Hitler et Islam /2: c'est bien plus qu'une complicité. Une fascination réciproque. Par Claudio Mutti

Publié le 30 Décembre 2013

Salut nazi musulman

Deuxième et dernière partie sur un sujet d'importance qui nous permet de comprendre que le national-socialisme n'est pas un ennemi de l'islam. Bien au contraire.

C'est pourquoi l'expression "nazislamisme" trouve toute sa signification. L'islam est un système totalitaire, inégalitaire, un système mettant en coupe réglée toute la société depuis la vie publique jusqu'à l'intime. 

Un système politique qui nie la démocratie, la laïcité et ne reconnait rien d'autres que son chef, la oumma et Allah. Toutes personnes aimant la liberté d'expression, la liberté de vivre et de penser librement est visée par ce système.

Avant toutes choses, il faut bien se dire que l'islam n'est pas une religion mais une dictature. La plus violente qui soit puisque le dictateur est mort il y a 14 siècles au service d'un dieu qui est par définition immatériel mais au service d'une multitude de serviteurs bien récompensés au nom d'Allah. L'horreur absolue

Gérard Brazon 

Par Claudio Mutti

Au Liban, le PNSS [Parti national-socialiste syrien, je suppose] était entré en scène en 1937. Il préconisait la naissance d'une « Grande Syrie » du Taurus à Suez et de la Méditerranée au désert; un tel organisme, qui avait aussi adopté les signes extérieurs du nazisme, prônait cependant la séparation entre l'Etat et la religion, cela même si ses militants étaient en grande partie musulmans – à la différence du fondateur Antûn Sa'âdah, qui était de foi orthodoxe. Quand les alliés envahirent la Syrie, en juin 1941, les forces du gouvernement de Vichy engagées dans la défense du pays comprenaient outre des troupes françaises, huit bataillons syriens et trois libanais.

 

En Iran, l'hostilité populaire à l'égard des Anglais facilita, après 1933, les relations avec l'Allemagne et l'influence allemande dans le pays. Suite à l'agression anglo-soviétique de 1941 et à la décision de Rîza Shâh de se soumettre à la volonté des envahisseurs, un bon nombre d'officiers se prononcèrent pour la continuation de la lutte au côté de l'Axe. Ainsi, après l'abdication de Rîzâ Shâh, une partie de la population continua à combattre contre les occupants, un groupe d'agents allemands fut parachuté en Iran avec la tâche de maintenir la liaison entre les rebelles et l'Allemagne.

 

En Egypte aussi, on rencontrait de grandes sympathies pour l'Allemagne. Un témoignage tangible en était l'existence d'un fort Parti nationaliste arabe, qui constituait un front anti-britannique avec les Frères musulmans et une grande partie des cadres de l'armée. Ce fut ainsi que, confiante dans la victoire de l'Axe en Afrique du Nord, l'armée égyptienne resta l’arme au pied lors de l’avance des troupes italo-allemandes, tandis que dans tout le pays avaient lieu des manifestations populaires en faveur de Rommel. Les Anglais réagirent en imposant au Roi Farouk un premier ministre pro-britannique et en incarcérant comme agents de l'Axe six mille Egytiens. Cela n'empêcha pas que pendant toute la durée du conflit les Chemises vertes opèrent activement en faveur du Reich. En 1945, encore, les Frères musulmans éliminèrent une haute personnalité égyptienne qui s'était déclarée favorable à l'entrée en guerre de l'Egypte contre l'Allemagne.

 

Quant à l'Afrique du Nord colonisée par les Français, il faut mentionner les Deutsche-Arabische Truppen (trois mille volontaires tunisiens enrôlés à la fin de 1942), la Phalange africaine (trois cent musulmans et colons français, embrigadés dans la 334a division d'infanterie de la Wermacht) et un nombre non précisé de volontaires agrégés à la MVSN italienne. Parmi les Algériens et les cinq à six cent volontaires, regroupés dans une Légion nord-africaine qui opéra contre les partisans. D'autres volontaires nord-africains, diversement encadrés, combattirent sur le front de l'Est ; d'autres encore menèrent à terme des missions de sabotage dans l'Algérie occupée par les Français (parmi ces derniers citons Muhammad Sa'îd, qui fut ensuite un chef militaire du FLN et un ministre de l'Algérie indépendante).

 

La contribution des populations musulmanes de l'URSS ne manqua pas aux Waffen-SS : Tatars de Crimée, Caucasiens, Kirghiz, Ouzbeks et autres groupes ethniques turco-orientaux donnèrent environ cinquante mille combattants, incorporés dans diverses unités militaires : la Hârûn ar-Rashid, la Turkestan, etc. Les détachements qui, durant l'été de 1944, opérèrent à côté des Allemands au sud du Pô contre les partisans de l'Emilie étaient précisément constitués d'éléments turcs orientaux, aussi on les appelait communément les « Mongols ».

 

Nous avons déjà évoqué la Légion indienne, fondée par Chandra Bose en accord avec al-Husseynî. La Indische Legion, créée en Allemagne le 23 septembre 1943, regroupait cinq mille hommes, hindous, musulmans et sikhs. Elle fut le premier noyau de l'Armée nationale indienne, qui accueillit dans ses rangs, en Asie, trente mille volontaires. La Légion fut intégrée plus tard dans la Waffen-SS avec le nom de Freies Indien. D'autres Indiens (hindous et musulmans) combattirent dans la 18. SS Freiwilligen-Panzer-Grenadierdivision « Horst Wessel ». Des groupes de guérilleros musulmans, enfin, soutinrent la bataille de l'Axe en opérant contre les Anglais en territoire indien.

