Hyper et super marchés sauraient-ils qu'ils risquent un boycott des non musulmans?

Publié le 4 Août 2011

Les catalogues publicitaires des grandes enseignes alimentaires préfèrent évoquer l'Orient plutôt que le ramadan. Seuls Casino et Grand Frais font exception. Montage lefigaro.fr
Les catalogues publicitaires des grandes enseignes alimentaires préfèrent évoquer l'Orient plutôt que le ramadan. Seuls Casino et Grand Frais font exception. Montage le figaro.fr

Si la période du ramadan se traduit par une hausse des achats alimentaires chez les musulmans pratiquants, les grandes surfaces françaises n'osent pas toujours communiquer explicitement sur cette fête religieuse, et préfèrent mettre en avant la culture orientale pour attirer toutes les clientèles.

Ce 1er août marque le début du ramadan, un mois de jeûne qui sera célébré par 71% des 5 millions de musulmans de France cette année selon un sondage Ifop. Si le croyant ne doit consommer ni eau ni nourriture de l'aube au coucher du soleil, cette période de fête s'accompagne d'une profusion alimentaire une fois la nuit venue pour compenser les manques de la journée. Le ramadan est donc synonyme de hausse de la consommation pour la clientèle musulmane. De quoi aiguiser l'appétit des grandes surfaces, déjà alléchées par le marché du halal en France, dont le chiffre d'affaires, estimé à 5 milliards d'euros en 2010 selon l'agence Solis, est supérieur à celui du bio ou du casher.

Pourtant, si des offres promotionnelles sont mises en place par les enseignes durant cette période, la quasi-majorité des grandes surfaces passent sous silence le terme ramadan dans leurs catalogues publicitaires. Ces derniers préfèrent évoquer des «saveurs d'Orient» (LeclercCora), une «invitation au palais des délices»(Carrefour), ou «mille et un délices» (Lidl).

"Raviolis et lasagnes halals dans les «saveurs d'Orient"

affiche-anti-halal

Image rajoutée par "Puteaux-Libre"

«Le musulman descend d'Aladin !», s'amuse Fateh Kimouche, responsable du site Al-Kanz, dédié aux consommateurs musulmans. « À voir ces catalogues, on dirait que le ramadan est forcément un «truc d'arabes». On oublie au passage les convertis, les sub-sahariens, les Européens de l'est ou les Turcs.»

Tous les ans, ce blogueur souligne sur son site les incohérences des différents catalogues publicitaires. «Les termes 'saveurs d'Orient' servent de cache-sexe pour ne pas dire ramadan. Pourtant, on trouve aussi dans ces catalogues des raviolis, des pizzas ou des lasagnes halals. J'ignorais que l'Italie était en Orient!», souligne-t-il.

Le site pointe également les bouteilles de vin présentes à côté de viandes halals sur les catalogues, ou les dromadaires gonflables et palmiers en carton dans les magasins. «On est dans le kitsch et le ridicule. Je ne demande pas aux grandes surfaces de faire absolument des offres ou des rayons pour le ramadan, c'est leur choix commercial. Mais si elles décident de se lancer dans ce créneau, qu'elles le fassent bien.» (Pour compléter l'informationOn pourrait même demander aux super et hyper marchés de laisser une vidéo montrant la barbarie d'un abattage ou les risques sanitaires du halal - comme celui-ci! Note de Gérard Brazon)

«Les grandes surfaces veulent éviter les querelles religieuses»

Du côté des grandes surfaces, on se défend d'être timoré face à cette fête religieuse qui ne dit pas son nom.(Nous sommes loin d'une fête religieuse mais d'une pratique onéreuse pourla société en terme d'arrêt de maladie par exemple. Aucun carême chrétien ou fêtes juives ne posent autant de soucis que le ramadan. Ndlr GB) «Nous avons mis en place depuis le début de l'année la marque Carrefour Halal, qui est la seule marque de produits halal à porter le nom d'un grand distributeur [Casino a de son côté lancé la marque Wassila, ndlr]. Cela répond aux accusations de frilosité», nous explique-t-on chez Carrefour. Chez Auchan, on met en avant la volonté de s'adresser à la clientèle la plus large possible. «Nos produits peuvent aussi intéresser les non-musulmans et toutes les personnes ne célébrant pas le ramadan», affirme un porte-parole du distributeur.

