Identité nationale: Fermeté, autorité, les nouveaux gros mots de la République française.

Publié le 20 Janvier 2010

Monsieur Eric Besson, ministre de l'Immigration, propose l'instauration d'un serment républicain. Il l'a expliqué vendredi :

"Tout jeune Français, au moment où il bascule dans sa majorité à 18 ans et va recevoir sa carte d'électeur, pourrait se voir proposer de signer un serment, une charte, quelque chose qui l'attache à la République". Cette charte contiendrait "les principes à la fois moraux et politiques qui constitueraient un ensemble de règles et de droits".

Monsieur Xavier Bertrand nous dit : toute femme portant la burqa ne pourra obtenir la nationalité française. Elle attendra, j’imagine, de l’avoir pour la porter. La communication politique envers le peuple est triste en ce moment.
           La gauche fait tellement pire en demandant le droit de vote pour tous les étrangers en espérant une augmentation du score du FN pour mieux casser l’UMP. Toujours ce petit jeu minable. La gauche ne se grandit pas décidément.

Revenons sur le serment. Nous savons tous aujourd’hui la valeur d’un serment parmi toute une partie de la jeunesse qui jure sans cesse sur la vie de ma  mère, ou  sur le Coran. Non pas que toute cette jeunesse n’a plus aucune valeur à défendre mais surtout parce que la France ne lui a pas enseigné les valeurs du serment ni même d’ailleurs les valeurs humanistes de liberté, d’égalité, de laïcité et de fraternité de notre pays.

Quand un prof de Montreuil déclare que « lui aussi a honte d’être français » il est difficile par la suite d’expliquer à ces jeunes français qu’ils peuvent être fiers de l’être et combien ce pays est le leur.

Quand un Roi du Maroc dit « qu’un marocain même français restera marocain » il est difficile, là aussi, de demander à ces jeunes qu’ils n’ont pas d’allégeance envers le Roi du Maroc.

Et ainsi de suite avec l’Algérie ou une jeunesse d’origine algérienne répète à l’envie, comme des perroquets,  le « passé colonialiste » de leur pays de naissance et le désir d’une revanche qui n’aurait pas dû émerger dans leur esprit. En effet, aucun Polonais ne revendique une revanche sur des événements du passé et il y en a eu. De même pour les Italiens et les Espagnols.

Comment ne pas regretter que des profs et autres politiciens soulignent l’horreur de la colonisation sans relativiser et rappeler que tout ne fût pas si horrible. Sinon, pourquoi la jeunesse algérienne rêvent-elle de venir en France chez les anciens colonisateurs ? Que des femmes algérienne viennent accoucher à Marseille et pourquoi des intellectuels Kabyles refusent de parler d’horreur française comme si les français avaient été les nazis de l’Afrique du Nord.

Si l’on voulait que cette jeunesse aime ce pays sans doute aurait-il fallu que nous la fassions aimer. Pourquoi ce masochisme permanent ? Cette repentance absolue ? Comme si la France n’était plus que le diable et les autres, des anges victimes de sa colère.

Quelle vision simpliste trop simpliste pour être innocente.

Cette jeunesse mérite mieux que d’être montrée du doigt mais dans le même temps, elle démontre chaque jour, à travers ce que j’espère une minorité, qu’il y a un vrai malaise dans ce pays. Ce n’est pas un « serment  républicain » qui changera quelque chose envers une jeunesse qui préfère aduler un "drapeau étranger" que de respecter celui de leur pays.

Que l’on ne me dise pas qu’ils ont la double nationalité et que, sommes toutes, ce drapeau n’est pas "étranger" car alors se pose le problème de l’allégeance à la Nation.

Je n’ai jamais été pour la double nationalité. C’est la seule réponse que je peux faire. La nationalité suppose un choix clair dans l’allégeance à une Nation et à ses valeurs.

 Comment peut-on demander à un jeune de faire un serment envers son pays si lui-même se sent Marocain, Algérien, Tunisien, Sénégalais et autres. Comment peut-on demander un serment à des jeunes qui ont le droit de vote dans leur pays d’origine ainsi que leurs parents ?  Devra-il mentir ? Je ne doute pas un seul instant que pour un certain nombre, cela se fera. Avec, en plus, un drapeau étranger dans la poche qu’ils sortiront une fois sortis de la Mairie ou de la Préfecture avec un grand sourire et pourquoi pas, le doigt levé.  Quelle douce et pitoyable naïveté. La France mérite mieux elle aussi que ces allégeances de papier.

Dans son livre « La fracture identitaire édition Fayard 2007» Yvan Rioufol dit:
il me semblerait plis efficace d'en faire un code commun qui devrait être soumis à l'adhésion obligatoire des seuls nouveaux arrivants désireux d'entrer dans la communauté nationale. Cette adhésion serait

"Parler français, connaître l'histoire du pays et s'engager solennellement à en respecter les lois, les mœurs, le mode vie, la liberté de pensée et de critiquer - des règles qui refusent notamment la soumission, l'asservissement de la femme, les discriminations religieuses  et tout ce qu'autorise généralement la charia - devraient être les conditions minimales de cette sorte de charte universaliste (...) Ce document devrait inclure un engagement sur l'honneur à ne pas porter le voile islamique dans les lieux publics et dans la rue".

La violation du serment vaudrait parjure, voire déchéance de la nationalité acquise

 

Je partage cette analyse qu’être parjure devrait valoir la déchéance de la nationalité. Il y a fort à parier d’ailleurs que si cette déchéance rentrait comme une sanction possible et réelle, bien des délinquants réfléchiraient à deux fois avant que de commettre leurs défis à la Nation française. Mais il y aura aussi ces « doux humanistes » subventionnés par la France qui hurleront à la dictature, à la double peine sans tenir compte un seul instant que la première des libertés c’est la sécurité. Que cette sécurité à un prix. Si le délinquant ou plus grave est prévenu bien en amont, il ne pourra pas s’en étonner ni le contester. La Liberté c’est la responsabilité. Tout est affaire de mesure.

Mais la fermeté dans notre pays si ce n’est l’autorité, sont devenus des gros mots désormais.

Gérard Brazon

          Je voudrais aussi vous permettre de mieux vous informer et vous faire une idée en allant sur le site d'Alexandre Del Valle qui est un écrivain engagé sur la politique et l'islamisation. Loin d'être "un franchouillard-franco-facho" dès lors que l'on contredit la bien pensance, il explique la mécanique sur son blog. A lire absolument si vous voulez vous faire votre idée.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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