"Hors la loi" à Cannes: Un film provocateur de Rachid Bouchareb?

Publié le 19 Mai 2010

             J'édite ce texte qu'un lecteur me demande de faire suivre. La guerre d'Algérie ne cesse d'hanter les esprits de France et d'ailleurs. Cette sale guerre pour les uns, cette guerre de défense du territoire pour les autres n'a jamais été vraiment close et produit des séquelles 48 ans après l'indépendance de l'Algérie. Une Algérie indépendante, souvent arrogante envers l'ancienne puissance coloniale mais qui ne sait pas garder ses enfants puisque pour vivre, ils s'expatrient partout ou ils le peuvent pour simplement manger et trouver du confort. Singulièrement en France et souvent au détriment des Harkis qui n'avaient pas démérités et auraient dû être honorés plutôt que niés.

              Une Algérie dont la capital porte encore les "stigmates architecturales" des anciens colonisateurs. Ce qui prouve, s'il le fallait, que la colonisation n'a pas été "qu'un pillage". A Oran, c'est toute la région qui fût asséchée et mis en valeur alors que ce n'était qu'un immense marécage.

            La France, pays colonisateur a su se montrer généreux envers ces immigrés nouveaux qui sont persuadés qu'ils ne font que reprendre à la France ce qu'elle leur aurait soi disant pris. Pour les français, au lieu de se culpabiliser, la question à poser est de savoir ce que la France aurait pu prendre qu'elle n'a pas produit elle même et surtout ce qu'elle a laissé sur place et qui fait actuellement la richesse d'une élite issu du FLN au détriment du peuple algérien. Car au fond, on se demande ce qu'aurait été l'Algérie sans le gaz et le pétrole mis à jour par la France coloniale grâce au Sahara. Un Sahara qui fût donné par le général de Gaulle sans contrainte juridique. Ce Sahara aurait pu être laissé au Mali. A la manière anglaise du posage de mine pour le futur.

           La Tunisie n'a pas de pétrole mais a des idées et s'en tire très bien sinon mieux que l'Algérie. Le Maroc est à peu prés dans le même cas de figure hormis le phosphate. De ces trois ex-colonies et protectorats, c'est l'Algérie la plus riche qui offre au peuple aujourd'hui sa misère.

           Pour autant, les enfants algériens issus de l'immigration devraient sans doute se pencher sur la situation économique et politique de l'Algérie moderne. Pour cela, il y a les Kabyles, ces cocus de la guerre d'indépendance de l'Algérie qui crurent les bonnes paroles et fournirent l'essentiel de la lutte armée dans les deux camps. Ils portent en Algérie les cornes que leur a posé le FLN. Ceux de France ont les mêmes par les différents gouvernements français. En Algérie, Ils furent, peu après, poursuivis et souvent bien plus maltraités que par l'ancienne puissance coloniale.

          Bref, trop de ces enfants français nourris au lait de France si ce n'est aux allocations diverses et variées, à l'école de la république se revendiquent algériens plutôt que français et ils se pâment, se trémoussent le plus souvent dans une sorte de rêve ou de revanche malsaine d'une grande Algérie délirée ou les vilains sont les français de souche. Ce qui, à leurs yeux, justifierait à peu près tout, y compris de cracher sur le drapeau français si ce n'est, de le descendre du fronton d'un édifice public voire de le hisser partout sur cette terre de France à tout propos sans que les politiques de droite comme de gauche ne jugent cela offensant. Ah, ce n'est pas en Algérie que le drapeau français pourrait se hisser sur un fronton de Mairie sans que les autorités algériennes ne réagissent avec juste raison.

           De même que Michel, cet ancien combattant qui m'envoit ce texte, je suis à la peine et pas forcément pour les mêmes raisons, je suis fatigué, je suis en colère de cette pusillanimité de nos responsables face aux insultes, à la mauvaise foi, au nom de la sacro-sainte repentance et du pétrole algérien.

Cette guerre d'indépendance qu'on a appelait "les événements d'algérie" fût atroce.

