"Hollande démission". Chut la police pourrait vous arrêter! En France le délit d'opinion est devenu une réalité.

Publié le 9 Décembre 2013

Hollande-Demission.fr

Plus de 17 avocats ont rédigé des lettres à leurs procureurs, avec copies aux ministère de la Justice, de l’Intérieur et à la présidence, pour dénoncer les abus de droits : vol de voiture et crémation de la banderole Hollande-démission, sans justification légale.

Si les lettres et mises en demeure ne produisent pas leurs effets, les assignations seront faites et tous les tribunaux compétents seront saisis.

Voici l’extrait d’une lettre :

« Je suis le conseil de Monsieur VAN HEMELRYCK David, interpellé à deux reprises en quelques jours pour des motifs qui, au regard de notre droit positif, apparaissent pour le moins inattendus.

En effet Monsieur VAN HEMELRYCK a été arrêté une première fois le [date] sur le périphérique alors qu’il circulait dans un véhicule portant un autocollant « Hollande démission ».

Il fut interpellé et son véhicule immobilisé par une vingtaine de policiers.

Il fut ensuite conduit au centre des délits routiers alors qu’on lui avait confirmé qu’il n’avait commis aucune infraction au Code de la route. Après plusieurs heures d’attente, on le laissa repartir mais sans lui rendre son véhicule qui resta immobilisé, le motif de la fiche d’immobilisation étant « publicité non autorisée ». Or, cette infraction, à supposer qu’elle soit constituée, n’est pas sanctionnée par la saisie ou l’immobilisation du véhicule.

banderole "Hollande dŽmission"

L’interdiction faite à Mr VAN HEMELRYCK de récupérer son véhicule est donc intervenue en dehors de toute base légale.

Le second événement est survenu le 29 novembre 2013, alors que Monsieur VAN HEMELRYCK se rendait à une manifestation parfaitement autorisée qui devait se dérouler à Paris, place du Châtelet.

En se rendant au lieu de la manifestation, il a déplié une banderole sur laquelle était écrit « Hollande démission ».

Il fut aussitôt interpellé et placé en garde à vue, à l’issue de laquelle lui fut remis une convocation pour une audience correctionnelle qui doit se tenir le 8 janvier 2013 pour participation à une manifestation non autorisée. Nous aurons à nous expliquer au cours de cette audience sur la pertinence de cette poursuite.

Cependant, à l’issue de son audition, le policier qui l’a entendu lui a précisé que le procureur de la République avait ordonné la destruction de sa banderole ! Faut-il que les autorités de notre pays soient fébriles au point de ne plus supporter qu’un seul individu manifeste son opinion ? Est-il indispensable, alors que la délinquance explose, de mobiliser des policiers pour poursuivre et arrêter, à plusieurs reprises, un individu bien inoffensif qui se promène avec une banderole ou un véhicule sur lequel il exprime une opinion ? Juste une opinion.

Mr VAN HEMELRYCK a exprimé son opinion sans violence, il n’a provoqué aucun trouble.

Les poursuites exercées contre lui paraissent donc particulièrement disproportionnées et injustifiées.

En outre, les sanctions dont il fait d’ores et déjà l’objet (saisie de véhicules, saisie de sa banderole en vue de sa destruction), avant même toute condamnation, apparaissent comme particulièrement préoccupantes dans un état de droit.

Je souhaite par conséquent que vous acceptiez de restituer à Monsieur VAN HEMELRYCK son véhicule et sa banderole, et qu’en toute hypothèse, cette banderole ne soit en aucun cas détruite. »

Source Le salon Beige


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Marie-claire Muller 10/12/2013 19:04



La ministre de la Famille aurait-elle peur des Mères Veilleuses ?







Le 9 décembre 2013
Elles veulent parler de leurs tripes nouées par ces lois sociétales faisant de l’enfant un objet de droit, et non plus un sujet de devoir.



 







Elles sont une centaine. Certaines enceintes, et bien enceintes. D’autres, poussettes en mains. Écharpe blanche en bandoulière, en signe de paix et de dialogue, elles viennent porter à leur
ministre de la Famille une lettre résumant leurs craintes et leurs suggestions concernant la loi Famille, ou plutôt la loi Familles en gestation. Ce travail préparatoire, elles n’y ont
pas été associées, pas plus que l’Union nationale des associations familiales. Elles s’inquiètent de l’influence sur Dominique Bertinotti d’ardents défenseurs de la procréation médicalement
assistée pour les couples lesbiens, voire des mères porteuses, à l’instar de la sociologue Irène Théry, bombardée à la présidence d’un des quatre groupes de réflexion, et qui a déjà annoncé sa
conclusion: « Ouvrir la possibilité d’adoption aux couples non mariés parce que, tout simplement, ça va de soi. »


Elles sont donc une centaine, et se sont retrouvées devant le Mur de la Paix, sur le Champ-de-Mars, à Paris. L’ambiance est bon enfant entre ces femmes de tous âges, alignées en
sentinelles avant un passage en revue. Elles marchent maintenant vers la rue Saint-Dominique, en file indienne sur le trottoir, pour ne pas gêner la circulation. Le ministère n’est plus qu’à
500 mètres, et elles espèrent encore être reçues par Dominique Bertinotti, ou à défaut par l’un de ses subordonnés, afin que, dans ce climat d’apaisement qui s’est abattu sur la France depuis
mai 2012, on puisse échanger un peu, même sans être d’accord sur tout.


