XIXème.


 En droit, les côtes actuelles de l'Algérie, de la Tunisie et de la Libye relevaient de l'autorité de l'empire turc. Le Maroc avait préservé son indépendance. Ces pays étaient pauvres et, se réclamant du jihad contre les " infidèles, " les maîtres des lieux avaient institué une profitable industrie de la piraterie.

 Les corsaires musulmans auraient pu se contenter de piller les cales des bateaux mais, la notion même d'esclave étant légitimé par le Coran, ils préférèrent le trafic d'humains, autrement plus profitable.

Pour ce faire, ils ne se contentaient d'attaquer les navires venant d'Europe, mais lançaient aussi des assauts contre les terres chrétiennes.

En 1566, par exemple, 6000 Turcs et corsaires maghrébins attaquèrent l'Italie provoquant l'exil de la population sur une zone de 1300 km2 allant de Francavilla del Mare à Serracapriola.

carte de l'empire Ottoman XVIIème siècle

 

 


Plus vulnérables que les côtes françaises, celles d'Italie payèrent le prix fort.

  De la peur des attaques nocturnes des musulmans, pour surprendre leurs proies au lit, naquit une expression : " Pigliato dai Turchi, " ce qui signifie littéralement " pris par les Turcs " ou être attrapé endormi.

 

La côte calabraise vit 700 personnes emmenées en esclavage par les Barbaresques en un seul raid en 1636, un millier en 1639 et 4000 en 1644. Entre les XVIème et XVIIème siècles, les pirates installèrent des bases d'assaut quasi permanentes sur les îles situées face à la baie de Naples.

 

La Corse avait construit un chapelet de tours le long de ses côtes. On entassait un bûcher de bois au sommet. La nuit, pour alerter la population, les veilleurs y mettaient le feu quand surgissaient les Barbaresques.

 

Les pirates d'Afrique du Nord naviguaient loin vers le nord. Un raid mené en Islande, en 1627, permit aux corsaires algériens de s'emparer de 400 esclaves. De 1606 à 1609, la marine britannique a avoué la perte de 466 navires marchands attaqués par les Barbaresques. Entre 1622 et 1644, on estime à 7000 le nombre des Britanniques razziés sur les côtes.

 

Au milieu du XVIIème siècle, on comptait 25000 esclaves vivant à Alger (1)dans le " bagne, " propriété de l'État, ou servant sur les galères et chez les particuliers. Parmi eux, un certain Cervantès, auteur de " Don Quichotte, " qui passa cinq ans, de 1575 à 1580, en esclavage à Alger, jusqu'à son " rachat " et à sa libération par l'ordre religieux des Trinitaires

Entre 1530 et 1780,estime le professeur Robert C. Davis (2), entre un million et un million 250000 Européens chrétiens ont été capturés etréduits à l'esclavage par les musulmans. Plus que d'Africains forcés à la captivité par nos négriers puisque l'on évalue les victimes de la traite des Noirs à 800000 âmes.

Pourtant, l'on tait cette autre honte de l'humanité, comme si les souffrances subies par des Blancs ne pesaient pas du même poids.

Elles n'étaient pourtant pas moindres. Les galériens, plus durement traités, finissaient leur vie enchaînés à leur banc. Trop faibles ou malades, on les jetait par-dessus bord. Aussi le taux de mortalité était-il très élevé dans les rangs des esclaves. Sur les 400 Islandais capturés en 1627, 8 ans plus tard, on ne comptait que 70 survivants.

 

Pourtant, aujourd'hui, tenir rigueur aux mahométans des mauvais traitements infligés par leurs ancêtres aux nôtres, relèverait de l'imbécillité. L'inverse est aussi vrai.

Il n'existe pas de peuples innocents et de peuples coupables, mais des hommes, tour à tour victimes et bourreaux. Les événements du Moyen-Orient en attestent

Jean Isnard


est consultant au: Centre de Recherches sur le Terrorisme depuis le 11 septembre 2001

(1) " The Cambridge history of islam, " Cambridge University Press, 1970.
(2) " Christian slaves, muslim masters : white slavery ... " Robert C. Davis.

L'ESSENTIEL DE NOS INFORMATIONS PROVIENT DE CES DEUX OUVRAGES.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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Marie-claire Muller 25/06/2013 22:24


VOUS N Y CROYEZ PAS? PAS GRAVE.......................


> > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > LISEZ C' EST TROP GRAVE ET FAITES SUIVRE
> > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > > > Tout est en marche comment faire pour les stopper ? ? ?
> > > > > > > > > > > > >
> > > > > > > > > > > >


>

EFFARANT ! À LIRE ABSOLUMENT ! ! ! et surtout à faire circuler S.V.P.
:


93% des étrangers ont voté Hollande ! ça vous parle !


Voici ce que vient de déclarer Mohamed Sabaoui, jeune sociologue et
socialiste de l'université catholique de Lille, d'origine algérienne, naturalisé français Ceci est plus que prometteur !


Je cite : «Notre invasion pacifique au niveau européen n'est
pas encore parvenue à son terme. Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter.
Nous serons votre Cheval deTroie. Les Droits de l'homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages.
>
> > > > > > > > > > > >

Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en
Algérie, ou en Arabie Saoudite,

Loly 25/06/2013 09:28


La France, en particulier, doit relever la tête!


En effet, par un édit du 3 juillet 1315, Louis X le
Hutin abolit l’esclavage sur le sol de France, au motif que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». De ce principe est né
l’adage : « Le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. » Dès lors, il suffisait de faire un pas sur le sol de France pour que
sa condition d’esclave soit aussitôt anéantie. Ainsi, en 1571, sur le fondement de l’édit de 1315, des esclaves sont affranchis à Bordeaux après avoir mis pied à terre. Les magistrats du
Parlement de Bordeaux exigeront leur libération, concluant dans leur arrêt que « jamais une terre française ne connaîtra cet odieux trafic ».


Nous le savons, ce ne fut pas partout le cas, car l’édit
de 1315 était circonscrit à la France de l’époque et non à ses dépendances d’outre-mer. Reste qu’en 1794, lorsque la Convention abolit l’esclavage, la France est la première nation de l’Histoire
à agir en ce sens. Napoléon le rétablira en 1802, certes. Mais, circonstance atténuante, ce rétablissement a lieu dans un monde où l’esclavage est universellement pratiqué. Napoléon n’a fait que
transposer la directive européenne de l’époque. Durant les Cent-Jours, il se rattrapera d’ailleurs en abolissant la traite. En 1848, quand la France abolit de nouveau l’esclavage, seuls
l’Angleterre et quelques pays d’Amérique latine l’ont précédée.