Histoire de France: De Munich à Vichy par Annie Lacroix-Riz

Publié le 12 Juillet 2011

J'ai hésité à diffuser cette vidéo, car clairement, madame Annie Lacroix-Riz, ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée d'histoire et professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 7, est me semble-t-il une nostalgique du communisme ou du moins de son idéal à moins que mon anticommunisme m'aveugle. Je vais donc partir à sa découverte pour vérifier. A ce propos je lirai avec plaisir un livre d'elle sur les méfaits du communisme dans le monde. Je vais pouvoir attendre longtemps je crois.

Bref, elle donne des excuses aux communistes français y compris concernant le pacte germano-soviètique de Staline et d'Hitler.

Une fois cette mise au point faite sous réserve de mon aveuglement, je dois dire que j'ai appris sur mon histoire contemporaine. Sur la puissance des banques, des finances et des entreprises. J'ai découvert des aspects dont, confusément, je refusais la réalité comme la trahison des élites de l'époque.

Certes, je n'ai rien appris sur les socialistes et les radicaux! Ceux-là, n'ont aucune leçon à donner comme je le dis souvent aujourd'hui. Mais cet éclairage d'Annie Lacroix-Riz est à voir .  

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La Collaboration, avons-nous tous appris, est la conséquence de la terrible défaite de 1940. Mais si la défaite avait été elle-même le résultat d'une «collaboration» déjà fort bien anticipée entre une fraction de l'appareil d'État et des milieux d'influences français, et un déjà quasi-occupant nazi ? La question est taboue. De plus, comment imaginer que, tel le joueur de flûte d'Hamelin, les ennemis acharnés de la démocratie fusionnés avec les stipendiés de Berlin et de Rome aient pu si efficacement, et dans les normes du secret, faire d'une part suffisante du haut personnel de la Troisième République les complices de sa destruction ? 
Comment? Il fallait d'abord rouvrir le dossier, bien scellé par ce qui nous restait d'illusions, et revenir aux archives. Le constat est accablant. Annie Lacroix-Riz a réuni les mille pièces à charge d'une incontestable entreprise de subversion de l'État républicain. 
Il fallait ensuite reconstituer ces cheminements de corruption et de connivence qui ont fini par placer le centre de gravité de la trahison au cœur même de l'État. S'il est un mythe intenable, c'est celui d'un complot aux franges, de l'autre côté d'une ligne Maginot de sécurité républicaine qui aurait tenu jusqu'à l'invasion: en réalité, toute une chaîne de complicités, de l'extrême-droite aux rassurants radicaux, en passant par l'Etat-major, a voulu la mort du régime. À n'importe quel prix. 
Certaines n'ont peut-être pas complètement disparu: ce vieux malaise d'une part de nos élites avec le double fait national et démocratique... 

Annie Lacroix-Riz, ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée d'histoire, est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 7
www.historiographie.info

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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francis CLAUDE 13/07/2011 18:04



Mr Paul l'anticomunisme en peut pas etre primaire mais seleument salutaire



Paul 13/07/2011 11:12



Très drôle le "mea-culpa". Avouez qu'hier, à la même heure, vous ne saviez pas qui était Annie Lacroix-Riz...


Sinon, vous vous trompez sur elle, son travail et son engagement politique : elle ne soutient pas, par exemple, J.L Melanchon.


Et oui ! Il est des cas qui ne rentrent pas dans vos "cases" anti-communistes primaire.