Identité nationale: les nouveaux dictateurs de la pensée.

Publié le 8 Janvier 2010

           Voilà un texte d'Yvan Rioufol qui me convainc, s'il le fallait, que le débat sur l'identité national est un bon débat.
           Il va être difficile, en 2010, de ­faire taire le peuple. Les censeurs, qui insultent à tours de bras ceux qui, de plus en plus nombreux, refusent d'emprunter leurs parcours fléchés, ne stopperont pas la libération de la parole, dont s'effrayent SOS-Racisme et ses élèves. La glasnost tant attendue s'impose comme l'acquis politique de 2009. Les pandores ont raison de craindre cette révolution: ils y laisseront des plumes. Les épurateurs éthiques vont beaucoup hurler, en agitant Vichy, la Shoah et autres outrances. Mais ils n'empêcheront plus de penser autrement. Cela ressemble déjà à une délivrance. (...) (Le blog Figaro d'Yvan Rioufol)

          Je suis consterné que les adeptes de la liberté, les héritiers du "il est interdit d'interdire" et du laisser faire sont les premiers à se récrier de ce débat et de chercher à l'arrêter au nom de la Liberté bien sûr. Car comme d'habitude, c'est au nom de la liberté que l'on interdit chez ces gens là. Comme disait Georges Orwell, dans les années 50, "la gauche est antifasciste mais elle n'est pas antitotalitaire". Rien de neuf depuis car, même si les représentants de la gauche officielle ne représentent plus qu'eux mêmes, la grande masse de la gauche liberticide se retrouve dans ces myriade d'associations diverses et variées qui s'érigent en juges de la morale et de la bien-pensance.
          Ces nouveaux dictateurs de la pensée n'ont rien dit, à contrario, sur la tentative d'assassinat du caricaturiste danois! La raison? Ne pas ajouter de l'huile sur le feu qui couve paraît-il !
SOS Racisme a décrété que le débat sur l'identité nationale profitait au Front National. Fermé le ban. En conséquence, pour ne pas "favoriser" un parti politique représentant une petite minorité, on supprimerait la parole à la majorité des français. CQFD.

        Le journal Le Monde s'y met aussi puisqu'il publie une enquête contre le débat sur l'identité nationale mené sur le site Identité Nationale
en  utilisant un logiciel particulier de recherche de mots dangereux qui se veut une machine de guerre contre le gouvernement. 
         Selon notre calcul, 38,5 % des contributions et des commentaires contiennent au moins l’un de ces mots, soit 8 956 sur les 23 251 textes que nous avons analysés.

Si l’on s’en tient aux mots-clefs que donne le ministère, (”immigration”, “immigré”, “étranger”, “Islam”, “musulman”, “burqa” ou “voile”) le nombre de contributions où ils figurent est de 23 %, un chiffre supérieur aux 15 % annoncés par le ministre.

De plus, cette liste ne contient pas les 15 % de messages rejetés pour “racisme” ou “hors sujet”, selon le ministère. Soit 3 900 messages non comptabilisés, dont une partie – invérifiable – évoque les thèmes d’immigration ou d’islam. Selon le ministère, environ un tiers de ces messages aurait un caractère raciste ou xénophobe.
           Ce qui signifie en clair, pour ces droits de l'hommisme et autres bien penseurs, que de parler de l'immigration, de l'immigré, de l'étranger, de l'Islam, du musulman, de la burqa et du voile sont des mots qui doivent-êtres interdits de débats.  C'est assez pitoyable. 
             Que des citoyens s'interrogent, s'informent, déclarent, affirment, s'inquiètent  et parfois dérapent n'est pas le signe d'une mauvaise santé citoyenne ni même le signe que la France bascule dans le racisme et la bêtise. Encore une fois, je connais un certain nombre de musulmans éclairés qui sont, eux aussi inquiets non pas des propos que tiennent des citoyens français sur le site d'Eric Besson mais bien de prendre conscience que des musulmans salafistes et wahhabites haranguent des foules de croyants dans les mosquées et appellent au Djihad en France contre l'Occident (Débat ce jour sur RMC chez les Grandes Gueules). 
          
Pour ma part, je regrette et je l'ai dit plusieurs fois, que les musulmans ne prennent pas suffisamment la parole et ne contestent pas les imams de l'intolérance! A quand une grande manifestation de musulmans protestant contre l'intégrisme islamique. Tous les citoyens devant cette manifestation reprendraient sans doute confiance et ne mettraient plus à 38% l'islam en avant dans le débat sur l'identité nationale. 
Nos censeurs ne pensent qu' a casser le thermomètre en espérant les pauvres fous que la température baissera d'elle-même. Ces docteurs imaginaires n'ont même pas le talent de Molière.
         
Ce qui m'inquiète ce n'est pas que l'on en parle de l'identité nationale mais que des hommes comme le Président de la Ligue des Droits de l'Homme (Jean Pierre Benoît) affirme que la burqa relève de la liberté de la femme. Parmi ces censeurs, personne n'a retoqué le propos! Ce qui signifie que lutte pour la liberté est à géométrie variable pour ces gens là !  

         
Entendu ce matin l'expulsion vers l'Egypte d'un imam qui appelait à la guerre sainte contre l'Occident. Cet imam sévissait dans l'île de France et particulièrement dans le 93 (Pantin) et ce, depuis deux ans.

Il n'avait aucun papier, c'était donc un clandestin et l'on peut se demander comment cet homme a pu "prêcher" ses appels aux meurtres sans que les autorités ne réagissent plus tôt. De même, pendant ces deux ans, aucune plainte de musulmans qui écoutaient ses appels aux meurtres. Pas  mêmes des municipalités concernées autres que Pantin comme la ville d’Aubervilliers.

Là aussi, ce n'est pas en se mettant la tête dans le sable que ces réalités disparaîtront.  La question s'est posée sur la responsabilité des associations qui invitent ce genre d'imam. Pour ma part, elles sont responsables et ne peuvent se défausser sur les renseignement généraux ou les élus des villes concernés. Alors, faut-il une surveillance des prêches ? Là aussi, des musulmans se doivent de signaler ces appels aux meurtres, au djihad des intégristes.
          
Je le dis comme je le pense, ces intégristes religieux sont minoritaires et ne sont pas représentatifs de la majorité des musulmans de France. Je me répète sans doute mais, c'est aussi à eux de le faire savoir en contestant ces intégristes dans les mosquées et auprès des autorités.
La France doit-être ferme et le débat sur l'identité nationale est aussi un moyen d'éclairer les gouvernements de France.
Gérard Brazon 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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