Cette dernière explication a la faveur de Florence Bergeaud-Blacker, chercheuse à l'Institut de Recherches et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman de l'université de Provence. «Les grandes surfaces ne savaient pas comment investir ce nouveau marché sans s'exposer à une critique de prosélytisme, ou passer pour les promoteurs d'une religion qui n'a pas bonne presse dans une partie de la population», explique au figaro.fr l'anthropologue. «Elles ont donc choisi de communiquer sur des aspects culturels orientaux, avec des accents coloniaux vivement critiqués par les musulmans, mais plus acceptables pour les non-musulmans». (Ce qui n'est pas dit, là aussi comme pour la façon de tuer les animaux, c'est la dîme religieuse (impôts) versée par les super et hyper marchés et tout autres vendeurs de halal à l'une des trois mosquées sans droit de regard sur la manière qu'elle est utilisée. et donc par l'acheteur non musulman de facto. Ndlr GB).

Les «saveurs d'Orient» permettent de «faire d'une pierre deux coups : les musulmans viendront acheter de toute façon, et les grandes surfaces captent en outre les consommateurs attirés par l'exotisme culinaire.» «N'oublions pas que les grandes surfaces cherchent surtout à vendre des produits et veulent éviter les querelles communautaires ou religieuses», insiste la chercheuse. «On ne peut pas parler d'hypocrisie de leur part. Elles mettent simplement en oeuvre des stratégies commerciales

«Une réaction de la population non-musulmane à ne pas négliger» (sic)

«Les grandes surfaces ont beaucoup moins d'états d'âme lorsqu'il s'agit de faire des promotions pour Noël, Pâques ou le nouvel an chinois», souligne Cedomir Nestorovic, professeur en marketing à l'Essec, et auteur de Marketing en environnement islamique (Dunod, 2009). «Les produits seront de toute manière en magasin. La question pour les hypermarchés, c'est : 'Est-ce qu'on communique dessus? Et si oui, comment?», explique le professeur au figaro.fr.

«Le consensus depuis plusieurs années est de faire profil bas sur cette fête, car le milieu sociologique français n'est pas encore prêt.» Cedomir Nestorovic prend pour exemple les restaurants Quick halal. «Le halal s'est banalisé depuis quelques années, mais la polémique autour de Quick prouve qu'il y a une réaction de la population non-musulmane à ne pas négliger. La grande distribution avance donc sur ces questions de manière très prudente.» (Il est bien possible en effet que des consommateurs boudent volontairement des magasins pronant ouvertement un prosélytisme religieux.Ndlr GB). 

Dans le paysage de la grande distribution française, seuls Grand Frais, Casino et sa filiale hard-discount Leader Price font des catalogues «spécial ramadan». Invité à s'expliquer sur ce choix stratégique, le distributeur Casino n'a pas souhaité nous répondre.

Cedomir Nestorovic avance une explication. «Casino est implanté dans les pays du Golfe sous la marque Géant. C'est donc positif pour leur image dans cette zone de lancer une marque halal, de recruter un responsable des produits halals et de faire des catalogues pour le ramadan en France». Le chercheur reconnaît cependant que Carrefour, également très présent dans les pays arabes, est un contre-exemple, le distributeur ne parlant jamais du ramadan dans ses enseignes françaises.

La position de Casino va-t-elle pour autant décomplexer les autres distributeurs nationaux vis-à-vis du ramadan? Cedomir Nestorovic et Florence Bergeaud-Blacker sont tous les deux perplexes. «Cela ne changera que s'il y a une acceptation beaucoup plus large de la religion musulmane dans la société», estime le chercheur. L'anthropologue pense quant à elle que ce marché va plutôt se développer dans les superettes de quartier, «ce qui permet de séparer et de cibler des zones géographiques, au contraire des grandes surfaces. Mais cela aura un effet négatif de maintien de la séparation des populations musulmanes, qui sont déjà concentrées dans certaines zones.»

Figaro.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Marie-Claire Muller 05/08/2011 15:23



Une enquête sur le marché du halal ?


AFP Mis à jour le 01/08/2011 à 20:33 | publié le 01/08/2011 à 18:37 Réactions (217)

Huit élus locaux musulmans ont demandé lundi la mise en place une commission d'enquête parlementaire sur le marché du halal, au lendemain d'un reportage de Canal+ qui a suscité l'indignation de la communauté au premier jour du mois
de jeûne du ramadan.

Ces élus municipaux "demandent la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur le marché du halal dont certaines pratiques commerciales peuvent s'apparenter
à de l'escroquerie publique, faute d'une législation claire et précise", selon un communiqué.

Selon eux, le reportage de Canal+ "révèle plusieurs dysfonctionnements graves, inquiétants et illicites qui ne peuvent rester sans réaction" puisque "ce sont des millions de Français
musulmans qui se font escroquer en toute impunité".

