Histoire: peut-on autoriser ou interdire la torture ? Les communistes en Algérie Française.

Publié le 28 Juin 2014

Avec des photos choc et des phrases décalées qui prêtent à sourire quand on les met dans la bouche de leurs auteurs, Amnesty International Belgique sensibilise sur l'horreur de la torture mais aussi sur l'inefficacité de ces méthodes barbares :

"Les gouvernements qui ont recours à la torture et aux mauvais traitements prétendent obtenir ainsi de précieuses informations", explique Philippe Hensmans, Directeur de la section belge francophone d'Amnesty International. "Mais l'histoire a démontré que les personnes torturées sont le plus souvent prêtes à dire n'importe quoi pour que la douleur cesse - toute la vérité, une partie seulement ou son contraire".

Amnesty rappelle que depuis 1984, 155 Etats ont ratifié la Convention des Nations Unies contre la torture, dont on commémore cette année les 30 ans, mais que dans 141 d'entre eux, l'organisation a signalé des cas de torture et d'autres mauvais traitements ces cinq dernières années.

La torture est un sujet délicat que l'on ne peut rejeter d'un revers de manche en cas d'urgence. Au sujet des prises de position du général Aussaresses sur la torture en Algérie qui a permis de combattre avec succés le terrorisme des poseurs de bombes du FLN contre les civils dans les restaurants d'Alger pour semer la terreur. Morts, handicapés, femmes, hommes, enfants. (Guerre d'Algerie - Poseurs de bombes) - Le téléphone m'apprend qu'une bombe a éclaté au casino de la Corniche, tout proche de chez moi.  Brothier et moi nous nous précipitons. Le spectacle qui nous est offert n'a pu s'effacer de notre mémoire ! Toute une jeunesse joyeuse, venue danser au terme de ce beau jour de fête,  est massacrée.

Alger le journal d'alger 1957

Que fallait-il faire ? Offrir des fleurs au FLN, proposer le thé pour discuter ou utiliser tous les moyens y compris la torture contre des "assassins" de l'ombre dont certains ont leurs noms de rues et places dans des villes française communistes aujourd'hui.

Le choix: c'est la différence entre les bonnes âmes en temps de paix et l'urgence en temps de guerre. Le plus cynique, c'est Jacques Chirac qui était un jeune lieutenant pendant la guerre d'Algérie et qui savait à cette époque, l'état d'urgence et les massacres de victimes innocentes commis par le FLN. Son action contre Aussaresses a été indigne. 

Né en 1918 dans le Tarn, Paul Aussaresses se porte volontaire en 1941 pour travailler dans les services secrets en France. Il s'engage ensuite auprès de ce qui deviendra la DGSE. Après avoir combattu en Indochine, il rejoint le général Massu en 1957 qui lui demande de rétablir l'ordre à Alger. Il se retrouve à la tête de ce qu'il appelle lui-même "un escadron de la mort".

C'est au cours de cette mission, en pleine guerre d'Algérie, que le général Aussaresses pratique lui-même et cautionne la torture sur certains de ses prisonniers. Dans un livre publié des années plus tard, il l'assume, toujours "tolérée, sinon recommandée" selon lui par les politiques, notamment le général Massu, à qui il rendait des comptes chaque jour. Il va plus loin en estimant qu'elle "devient légitime quand l'urgence s'impose". Des propos qui provoquent un tollé.

En 2001, au journal télévisé de France 2, Paul Aussaresses exprime "des regrets mais pas de remords".

En plus d'une vive polémique et de l'indignation, ses paroles déclenchent une procédure judicaire. Le général Aussaresses est condamné, au terme d'un procès qui a fait beaucoup de bruit, en 2004, à 7.500 euros d'amende pour apologie de la torture. Dans la foulée, Jacques Chirac qui s'est dit "horrifié" par ces propos, lui retire la Légion d'honneur.

Décidement, ce Jacques Chirac débonnaire qui savait taper sur le cul des vaches n'était vraiment qu'un radical-socialiste.... on peut se douter du jugement de l'histoire !

Alger Point-Pescade casino de la corniche

 

 

  • les paras arrêtent   Maurice Audin,  communiste,   chef de réseau,   professeur à l'université d'Alger, 
    il avait obtenu sa mutation en 1953 afin de participer à l'insurrection qui s'annonçait. 

    C’est lui   et ces complices 
    qui était chargé de caché et de transférer vers le maquis, les tueurs F.L.N. recherchés par les parachutistes. 
  • Les arrestations des membres du réseau communiste 
    marquera le début de la seconde partie de la Bataille d’Alger et la fin des poseurs de bombes.
  • Sources

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article