Hollande/otages : un chef d’Etat ou un « brave type »?

Publié le 22 Avril 2013

Moulin Fournier

La libération des otages est une très bonne nouvelle, mais dans quelles conditions cette famille détenue par Boko Haram a t-elle été libérée? 

par Thierry Desjardins

La libération de la famille française qui avait été prise en otage, il y a deux mois, au nord du Cameroun est une très bonne nouvelle. Enfin une bonne nouvelle, serait-on tenté de dire au milieu de cette actualité épouvantable qui voit les plans sociaux se multiplier, nos hommes politiques, de droite comme de gauche, mis en examen, les violences verbales et même physiques se développer à propos du mariage des homosexuels et le pouvoir comme l’opposition totalement inertes devant l’accélération de la dégradation du pays.
Le père, la mère, l’oncle et les quatre enfants vont regagner Paris demain. On ne peut que s’en réjouir.

Reste à savoir, bien sûr, dans quelles conditions ils ont été libérés. En fait, on ne le saura jamais avec certitude.
Hollande nous jure qu’aucune rançon n’a été versée. Mais on imagine mal que ces rebelles-terroristes-islamistes nigérians qui contrôlent une bonne partie de tout le nord du Nigéria aient libéré nos compatriotes pour les beaux yeux du président français et pour le remercier de mener une guerre contre leurs « copains » au Mali, même si, c’est vrai, il pousse l’incohérence jusqu’à soutenir en même temps leurs « copains » en Syrie.
Il est peu vraisemblable que nos sept otages aient été libérés par une opération militaire. La présence des quatre enfants rendait ce scénario par trop risqué.
On sait que les preneurs d’otages demandaient la libération de certains de leurs amis actuellement détenus dans les prisons camerounaises et nigérianes. Laurent Fabius s’est rendu récemment à Yaoundé pour y rencontrer le président camerounais Paul Biya. Il n’est pas impossible que notre ministre des Affaires Etrangères ait alors obtenu un geste des Camerounais et des Nigérians, même s’il est, bien sûr, toujours difficile de demander à des chefs d’Etat étrangers en lutte contre leurs propres terroristes de libérer ceux qu’ils ont pu capturer pour obtenir, en contrepartie, la libération de nos ressortissants. Mais la France a encore des moyens de pression au Cameroun si ce n’est au Nigéria.
Quoiqu’il en soit, personne ne pourra jamais croire une seule seconde que la France n’a pas payé pour récupérer ses otages. Ni l’opinion publique française, ni, ce qui est plus grave, les innombrables groupuscules terroristes du monde entier qui se financent avec le trafic des otages.
La question est éternelle. Faut-il payer et donc inciter d’autres terroristes à prendre d’autres otages français ou faut-il –comme le font certaines capitales- refuser toute négociation avec les terroristes et donc abandonner à leur triste sort nos otages ?
Un gouvernement doit-il, au nom des principes et d’un réalisme froid, sacrifier ses ressortissants ou doit-il, par « humanisme », céder au chantage en capitulant devant les exigences de ses ennemis ?
En obtenant la libération de cette famille française, François Hollande n’a sans doute pas démontré qu’il était un chef d’Etat mais il a, peut-être, prouvé qu’il était un « brave type ».
Les Français lui en sauront-ils gré ? Après la satisfaction générale de voir revenir en France ces sept malheureux, les Français lui feront-ils l’obole de deux ou trois points (éphémères) dans les sondages ou lui reprocheront-ils, une fois de plus, d’avoir cédé par faiblesse ?

Dans quelles conditions les otages français détenus par Boko Haram ont-ils été libérés?

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Le président Hollande l’a assuré : aucune rançon n’a été versée pour obtenir la libération des sept membres de la famille Moulin-Fournier (dont 4 enfants), enlevés dans le nord du Cameroun le 19 février dernier par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, lequel réclamait notamment la libération de quelques uns de ses militants retenus par les autorités nigérianes et camerounaises.

