Hôpital: les circoncisions dépassent les appendicectomies.

Publié le 4 Juillet 2011

Hôpital: les circoncisions dépassent les appendicectomies

L’étude menée par la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques montre qu’il y a très peu d'endroits en France où le temps de trajet vers un hôpital est supérieur à 1 heure. Selon la DREES, la moitié des femmes ont accouché à moins de 17 minutes de leur domicile. Le temps le plus élevé (29 minutes) est pour se rendre vers les CHU où sont traitées les pathologies les plus lourdes. En 2008, 16 millions de séjours en médecine, chirurgie et obstétrique ont été recensés dans l'hexagone, ce qui représente 10,3 millions de patients distincts, certains étant hospitalisés plusieurs fois, note laDREES, qui évalue à 16% la proportion de la population effectuant une hospitalisation de court séjour au moins une fois par an. Les courts séjours les plus nombreux concernent les endoscopies (1,34 million), les accouchements classiques (612300), accouchements avec césariennes (154400) et les gastro-entérites et affections du tube digestif (386600). On va plus souvent à l’hôpital pour une circoncision (87500 séjours) que pour une appendicectomie (84600).

Téléchargeable sur le site: http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er754.pdf

AME – 24/02/11

Décès après circoncision : l’enfant souffrait de cardiomyopathie

L’autopsie pratiquée lundi sur le corps de l’enfant de 2 ans décédé après une circoncision a révélé qu’il souffrait d’une cardiomyopathie. Des examens histologiques vont être effectués pour rechercher les causes de cette maladie, a indiqué le parquet, qui a souligné que l’anesthésie n’est pas une cause directe du décès. Les médecins et le personnel médical de la clinique de Mainvilliers (Eure-et-Loir) où l’enfant a été opéré doivent néanmoins être entendus par les enquêteurs, après la plainte déposée par les parents pour homicide involontaire. Admis le 9 mars à la clinique pour une circoncision sous anesthésie générale, l’enfant avait été transféré à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), en raison de complications, et y était décédé le 11mars.

lequotidiendumedecin.fr - 21/03/11

Un enfant de deux mois meurt suite à une circoncision

Un chirurgien a été jugé la semaine passée par le tribunal correctionnel d'Arzew pour homicide involontaire. L'affaire a éclaté suite une plainte déposée par la mère d'un nourrisson de deux mois décédé après avoir été circoncis. Un acte chirurgical qui a causé une hémorragie.

Ce dernier a été évacué vers l'hôpital d'El Mouhgoun où il a rendu l'âme. Accusant le chirurgien de négligence, la mère de la victime a déposé plainte. Présenté devant le tribunal correctionnel, l'accusé a nié les faits et a déclaré que la victime était hémophile. Le procureur de la République a demandé l'application de la loi à l'encontre du médecin. Pour rappel, de nombreuses campagnes de sensibilisation sur les multiples dangers inhérents à la circoncision avaient été lancées par le passé exhortant les intervenants à prendre toutes les précautions nécessaires. En outre, des appels de sensibilisation ont été lancés par les praticiens d'Oran quant au respect des conditions dans lesquelles doivent se faire ces circoncisions. Les services des urgences de la Clinique infantile de l'hôpital d'Oran ont recensé 15 cas graves d'altération de l'appareil génital après des opérations de circoncision, durant le mois de juillet 2010. Ces complications ont nécessité des actes chirurgicaux très lourds pour les patients dont l'âge varie entre 2 et 4 ans, comme le cas de ce petit garçon dont la circoncision opérée dans une clinique privée, à 10000 dinars, a tourné au drame. En 2009, 45 cas de complications après circoncision ont été recensés.

Le Quotidien d'Oran - 04/04/11

 

Les dessous d'un marché discret

Depuis 2006, seul un chirurgien peut pratiquer une circoncision en Algérie. 5 ans plus tard, les professionnels de santé se partagent un marché captif. Pédiatres et chirurgiens s'allient pour mieux «capter» la manne. Si «les barbiers» d'autrefois ont bien disparu, il est aussi vrai qu'un marché de substitution s'y est développé. 

