Histoire d'une victime de la burqa et de son mari intégriste et jaloux.

Publié le 10 Mai 2010

Zeina, ce nom vous dit sans doute rien sinon il devrait vous rappeler le cauchemar d'une femme dont le mari, un jour venu, contraint celle-ci à porter l'horreur absolue, le déshonneur d'une humanité. Ce livre qui raconte son enfer et son choix de se débarrasser un jour de son niqab au risque de sa vie est poignant. j'ai une amie belge, Fatima d'origine marocaine qui dans un livre décrit sa lutte contre le mariage forcé. Toutes ces femmes sont en souffrance et j'en veux particulièrement à ces converties françaises qui s'en vraiment bien s'en rendre compte participent à cette horreur, ces mini camps de concentration portatif ou se concentre justement toute la misère de la solitude et de l'abêtissement. Ces femmes sont des proies avant de devenir des victimes. Il leur faut beaucoup de courage pour vaincre et renaître femme. C'est pourquoi l'attitude du Président de la Ligue des Droits de l'Homme qui considère que le niqab ou la burqa relève de la liberté de la femme est une honte. Honte pour son association, honte pour les militants de celle-ci qui j'espère ne se reconaissent pas dans ce propos. Que dire du MRAP qui dès lors que l'on parle de l'islam nous renvoie comme un retour de flamme l'idée de la « stigmatisation ». Pour Monsieur Aounit, l'islam est intouchable ni à la marge et encore moins dans la pratique sectaire de celui-ci! A quand ces braves militants des droits divers et variés de l'homme protesteront-ils lorsque ces droits entrent en conflits avec les droits de la femme personne humaine au même titre que l'homme. Est-ce parce que dans le Coran la femme n'existe que pour moitié des droits de l'homme? Est-cela leur idée des droits de l'homme? Faire qu'ils ne soient que les droits de l'homme sans ceux des femmes? Les mois passent, les années et rien ne change véritablement puisque nous observons pour tous ceux qui ont les yeux ouverts à une véritable offensive des intégristes sous le regard d'une intelligentsia qui n'ose rien dire tétanisée qu'elle est par les possibles accusation d'islamophobie. Pour ma part, il y a déjà quelques années que je me bat pour les droits des femmes. depuis lors, mon combat m'a catalogué parmi les islamophobes, les racistes, les franchouillards et autres bêtises qui loin de m'arrêter, m'incite au contraire à continuer le combat pour la liberté de la femme, la liberté de penser, la liberté d'expression. Plus que jamais, le mot résistance signifie résister à cette pression des bien-pensants qui ne veulent pas faire de vagues et s'imaginent qu'il suffira d'être encore plus servile, plus soumis, plus tolérant, plus compréhensifs pour que cela s'arrange. Pauvres fous! C'est un peu faire comme ces dirigeants de la III éme république qui ont renoncé à combattre et ont déposé les armes devant l'une des dictatures les plus sanguinaires. Vouloir l'asservissement de la femme, en faire une soumise en prison de voile, refuser sa libre pensée, son existence d'être humain, la frapper en cas de désobéissance pour son bien n'est, ni plus ni moins, que la volonté d'asseoir une dictature sur la moitié de l'humanité. Au nom du plus terrible des dictateurs que l'homme a inventé: Dieu. Un Dieu de vengeance, un Dieu de punitions, un Dieu qui compte les points qui fera de vous l'un des participants à son paradis dont jamais personne n'est revenu. Un Dieu qui finalement permet à des homme bien vivant de vivre avec les plus grands égards. Nous français, avons fait et permis la séparation de l'église et de l'état. Avons permis la libre expression, la liberté de culte dans le respect des libertés publiques et singulièrement celles de la femmes. Nous ne pouvons pas accepter que d'autres religieux s'autorisent, se permettent et parfois avec violence et mépris de nos lois des actes contraires à l'essence même de notre histoire. J'en appelle à la résistance de tous les français qui doivent appuyer le gouvernement dans sa volonté d'interdire tous les effets qui réduisent la femme à un objet. De même, je demande au gouvernement de rester ferme sur la laïcité que ne doit souffrir d'aucune exception, d'aucun accommodement! Que ce soit pour les mariages forcés, les infibulations, les niqabs, les burqas et d'une manière générale tout ce qui tend à réduire l'espace de liberté de notre société. Je pense particulièrement à des lois sollicitant une sorte de « délit de blasphème » qui démange quelques associatifs collabos! Je voudrais conclure par des extraits du livre de cette femme qui, au risque de sa vie, a réussit à se libérer. Ce n'est pas la directrice de l'école de ses enfants ni même la maîtresse d'école qui l'ont véritablement aidé. Belle exemple de solidarité féminine! J'espère que d'autres femmes pourront le faire et que l'on en finisse avec ces horreurs.

Gérard Brazon

 

(...) à la porte de l'école, j'ai dû décliner mon identité ; le niqab n'a pas posé le moindre problème, je n'étais d'ailleurs pas la seule maman fantôme du quartier, et j'ai eu droit au sourire amical de la directrice, puis de la maîtresse, qui n'ont fait aucune allusion à mon visage dissimulé. (...)


(...) Et j'ai très vite intégré les règles de ce jeu, qui sont des règles absolues, intransgressibles. Ainsi, les «soeurs» ne m'appelaient jamais par mon prénom, il me paraissait inimaginable d'appeler l'une d'elles par le sien : on ne prononce jamais le prénom d'une femme en niqab, un homme ou n'importe quelle personne étrangère pourrait l'entendre, or nul ne doit le connaître. (...)

 

(...) il m'était interdit d'éclater de rire, de blaguer, de m'exclamer, évidemment de lancer des mots vulgaires : seuls les mots «propres», prononcés doucement, m'étaient autorisés.(...)

 

(...) Je ne pouvais pas avoir une discussion normale avec quiconque dans mon entourage, puisqu'il était entendu que j'avais dépassé la normalité pour devenir un être supérieur. C'est du moins ce qu'ils croyaient. Ils ne savaient pas que, désormais, j'étais rien! 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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