Histoire: Les racines sont les clefs du présent et notre avenir. Pourquoi les supprimer?

Publié le 3 Août 2010

          Au delà du discours politique, il y a avait une constante qui consistait à enseigner l'Histoire de France. Lorsque l'on sait comment va être traité cet enseignement, il y a fort à parier que les génération futures ne sauront même pas qui sont les personnages sur nos façades et monuments historiques.

Posez la questions à cette jeunesse et vous verrez bien le néant qui s'ouvre. Ecoutez les réponses à certains jeux télévisés et vous comprendrez que notre mémoire se délite. Que restera t'il de nos anciens morts au champ d'honneur lorsque l'on enseignera plus facilement les empires africains que les révolutions, les guerres de 1870, 1914, etc. Dans deux générations, le général de Gaulle sera plus connu comme étant celui qui aura donné l'indépendance plutôt que le libérateur de la France. Quant à Napoléon 1er qui est encore adulé aujourd'hui et qui reste encore le personnage le plus connu dans le monde, il ne sera plus que quelque chose coincé entre les gaulois et l'Egypte. Pitoyable avenir pour faire de la place aux nouveau peuple sans doute... Un peuple sans Histoire est un peuple mort.

 

Gérard Brazon 

 

Interviews de Dimitri Casali et Denis Tillinac

La Dépêche du Midi :

[...] L’Histoire de France est-elle en danger à l’école ? Oui, depuis au moins soixante ans ! Le problème de fond est que notre mémoire nationale est aujourd’hui agressée, concassée. La mythologie identitaire nationale forgée par les instits, ces fameux Hussards noirs de la République, est attaquée. A travers la repentance, liée aux lois mémorielles [NDLR : nécessité d'aborder l'esclavage, le colonialisme… sujets jadis masqués des programmes scolaires] on aboutit à une survalorisation des minorités. Oui, Louis XIV a institué le Code noir, certes Napoléon a rétabli l’esclavage, mais ces deux personnages doivent rester des gloires nationales. On vit aujourd’hui une occultation mensongère des racines catholiques de la culture française.

 

Article de l’historien Dimitri Casali

d’Eric Brunet, écrivain et journaliste à France Télévisions :

         La lecture des 116 pages des nouvelles instructions officielles pour les programmes scolaires est surréaliste pour ne pas dire affligeante !

François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon vont être réduit à leur plus simple expression dans les programmes de l’année prochaine au profit des empires africains Songhaï et du Monomotapa ! Cette décision officielle a été prise cette année au nom de « l’ouverture aux autres civilisations de notre monde » et n’a pour l’instant était que très peu ébruitée. Cette nouvelle ahurissante bouleverse les grands repères et les bases de l’enseignement des jeunes Français et laisse les historiens sans voix…

L’étude de la Révolution et l’Empire sont sacrifiés pour mieux pouvoir étudier les grands courants d’échanges commerciaux au XVIIIe et XIXe comprenant les traites négrières et l’esclavage.

Le nouveau programme de 4e revient donc une nouvelle fois sur les traites négrières auxquelles il propose de consacrer 3 heures alors que toute l’histoire de la Révolution et l’Empire est expédiée en moins de 8 heures… contre 12 heures auparavant.

Pire encore, le programme donne la possibilité de traiter la période de la Révolution uniquement jusqu’en 1799. Libre alors au professeur de s’abstenir totalement d’évoquer le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, éludant ainsi de nombreux évènements fondamentaux de notre histoire ! [...]

Autre exemple édifiant, Louis XIV qui constituait un temps fort du 1er trimestre de 4e est remplacée par un thème appelé l’ « Emergence du roi absolu ». Le Roi Soleil est désormais renvoyé en 5e à la fin du mois de juin, au terme d’un énorme programme sur lequel on se sera longuement attardé sur les civilisations africaines du Monomotapa et Songhaï et sur la traite orientale. Le risque pour Louis XIV d’être totalement passé sous silence est donc évident !

On voudrait faire disparaître Louis XIV et Napoléon dans les oubliettes de l’Histoire que l’on ne s’y prendrait pas autrement. [...]

 

Il n’ y a pas d’arbres ni de plantes sans racines ! Il n’ y a pas d’avenir sans passé disait Victor Hugo.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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JB 08/08/2010 01:11



Une pétition a été lancé par un collectif sur www.histoire-avenir.fr


 


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