 

De même, dans le reste de l'Asie musulmane, l'Axe jouissait d'une vaste sympathie populaire, d'autant plus que l'Allié extrême-oriental de l'Allemagne, professait un grand respect pour l'islam que ce soit en Malaisie ou en Indonésie, où courrait la rumeur que le Tennô serait devenu musulman et aurait restauré le Califat ; de nombreux Japonais avaient d'ailleurs étudié l’arabe et s'étaient initiés à l'islam. Les Indonésiens n'opposèrent donc presque aucune résistance aux Japonais, lesquels furent au contraire accueillis comme des libérateurs. Les chefs du Sarek Islam et des mouvements nationalistes incarcérés par les Hollandais, furent libérés par les Japonais et collaborèrent avec ces derniers dans la perspective de la « Grande Asie Orientale ». Rassemblés dans la ligue Masjumi, dont dépendait l'organisation paramilitaire Hizbullâh, les musulmans constituèrent à Java, à Sumatra et à Bornéo, une armée volontaire qui aurait dû affronter, à côté des Japonais, l'invasion alliée que l'on craignait. Après l'écroulement du Japon, ces forces armées musulmanes rendirent possible l'indépendance de leur pays.

 

Une démonstration emblématique de l'influence que l'islam exerça sur des représentants de premier plan de la culture et de la politique nationale-socialiste est fournie par la conversion de Ludwig Ferdinand Clauss (1891-1974), chercheur en linguistique indo-européenne et en philologie germanique. Dans le domaine des études raciales, il élabora une théorie « psicanthropologique » qui s'impose comme une alternative à la conception biologique. Clauss vécu longtemps chez les musulmans du Moyen-Orient et publia une série de livres qui firent connaître au public allemand la vie et les coutumes de ces populations : Als Beduine unter Beduinen (1931), Semiten der Wüste unter sich (1937), Araber des Ostens (1943).

 

Des cas de ce genre se multiplièrent dans les années qui suivirent la fin du second conflit mondial, quand de nombreux militants nationaux-socialistes embrassèrent l'islam et exercèrent des fonctions de différents genres dans certains pays musulmans, comme l'Irak, la Syrie et surtout l'Egypte.

 

Le cas de Johann von Leers est exemplaire à ce sujet. Membre dirigeant du NSDAP à la fin de 1929, colonel SS, rédacteur de Der Angriff, auteur de différentes études d'anthropologie, le professeur d'université von Leers fut l'intime collaborateur de Goebbels, lequel lui confia la direction du Nordische Welt, organe de la Société pour la préhistoire et la protohistoire germanique. Après dix-huit mois d'internement dans un Lager anglo-américain, Von Leers réussit à fuir en Argentine, où il dirigea un journal en langue allemande. A la chute de Péron, il se mit à l'abri en Egypte ; ici il entra en islam avec le nom de Omar Amin. Von Leers organisa au Caire l'Institut de recherche sur le sionisme, dirigea des émissions radiophoniques écoutées dans tout le monde arabe, se chargea d'une importante collection de textes islamiques destinés au public allemand et donna vie à diverses initiatives éditoriales et de propagande.

 

Des centaines de nationaux-socialistes rejoignirent l'Egypte entre 1948 et 1951.

Parmi ceux qui devinrent musulmans et qui exercèrent des fonctions d'un certain niveau dans l'Etat égyptien, citons : Joachim Daeumling, ex-chef de la Gestapo de Düsseldorf, qui réorganisa les forces de police en Egypte ; William Boeckler (Abd el-Karîm), ex-capitaine de la Gestapo, qui assuma une charge au service d'information; l'ex-SS Wilhelm Berner qui entraîna les fedayin palestiniens ; l'ex-SS-Gruppenführer A. Moser (Hasan Suleymâm), qui occupa un poste d’instructeur militaire; l'ex-commandant de la garde rapprochée d’Hitler Léopold Gleim (an-Nâsir), qui alla former les cadres des services de sécurité ; Louis Heiden (al-Hâj), ex-membre de l'Office central de sécurité du Reich, qui traduisit Mein Kampf en arabe ; Heinrich Sellman (Muhammad Sulaymân), ex-fonctionnaire de la Gestapo à Ulm ; Heinrich Willermann (Na'îm Fahum), ex-officier SS ; Erich Altern (Alî Bella), ex-commissaire de la Gestapo ; l'ex-officier SS Balmann ('Alî Ben Khader), Ludwig Zind (Muhammad Sâleh) ; Gerd von Ninzek (Ben 'Alî), Achim Dieter Pelschnik (al-Sa'îd), Ulrik Klaus (Mohammad Akbar), etc.

 

Tous ceux-ci trouvèrent dans l'islam et dans le potentiel humain représenté par l'ummah musulmane la seule force spirituelle et politique en mesure de contrecarrer l'usurocratie mondiale sortie victorieuse du conflit contre l'Axe.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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