Leur manifestation a été déclarée à la préfecture de police. Aucune interdiction ne leur a été formulée. Au nom de quoi, d’ailleurs ? Risquent-elles de troubler l’ordre public ? Elles
ont juste à cœur de défendre le plus faible, en permettant à chaque enfant, si ce n’est de grandir avec ses parents, du moins de les connaître, comme la Déclaration des droits de l’enfant est
censée le leur garantir. Elles veulent parler de leur conscience violée, de leurs tripes nouées par ces lois sociétales faisant de l’enfant un objet de droit, et non plus un sujet de devoir.
Elles veulent dire non à la théorie du genre, non à la littérature de jeunesse prônée dès les classes de primaire, et renvoyant hétérosexualité et homosexualité dos à dos, comme une équivalence
pure et parfaite.


Une trentaine de policiers les encercle rue Saint-Dominique. Elles s’assoient, pour résister pacifiquement à cette atteinte arbitraire à leur liberté d’aller et de venir. Les policiers, sans
doute sous-armés pour affronter la horde, laissent place aux CRS, cuirassés pour le combat… Ils regardent dans le vide pour ne pas voir la femme enceinte de huit mois assise sur la chaussée, ou
encore ces bébés en poussette qui pourraient les faire s’interroger sur le bien-fondé de tout ça. Un gradé glisse à l’oreille de son voisin : « Si la femme enceinte nous fait un
malaise, ça va être affreux. »


Au fond, ils sont sympas, ces CRS, même s’ils ressemblent à des types qui croyaient que c’était soirée déguisée, mais en fait non. Alors on en rigole. On leur trouve des slogans :
« Des primes de risque pour la police ! » On leur suggère de se méfier : un petit garçon en poussette porte un bonnet rouge. On leur offre des chouquettes.
Finalement, tout le monde est à la même enseigne en ce jour : tous otages d’un gouvernement autiste et sectaire qui, à force de dresser les Français les uns contre les autres, les poussent
à la fraternité dans une commune détestation d’à peu près tout ce qu’il entreprend.


Une heure, deux heures de tractations. Le groupe repart, mais interdiction d’approcher trop près du ministère. Plusieurs femmes aventurées se voient menacer d’une garde à vue, secourues in
extremis par un avocat qui rappelle aux policiers leur obligation de ne pas exécuter un ordre manifestement illégal. Ce qui est manifestement le cas. Après trois heures d’encerclement, une
femme et une seule est autorisée à jeter la missive dans la boîte aux lettres du ministère. La fin du rassemblement est assez violent et quelques-unes sont traînées sans ménagement. Plusieurs
ont encore le courage d’aller porter plainte pour le traitement subi.


C’était le lundi 9 décembre 2013, an II du règne de François Hollande. Des mères de famille voulaient faire part à leur ministre de leurs inquiétudes. Elles ont été reçues par une police
politique qui mériterait de donner des cours de maintien de l’ordre à Poutine et consorts. Le tout dans l’indifférence médiatique la plus totale, et notamment celle des journaux féminins
conviés pour l’occasion. Chez Elle, on était sans doute occupé à faire un classement pour savoir si Christiane Taubira, la personne de sa génération qui a probablement le plus fracturé
le pays, devait être élue femme de la décennie ou du siècle.


Elles étaient une centaine, mais en représentent des millions d’autres. Ce sont les Mères Veilleuses. Avec un grand M et un grand V.


SUR BOULEVARD VOLTAIRE

ESSYLU 10/12/2013 12:46


Vous ne m'enleverez pas de l'idée que trop de démocratie via les manipulations  tue la démocratie et que,  n'en déplaise à MLP qui veut laver plus banc que blanc du côté gauche du
lavoir,  il devient indispensable de passer à la résistance modèle 1941

Pivoine 10/12/2013 12:15


Quand je pense que la Balasko avait dit, le soir de l'élection d'hollandouille : "On est libre !"


Nous ne devons pas parler la même langue...

mika 09/12/2013 20:47


L'arrestation en question


https://www.youtube.com/watch?v=TNgpoUtw8Y4