Napoléon III s'interrogeait sur le devenir de l'Algérie et souhaitait la laisser aux habitants. Il aurait dû, à mon avis, le faire au lieu d'écouter les intérêts économiques du moment.

 

             Aujourd'hui, n'est-il pas possible d'aborder cette guerre avec un peu plus de distance et de raison? Les excès furent dans les deux camps. Il n' y avait pas les bons et les méchants. Les bombes à l'aveuglette dans les restaurants et les bars d'Alger la blanche ont entraîné une répression féroce mais hélas nécessaire quoique en disent les bien-pensants. On ne fait pas la guerre à des meurtriers aveugles et sans cœur avec des bons sentiments et des roses. La bataille d'Alger fût gagner dans l'horreur mais a sauvé de nombreuses vies. Ces bien pensants devraient aussi se rappeler qui gouvernait à cette époque et la composition des gouvernements.

 

Gérard Brazon

 

 

Hors la loi" au Festival de Cannes : une provocation de plus !

Dans la compétition officielle, le cinéma Français sera représenté par Rachid Bouchareb avec le film Hors la loi . Un film pro-FLN avec Roschdy Zem, Sami Bouajila et Jamel Debbouze.

Ce film est un réquisitoire supplémentaire contre la France. Une sorte de repentance qui a été financée en partie par les 3 millions d'euros du CNC français et l'argent du contribuable. Tout à la gloire des felouzes qui ont assassiné des milliers de nos compatriotes, cette opération politicienne tend à insulter encore un peu plus la mémoire des morts pour la France ! Ce film sera une honte de plus pour la France et notre Armée. Beaucoup de patriotes français se préparent dès aujourd'hui à  manifester leur juste colère au Festival du Film de Cannes à la mi-mai.

La Mairie de Cannes ne sera pas surprise puisque dès le début novembre 2009 nombreux ont été ceux qui avaient prédit que la diffusion du film « Un autre 8 mai 1945 » de Yasmina ADI, dans la salle des Associations de Cannes, était un tapis rouge déroulé en prévision de la sélection du film de Rachid BOUCHARED : « Hors-la-loi »

Dans ce film financé à raison de 25 % par l'Algérie et 15 % par la France (pour quelles raisons?) la répression du 8 mai 1945 sera largement évoquée avec la partialité que l'ont devine.

Mais, comme prévu, les associations de Pieds-Noirs, de Harkis et aussi tous ceux qui en ont assez d'être salis ne resteront donc pas inactifs et appellent d'ores et déjà à attirer l'attention des élus sur cette énième provocation et à se mobiliser en masse pour se rendre au Festival de Cannes dire leur ras-le-bol d'être traînés dans la boue !

Alors, que Monsieur Bouchareb fasse un film sur les combattants FLN, c'est son droit, (...) Monsieur  Bouchareb oublie de raconter les attentats du FLN dans les bistrots et sur les marchés qui déchiquetaient femmes et enfants, l'agriculteur Français attaché à son tracteur et dépecé vif, les glaouis dans la bouche. Les Pieds-noirs et Harkis ébouillantés ou enterrés vivants, les femmes européennes enlevées sur la fin et servant de prostituées au FLN jusque dans les années 70 !

Et puis l'armée Française qui s'est battue et bien battue au point qu'à un moment il n'y avait pour ainsi dire plus grand monde en face. La guerre était gagnée militairement.

Monsieur Bouteflica a raison, dans vingt ans la France sera algérienne. Il suffit pour les algériens d'attendre la masse critique en faisant beaucoup d'enfants et en continuant d'envoyer dans notre pays des centaines de milliers d'immigrants clandestins et le tour sera joué sans un coup de canon.

Ce genre de film est tourné seulement dans le but de nous lobotomiser et de culpabiliser un peu plus les idiots compatissant sur la misère du monde. La terre de France est devenue une terre de colonisation et la classe politique est totalement collaboratrice.(...) L'armée Française, les Pieds-noirs et les Harkis sont une fois de plus bafoués et une fois de plus la guerre d'Algérie est falsifiée par Monsieur Bouchareb.

Michel

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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