Depuis le drame de la circoncision collective d'El-Khroub, cet acte chirurgical ne peut plus être pratiqué que par un chirurgien dans une structure sanitaire publique ou privée réunissant toutes les conditions de sécurité. Il est soumis à l'instruction ministérielle n° 6 du 5 juin 2006 relative à la prise en charge des circoncisions. Une instruction bienvenue qui visait, au départ, à apaiser la colère collective conséquemment au ratage d'El-Khroub, mais aussi pour mettre de l'ordre dans cette activité. 

Cette réglementation a, de ce fait, changé les habitudes des familles algériennes en provoquant une prise de conscience de l'importance de ce geste chirurgical. Autrement vue, la circoncision n'est plus considérée comme un acte banal. «Nous voyons affluer des personnes de condition moyenne ou défavorisée qui ont conscience de la nécessité d'accomplir cet acte en milieu hospitalier», a relevé un infirmier du CHUMustapha-PachaLe barbier et le grand oncle professionnel en la matière n'ont plus le droit d'être cités. Les parents munis du bilan préopératoire de leur enfant ne veulent prendre aucun risque. Ils mesurent l'importance de l'utilisation de l'anesthésie locale. «Avec une anesthésie, l'enfant ne se débat pas. Il est donc plus facile de procéder à l'opération et d'éviter des accidents malheureux. En plus de faciliter le travail du chirurgien, l'anesthésie présente bien d'autres vertus», explique un chirurgien. Et d'ajouter : «Les parents veulent circoncire leur fils de plus en plus tôt, ils ne veulent pas que l'enfant soient traumatisé et ait des séquelles psychologiques à long terme.» Outre l'impact positif de cette nouvelle réglementation sur les moeurs, un autre phénomène a, néanmoins, tendance à se répandre de plus en plus. L'explosion des prix pratiqués pour cette petite chirurgie. Des pratiques peu professionnelles sont employées par les pédiatres pour inciter les parents à circoncire leurs fils le plus rapidement possible. Et de ce fait, ils sont orientés vers leur cabinet ou vers des cliniques privées. Ils jouent en quelque sorte le rôle de «rabatteur». 4000 à 15000 DA. Entre la gratuité de l'hôpital public et les 15000 DA d'une clinique privée, il n'y a qu'un pas. Les parents, qui pensent que leur fils est en danger, n'hésitent pas à mettre le prix. Dépenser la somme nécessaire pour épargner d'éventuelles complications, voilà la corde sensible et l'argument de vente privilégiés. «Notre pédiatre n'a cessé de nous répéter que notre fils souffrait d'une infection urinaire et qu'il fallait le circoncire le plus rapidement possible. Il nous a tellement stressés que nous nous sommes dirigés vers la clinique qu'il nous a recommandée. Passé le moment de l'angoisse, nous nous sommes rendus à l'évidence que notre fils n'avait rien du tout. Pis, le même motif était invoqué pour d'autres parents», raconte une jeune maman. Une peur bleue dont cette mère ne se remet pas encore. Un chirurgien, sous couvert d'anonymat, soutient: «des pédiatres incitent les parents à circoncire leurs fils le plus rapidement possible pour cause d'infection urinaire alors que c'est faux. Ainsi, les parents sont pressés et n'attendent pas le rendez-vous fixé par l'hôpital et sont orientés directement chez un chirurgien ou une clinique privée». L'angoisse et le stress des parents prenant le dessus, les prix affichés pour cette petite chirurgie explosent. Ils n'obéissent à aucune réglementation si ce n'est celle du prestige. «Mon fils a été circoncis dans une clinique privée pour la sécurité, le confort et le prestige que cela représente. Plusieurs membres de ma famille y ont circoncis leurs enfants, je ne pouvais faire autrement. Je me devais de suivre la tendance sinon cela aurait fait Picsou», relève Meriem, maman d'un petit garçon de 8 mois. En deux mots: cela fait chic et classe! «à 4000 DA, notre fils a été circoncis dans le cabinet de son pédiatre. Ce dernier a amené le chirurgien qui en a fait passer plusieurs à la chaîne». La circoncision c'est aussi une forme nouvelle de sous-traitance et une sous-location en dehors de tout cadre. Si les conditions d'hygiène et de salubrité des lieux sont correctes, on est, cependant, loin de la promesse de 2006 de ne plus acter sans bloc chirurgical. Car de bloc chirurgical, il n'en est rien dans les cabinets médicaux. Ceux que nous avons eu le loisir de visiter sontau maximum équipés d'un lit médical. Même l'éclairage n'est pas aux normes et point d'infirmiers pour assister le chirurgien de circonstance. Au cabinet où nous assistions à une de ces séances de circoncision collective, c'est le père et l'oncle qui immobilisaient le garçon dans un espace exigu d'à peine 3 m2. Le chirurgien profite même de l'occasion pour faire étalage de ses compétences! Il n'hésite pas à faire un cours d'anatomie face à un bébé apeuré par l'étrange spectacle des ciseaux et du bistouri. Une auto-promo pour se faire de la pub. Et pas question de déranger le propriétaire du cabinet. Pendant ce temps, «Monsieur le docteur» poursuit ses consultations. Le comble, c'est qu'il s'agit du cabinet d'un pédiatre. Pendant la demi-heure qu'aura duré l'intervention, il aura fait rentrer une bonne demi-douzaine d'enfants, entre ceux en âge scolaire et des bébés. Les parents ne trouvaient rien à redire devant le spectacle d'un enfant immobilisé par deux hommes, criant à tue-tête. 

