Hollywood flirte avec le terrorisme. Traduction Nancy Verdier

Publié le 20 Avril 2013

Ben-Shapiro.jpgPar Ben Shapiro Nancy2013 (2)Traduction Nancy Verdier

Frontpage Mag.

 

 

 Dans le nouveau film de Robert Redford, « The Company You Keep » pas encore sorti  au niveau national, d'anciens terroristes gauchistes sont apparemment dépeints comme un groupe de héros tâchant juste de rendre leur pays plus vivable. Rex Reed, le  commentateur du New York Observer affirme que le film offre une « étude sérieuse de la validité de cet idéalisme débordant de noblesse, à la fois romantique et rebelle, porté par les radicaux des années 70. » Selon ce journaliste, « le film fournit une réflexion poussée sur le courage et le coût de la dissidence. »Mais comme l’écrit Christian Toto de Big Hollywood : «Les cinéphiles pourraient ne pas être aussi indulgents, eux qui ont encore à l’esprit les images d'effusion de sang à Boston. »

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Mais Hollywood a toujours été indulgent avec les terroristes de gauche. Dans le film de 1988 « Running on Empty » mettant en vedette Judd Hirsch et River Phoenix et réalisé par Sidney Lumet, les parents Annie et Arthur Pope sont en fuite depuis des années après l’explosion au napalm d’un laboratoire  qui a paralysé accidentellement un gardien. Ils sont séparés de leur fils, qui veut aller à Julliard ; ils ne veulent pas le laisser partir. Pour finir, ils reconnaissent que depuis toujours ils sont des combattants de la liberté, et qu’en conséquence ils doivent laisser leur fils poursuivre son rêve. «Maintenant», dit Arthur à son fils, « Vas-y  et change les choses. Ta mère et moi avons essayé. Que personne ne t’impose le contraire ».

Les commentateurs ont également adoré ce film. Janet Maslin du New York Times  l’a critiqué  essentiellement parce qu'elle trouvait la notion de terrorisme gauchiste  vieillie et inacceptable aujourd’hui. Hal Hinson, du Washington Post, qui n'a pas aimé  le film, a critiqué mollement  le terrorisme des années 60 : «Il aborde le thème du coût de l'engagement politique, en particulier le militantisme ardent des jeunes collégiens des années 60 qui, emportés dans le moment révolutionnaire, ont entrepris des actions dont ils ont payé le prix le reste de leur vie ».

Les gauchistes d'Hollywood ne sont pas non plus tellement opposés au terrorisme islamique. Que ce soit dans The Siege, où de  tyranniques agents du contre-terrorisme américain  apparaissent comme les méchants à la place des terroristes islamistes, ou The Sum of All Fears, où le terrorisme islamique est entièrement décrit à la faveur du fléau terroriste nucléaire néo-nazi, Hollywood traite le terrorisme islamique avec une surprenante marque de respect. Même dans The Kingdom, un regard pénétrant sur les djihadistes, au final, Hollywood tente de renvoyer dos à dos le terrorisme islamiste et la réplique militaire américaine.
 

Puis il y a un autre genre de terrorisme. C'est le genre de terrorisme que les gauchistes en réalité détestent par-dessus tout: le terrorisme domestique, anti-gouvernemental et non de gauche, qui, selon la gauche est une énorme menace à l'existence même de l'Amérique. Alors que la violence islamiste est rarement un sujet pour Hollywood, la violence d'extrême droite y est prise très au sérieux. Dans Arlington Road, Jeff Bridges traque  Tim Robbins l’opposant au régime et  poseur de bombe. Le personnage de Robbins babille: «Je suis un messager, Michael, je suis un messager! Nous sommes des millions à attendre de prendre les armes, prêts à passer le message ... nous sommes des millions! »Le personnage de Robbins, naturellement, est le méchant par excellence. Hollywood n'a pas encore créé un film avec un terroriste anti-gouvernemental sympathique. C'est une bonne chose. Malheureusement, ils ne sont pas opposés à leurs amis de gauche poseurs de bombes, et ils passent énormément de temps à justifier le terrorisme islamique.

 

 C'est parce que la gauche veut impérativement  que toute  violence soit perçue comme extrême droite. Chaque fois que quelque chose se passe mal, la gauche saute à la conclusion que les responsables sont des «extrémistes de droite» - qui sont des fous inspirés par Rush Limbaugh. Qu'il s'agisse de Jared Lee Loughner, qui a tiré sur Gabby Giffords et a été rapidement qualifié sans preuve d’adepte de Sarah Palin, ou James Holmes, qui a lancé le Théâtre Aurora et a été qualifié sans preuve de Membre du Tea Party, ou Lee Harvey Oswald, un communiste qui a tiré sur JFK et a été rapidement et faussement étiqueté comme un représentant du mouvement conservateur anti-JFK, la gauche meurt d’envie de légitimer sa vision du monde dans laquelle la droite est la source du terrorisme aux États-Unis.

Pendant ce temps, la gauche  voit en ses propres terroristes des combattants  d’une cause bien plus grande ou bien des combattants de la liberté comme Bill Ayers et Bernardine Dohrn, qui sont toujours tenus en haute estime dans les universités. Les opposants au gouvernement, sont des excentriques, dépeints comme le résultat de discussions radio ou télé grand public (talk radio et Fox News).

Voilà ce que Hollywood aime. Alors même que nous attendons de savoir qui a perpétré les attentats au Marathon de Boston, Hollywood sort un film de Redford confirmant la valeur morale de gens qui ont bombardé des installations gouvernementales dans les années 1960 et 1970. Après tout, ils ont de la gueule. Et nous, nous sommes juste supposés être les imbéciles qui ont créé Timothy McVeigh  à partir de la banalité du quotidien.

 

About Ben Shapiro

Ben Shapiro is an attorney and writer and a Shillman Journalism Fellow at the Freedom Center, and author of the new book “Primetime Propaganda: The True Hollywood Story of How The Left Took Over Your TV” from Broadside Books, an imprint of HarperCollins.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Claude Germain V 20/04/2013 15:21


C'est comme si en mai 68 les communistes et l'extreme gauche nazie avaient encouragé Cohn-Bendit  a mettre des bombes dans Paris , ce qu'il aurait fait tres surement
.....