Hollande à Washington: déni de réalité. Par Jean-François Touzé

Publié le 19 Mai 2012

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"C'est quand la chose manque qu'il faut y mettre le mot" écrivait Montherlant dans La reine morte. François Hollande a beau répéter à l'envi le terme de "convergences" pour qualifier la teneur de ses entretiens avec Barack Obama, cette bonne entente affichée et cette décontraction d'apparence ne masquent qu'avec peine la vérité des divergences constatées entre le Président de la République et celui des Etats Unis, au moment où le lien atlantique n'a jamais été si nécessaire depuis la fin de la guerre froide.


Divergences sur l'Afghanistan où le retrait de nos forces combattantes un an avant la date prévue s'apparente à un manquement à l'honneur et à la parole donnée.


Divergences sur l'OTAN avec les demandes répétées de François Hollande d'une étude sur les avantages et les inconvénients de notre retour au sein du commandement intégré, demandes qui ressemblent à s'y méprendre à un acte de méfiance.


Divergences sur le financement futur de l'OTAN et celui de l'aide partagée des alliés à Kaboul après 2014.


Divergences sur le bouclier anti missiles.


Divergences enfin et surtout vis à vis de l'Iran où, là encore, le masque de la fermeté revêtue par le Président de la République se fissure de l'appel affirmé à la négociation, à la concertation et au dialogue avec Téhéran.


Quant à la fameuse "croissance" que François Hollande ne cesse de brandir depuis des semaines de Paris à Berlin et de Berlin à Washington -et sans nul doute aujourd'hui à Camp David à l'occasion du G8- son évocation relève à la fois de l' incantation, du voeu pieux et de la vérité d'évidence.


En bon socialiste, François Hollande, enfermé dans sa bulle et obscurci par sa réussite récente,avance en niant les réalités du monde. Celles-ci le rattraperont bientôt.

Dans ces conditions, chacun sent bien des deux cotés de l'Atlantique et au delà, que le leadership qu'avait su incarner Nicolas Sarkozy en Europe tout en l'inscrivant dans un partenariat étroit avec les Etats Unis,manque déjà cruellement aux équilibres internationaux et à l'Union occidentale.  

 

Par Jean-François Touzé, Président des Nouveaux Républicains

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Claude Germain V 19/05/2012 17:44


N'oubliez JAMAIS qu'en 1936 les socialos-collabos au pouvoir faisaient defiler les troufions dans les casernes avec des fusils en
.........bois.................................................................................................


Pendant ce temps là a l'Etat Major Parisien ,un capitaine De Gaulle faisait tous les bureaux pour demander la construction de chars d'assaults...


Alors que les armureries militaires pour passer le temps ,decoupaient au chalumeau oxydrique l'armement et l'envoyaient a la fonte pour en faire ..................des boules de petanque ,enfin
bref tout ce que vous voulez.