Histoire de France: Le 9 juin 721, bataille de Toulouse.

Publié le 31 Juillet 2011

Proposé par Marie Claire Muller.

Bataille de… Poitiers? - 9juin721

page 632 de l'article de 1924 du Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest (pages 632 à 642) exhumé des archives numériques Gallica de la Bibliothèque Nationale de France, gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65720z/f151L’article reproduit ci-après date du troisième trimestre de 1924. A l’époque, la grande mosquée de Paris n’existait pas encore (elle ne fut inaugurée qu’en 1926).
Il provient du Bulletin de la Société des antiquaires de l’Ouest (Tome sixième, 3ème série, années 1922 à 1924, pages 632 à 642) et a été exhumé des archives numériques Gallica de laBibliothèque Nationale de France, gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65720z/f151.
On sera frappé à sa lecture des nombreux parallèles avec la situation actuelle, comme, par exemple, l’arrivée des musulmans en Espagne via Ceuta (déjà !).
Mais le coeur de cet exposé consiste en la démonstration, reproduction de textes historiques à l’appui, que la description de la bataille de Poitiers emprunte de nombreux éléments à une autre bataille, moins connue mais toute aussi décisive, sinon plus, qui eut lieu onze ans plus tôt : la bataille de Toulouse du 9 juin 721, où le prince Eudes d’Aquitaine écrasa les musulmans devant Toulouse.

La durée de l’invasion Musulmane en Aquitaine fut de 40 ans après que les sarrasins furent venus, dixit les chroniqueurs de l’époque, « atout leur fames et leur enfans comme se il deussent tous jours mès habiter en France » (« avec femmes et enfants, comme pour s’installer définitivement en France »), aidés en cela par ce même prince Eudes, dans le but d’affaiblir son adversaire d’alors, Charles Martel.
Puis Eudes retourna sa veste, s’allia à Charles et chassa finalement les musulmans, car leurs bandes « plus ou moins nombreuses, allaient ravager l’Aquitaine ou la Bourgogne et revenaient chargées de butin » (cela évoque sans doute vaguement quelque chose à notre version contemporaine des « guerriers Francs » : gendarmes, policiers, juges, gardiens de prison…).
Heureusement, les musulmans, subitement occupés à des guerres intestines outre-méditerranée (le printemps arabe de leur époque…) perdirent de vue l’invasion de l’Europe. Ils la perdirent d’autant plus de vue que les guerriers Aquitains et Francs avaient douché leurs ardeurs guerrières par les victoires successives de Toulouse puis de Poitiers.

En ce début de XXIème siècle, les (ir)responsables du PS & Cie qui favorisent l’immigration musulmane pour en récolter le vote et affaiblir leurs adversaires UMP & Cie ne font rien de moins qu’exactement la même chose qu’Eudes vis à vis de Charles Martel.
Si l’on en croit les leçons de l’histoire qui n’est plus enseignée (pour soigneusement éviter que les français se disent qu’il est finalement toujours possible de refaire ce qui a déjà été fait…), PS & Cie devraient donc, au bout de 40 ans environ, retourner leur veste comme Eudes et s’allier à l’UMP & Cie pour contribuer à chasser les musulmans, qui à leur tour devraient se concentrer sur leurs guerres intestines printanières et perdre de vue l’invasion de l’Europe, douchés par les victoires des « guerriers » Suisses (interdiction des minarets) et Français (interdiction de la burka).

On sent nettement (et pas seulement à Toulouse mais dans toute l’Europe), un net frémissement du ras-le-bol face à l’invasion par les mosquées, le halal, les foulards, les burkas et autres coraneries. Ce frémissement se concrétise en Europe par l’irruption sur la scène politique de personnalités comme Geert Wilders en Hollande et Oskar Freysinger en Suisse.

Si l’on considère le regroupement familial de 1973 comme le point de départ de l’invasion musulmane de la France, nous approchons, en 2011, de ces quatre décennies fatidiques de l’époque d’Eudes & Martel.
Et, en effet, pour la première fois depuis des siècles, la victoire de 721 a été officiellement commémorée à Toulouse en 2011. Les musulmans venus s’installer sur place depuis 30 ans « atout leur fames et leur enfans comme se il deussent tous jours mès habiter en France » n’ont pu, dixit la presse locale, que s’étrangler de rage sans doute ou peut-être.

En France, ce frémissement se manifeste par l’irrésitible ascension de Marine « MMXII » Le Pen, d’une part, et par certains rapprochements Eudiens du PS & Cie vers certaines positions Martelienes de l’UMP & Cie. C’est par exemple, le baron Ecolo de Sevran qui demande l’intervention de l’armée et Ségolène, Princesse du Poitou, qui l’approuve ou encore Manuel Valls qui dénonçe le règne des « bandes » d’individus « qui mettent à sac des quartiers ».

Il est des Signes qui ne trompent pas : la décennie qui vient, à commencer par l’année 2012, va être cruciale.

La bataille de Poitiers

ENTRE CHARLES-MARTEL ET LES SARRASINS

L’Histoire et la légende ; origine de celle-ci.