Le partenaire de la Grande mosquée de Paris mis en cause

Le documentaire qui a mis en cause les organismes certificateurs, y compris le partenaire de la Grande mosquée de Paris, continuait de susciter lundi des commentaires indignés sur les sites
internet communautaires. "De très nombreux musulmans ont dans leur frigo, bien rempli pour ramadan, des produits haram (illicites), abusivement estampillés halal", a estimé le site Al Kanz.

Interrogé à ce sujet, un membre du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, a déclaré avoir reçu des insultes au téléphone. "On nous accuse de garder le silence sur ces pratiques que
certains interlocuteurs ont jugées plus graves que les actes islamophobes". Selon lui, le partenaire de la Grande mosquée de Paris a déposé plainte contre un ancien responsable de cette
institution, Kamel Chibout. Lors d'une réunion publique en juin en Lille, ce dernier avait évoqué les "scandales liés au halal" alors qu'il s'exprimait en tant que président de la fédération
régionale Grand-Est de la Grande mosquée de Paris. Depuis, il a démissionné de ces fonctions.

Une étude du cabinet Xerfi publiée en mars évalue à près de 4 milliards d'euros, en progression de plus de 10% par an, le marché du halal. Un autre cabinet, Solis, spécialisé dans le marketing
et les "sondages ethniques" estime à 5,5 milliards le chiffre d'affaires 2010 du secteur.

LIRE AUSSI :

» Les grandes surfaces fêtent le ramadan sans le
nommer


Sur le Figaro et l'émission :Spéciale investigation sur CANAL+




Vanpyperzele 04/08/2011 23:36



Lidl aussi !!! décidement ils sont partout.



Nancy VERDIER 04/08/2011 22:43



Merci Vanpyperzele. C'est bien noté. Je suis de plus en plus vigilante sur les marques, même si elles ont une allure bien française. Et je ne mets plus jamais les pieds chez Lidl non plus.
Actuellement, je me ravitaille essentiellement chez MONOP et FRANPRIX...Je n'ai pas encore remarqué de Pubs Halal dans ces magasins. Avez-vous des infos à leurs sujets????  Il faut que
les grandes surfaces sachent que le BOYCOTT nous aussi on connaît.... 



Vanpyperzele 04/08/2011 19:46



Voila encore une proposition Halal...bon appétit...


 


http://fr.novopress.info/93458/bon-ramadan-avec-leader-price/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+novopressfrance+%28%3A%3A+Novopress.info+France%29



Vanpyperzele 04/08/2011 17:15



A l'attention de Nancy VERDIER.


Voici une liste de produits halal en plein,y en a d'autres,on attend leurs identifications.


http://www.geocities.jp/prohibition_produit/index.html


 



Nancy VERDIER 04/08/2011 16:12



Je suis de plus en plus regardante sur les produits que j'achète : 1 - Je ne veux pas financer l'Islam de France ou une quelconque Mosquée. 2 - Je ne veux en aucun cas consommer de la viande
Halal.
Le problème, c'est que par exemple, dans les raviolis, on ne sait pas quelle genre de viande est utilisée....La provenance de la viande ne veut plus rien dire d'ailleurs, car on a des abattoirs
Halal un peu partout et des éleveurs de volailles qui se sont spécialisés Halal.
Pour le taboulé, et les "Saveurs d'Orient", si c'est un produit fabriqué par une marque Halal, on  finance l'Islam, sans le savoir.
Conclusions : 1 - Boycotter les grandes surfaces qui font du prosélytisme. 2 - Boycotter toutes les marques qui abattent Halal. 3 - Fabriquer ses raviolis et ses lasagnes "Maison". Ce ne sera que
meilleur. 4 - Chercher par tous les moyens à savoir si la viande que l'on achète chez notre boucher est bien tuée décemment avec étourdissement de la bête. Refuser d'acheter de la viande
Halal dangereuse pour la santé car infectée et stressée (donc pleine de toxines) et éventuellement, rechercher un producteur spécifique.
J'en viens à ce stade, progressivement. Je recherche un producteur de viande avec achats groupés d'une bête. Je n'ai pas encore la solution. Il est certain que les personnes qui habitent la
campagne, auront rapidement une solution à ce problème.



Vanpyperzele 04/08/2011 11:48



Evidement,ils se posent certainement la question,peut pensent ils que les francais vont s'accoutumer!!!


Moi et mes amis c'est certain,je n'y vais plus,terminé.