Le pédiatre ironise même avec une mère venue soigner la grippe de son fils, en lui demandant si elle était prête à revivre la circoncision de l'an passé. Et immédiatement, la maman du petit sursaute. Elle aussi en garde un mauvais souvenir. Pendant ce temps, le ballet des enfants, médusés par ce spectacle, continue sans que l'un ou l'autre des «professionnels» de santé n'aient jugé utile de mettre un rideau de séparation. Exit la cérémonie de circoncision. Bien d'autres traditions ont changé et évolué. La grande fête de la circoncision est de plus en plus bannie. «La veille de la circoncision, nous avons réuni nos deux familles et avons organisé une petite cérémonie de henné pour la symbolique. L'approche des parents est différente aujourd'hui. Elle est plus moderne », explique Nawel, maman d'Aghilès. Et plutôt que de dépenser leur argent dans une fête, les familles choisissent de faire un bon suivi médical et éviter tout accident.

Le Soir d'Algérie - 19/04/11

Tadjikistan: le parti du président paye la circoncision... pour aider les pauvres

Le parti du président tadjik, Emomali Rakhmon, va financer la circoncision des garçons originaires des familles défavorisées, ce rite religieux coûtant trop cher dans ce pays le plus pauvre d'Asie Centrale à majorité musulmane, a-t-on appris vendredi auprès du parti.

«Nous voulons aider les familles pauvres qui n'ont pas d'argent pour circoncire leurs enfants», a expliqué à l'AFP son porte-parole, Ousmon Solekhov.

Le Parti populaire démocratique dirigé par M. Rakhmon a déjà financé la circoncision de dix garçons ayant atteint l'âge de 6 ans, dont les parents n'étaient pas dans l'état d'honorer les dépenses, a-t-il précisé. Au total, 300 garçons tadjiks pourront bénéficier de ce programme caritatif, a ajouté M.Solekhov. Selon les traditions musulmanes, le rite de la circoncision doit être précédé d'une fête somptueuse, avec des cadeaux pour ceux qui vont être circoncis. Cette cérémonie coûte environ 2000 à 3000 dollars (de 1400 à 2100 euros) au Tadjikistan, soit une somme exorbitante pour un Tadjik moyen.

ARTICLE 222

Journal pour les Droits de l'Enfant

 

http://www.enfant.org

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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Vanpyperzele 04/07/2011 12:31



Ou quand l'Etat francais cautionne les barbaries (d'autres aussi bien sur).La France qui a internanionalisé les droits de l'homme,s'accorde ainsi a demembrer cette institution jusqu'à la
riduculiser voir l'anéantir