Par le Commandant Comte LECOINTRE

Parmi les faits les plus célèbres de notre histoire, on peut citer à coup sûr la bataille livrée près de Poitiers en 732 par Charles-Martel aux Sarrasins. Il est généralement admis que cette victoire sauva la Gaule du joug des infidèles, qui auraient subi un épouvantable désastre. Tout récemment encore [Rappel : ce texte date de 1924], deux de nos écrivains les plus connus MM. Anatole France [Note : dans son roman La vie en Fleur] et Georges Goyau [Note : probablement dans son livre de 1921 Histoire religieuse de la France (sous la direction de Gabriel Hanotaux)], parlaient de cet événement, l’un pour le bénir, l’autre pour le déplorer [Note : A. F. fait dire à l'un de ses personnages que le jour le plus funeste de l'Histoire de France c'est "le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l'art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque ».]
Cependant aucun des historiens du temps ne parle de l’intention qu’auraient eue les Sarrasins de conquérir la Gaule en 732 et leurs récits ne semblent pas indiquer que la défaite des infidèles ait été aussi complète qu’on le croit généralement.

La chronique de Sigebert de Gembloux, écrite au XIIe siècle, et les grandes chroniques de Saint-Denys encore postérieures ont les premières affirmé que les Sarrasins envahirent la Gaule en 732 pour s’y installer et qu’ils subirent à Poitiers des pertes formidables.
Le très long espace de temps qui sépare la rédaction de ces chroniques de l’événement qu’elles racontent n’est pas une raison suffisante pour révoquer en doute leurs assertions, car leurs auteurs auraient pu utiliser des documents disparus aujourd’hui. Mais nous croyons pouvoir indiquer les sources anciennes auxquelles ces écrivains ont emprunté les renseignements qu’ils rapportent à l’invasion de 732 et il est facile de prouver que ces vieux récits concernent non pas la bataille de Poitiers, mais celle de Toulouse livrée onze ans auparavant. [Note : le soulignement est un ajout]
Avant de comparer et de discuter ces textes, il paraît utile de rappeler brièvement l’histoire des invasions sarrasines en Gaule.

Les Sarrasins, débarqués en Espagne en711, conquirent rapidement la péninsule et s’y installèrent en maîtres. Vers 720, ils franchirent les Pyrénées et pénétrèrent dans la Gaule gothique.
A cette époque, Eudes, duc d’Aquitaine, était en état de guerre avec Charles-Martel, contre lequel il avait marché au secours de Chilpéric et de Ragenfried. Arrivé après la défaite de ses alliés, il avait enlevé le roi et ses trésors et s’était retiré dans ses Etats, où Charles n’avait pas osé le poursuivre. Devant la menace sarrasine, Eudes écouta les propositions de paix du maire du Palais; il lui remit Chilpéric et ses trésors et en obtint, sinon des secours, au moins l’autorisation de prendre à sa solde des guerriers francs.
Il était temps ; après avoir pris Narbonne et y avoir mis garnison, les Sarrasins envahirent l’Aquitaine et assiégèrent Toulouse. Eudes marcha contre eux avec une armée d’Aquitains et de Francs. Les Musulmans vaincus s’enfuirent après avoir subi de grosses pertes.

Dans les années suivantes, les Sarrasins achevèrent, presque sans coup férir, la conquête de la Gaule gothique, c’est-à-dire du pays compris entre les Cévennes, le Rhône et la mer. Quant au reste de la Gaule, ils se contentèrent d’y faire de fructueuses razzias. Sans cesse des troupes, plus ou moins nombreuses, allaient ravager l’Aquitaine ou la Bourgogne et revenaient chargées de butin. La plus fameuse de ces expéditions est celle qui, en 723, prit et pilla la ville d’Autun; mais, partout, les vieilles annales de nos abbayes sont à cette époque remplies du récit de leurs atroces dévastations.
Eudes essaya de conjurer ce fléau en poussant à la révolte contre les Arabes le gouverneur maure de la Cerdagne qu’il savait mécontent et auquel, pour le décider, il donna même en mariage sa fille naturelle, la belle Lampégie. Cette tentative ne lui réussit guère.
D’une part, Charles, averti par ses espions, pensa que le duc voulait rompre leur traité et vint deux fois ravager l’Aquitaine dans le courant de l’année 731.
L’émir Abd-er-Rhaman, de son côté, prévenu de la trahison du gouverneur de Cerdagne, réunit une nombreuse armée et, au printemps de 732, marcha contre le rebelle, qui, surpris, fut rapidement vaincu et tué. Se voyant à la tête de troupes considérables, en une saison favorable, l’émir résolut d’aller piller l’Aquitaine, ce qui était une façon élégante d’occuper et de solder ses guerriers. Rejoignant la vallée de l’Ebre, il la remonta, passa par Pampelune et traversa le pays basque pour envahir l’Aquitaine qu’il mit à feu et à sang. Eudes essaya de disputer aux Infidèles le passage de la Garonne et de la Dordogne ; il fut écrasé. Les Sarrasins continuèrent leur marche vers le Nord, tuant, pillant et brûlant tout sur leur passage. Ils venaient de ravager et d’incendier la basilique de Saint-Hilaire et, négligeant la ville de Poitiers, trop pauvre et trop forte, ils se dirigeaient vers Tours, pour piller la riche abbaye de Saint-Martin, quand ils rencontrèrent Charles-Martel.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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Francis CLAUDE 31/07/2011 12:56



oui mais a lire juste pour ce faire plaisir.. chere Marie-Claire ,car de nos jours pour continuer dans la meme logique que l'article, je ne suis pas du tout sur qu'ils vont rencontrer Charles
Martel...ni Charles  de Gaulle non plus!.