Comment alors la libération de ces 7 otages français a pu se faire étant donné qu’aucune opération militaire n’a été tentée pour arriver à cet heureux dénouement. “La France a toujours le même principe, pas de versement de rançon”, a affirmé le chef de l’Etat. Effectivement, si Paris n’a certainement pas versé un seul centime, il n’en reste pas moins qu’il est fort probable que Boko Haram ait reçu de l’argent dans cette affaire.

“C’est en étant le plus discret possible que nous pouvons être le plus efficace”, a fait valoir le président Hollande, parlant de “contacts multiples” ayant permis la libération des 7 otages. En fait, Tanguy Moulin-Fournier, qui travaillait pour GDF-Suez à Yaoundé, a vraisemblablement bénéficiéd’une police d’assurance intitulée “Kidnap & Ransom”, souscrite par son employeur auprès de l’assureur britannique Hiscox.

Toutes les grandes entreprises ayant des salariés travaillant dans des zones à risques prennent ce type de précaution. Cette police d’assurance garantit le remboursement d’éventuelles rançons versées pour la libération d’employés retenus en otage, les salaires qui leur sont normalement dus pendant leur détention ainsi que, et c’est le plus important, les frais de négociation.

Or, il se trouve que Hiscox travaille avec le cabinet, également britannique, Control Risk Group, lequel dispose d’un réseau solide au Nigeria. Ainsi, ce dernier aurait été chargé par GDF Suez de mener les négociations afin d’obtenir la libération de la famille Moulin-Fournier.

Ce travail vient en complément de celui effectué par les autorités des pays concernés, en l’occurrence la France, le Nigéria et le Cameroun. Faute de précisions, et l’on ne peut faire que des hypothèses dans l’attente d’en savoir plus, il paraît probable que la libération de la famille française ait été obtenue après la remise en liberté de certains membres de Boko Haram, comme le groupe terroriste l’avait exigé dans ses revendications.



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    Rédigé par Gérard Brazon

    Publié dans #Politique Française

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    Grégoire Kengné 27/04/2013 12:08



    L’essentiel est là la grande politique du président Paul Biya a permis de sauver des vies et c’est le plus important et c’est l’occasion de remercier une fois de plus le président paul Biya pour
    son action.

    Dorothee13 23/04/2013 04:31


    Si ce n'était que moi, j'échangerai volontiers toute cette racaille politique contre tous les otages français !

    ESCLAFIT 23/04/2013 00:21


    On pourra toujours dire que l'opinion donnée n'est pas objective car celui qui donne une opinion n'est pas directement concerné par l'enlèvement des otages. Mais on peut avoir une idée directrice
    : Pour ma part, à part le cas particulier de la prise d'otages avec des enfants ce qui est exceptionnel, je considère que le fait d'être pris en otage dans une région sous pression est en partie
    de sa propre responsabilité. On peut dire aussi que les hommes ou femmes prises en otages dans une région où ils travaillent sont comme des soldats avec les risques que cela comporte, et leurs
    indemnités salariales doivent donc en tenir compte. Qu'adviendrait il si pendant les opérations au Mali un militaire français était fait prisonnier ? On sait trop ce qu'il en coûte de se promener
    dans les régions à risque, et l'exemple des deux abrutis de journalistes de France Télévisions qui ont fait prendre des risques à nos militaires en Afghanistan. Domage d'ailleurs qu'ils n'y
    soient pas restés plus longtemps.

    island girl 22/04/2013 21:44


    Le vilain nabot s'enlise ,il est la cible de tous les sarcasmes ,cela me réjouit ce faux derche est une larve immonde qui ridiculise le pays !

    aziliz 22/04/2013 20:55


    Hollande n'est ni un Président, ni un "brave type" c'est une ordure sur pattes, illégitime, entretenant une garce au crochet du contribuable et ayant tripatouillé ses biens afin de ne pas payer
    l'ISF.