Il était une fois dans l'Ouest - par Michel Garroté. Préface Gérard Brazon

Publié le 8 Juillet 2012

Je ne partage pas l'ensemble des propos tenus dans cet article même si j'approuve la volonté de reconstruire une droite. Que celle-ci soit libérale (peu de français savent ce que cela veut dire au fond) conservatrice (c'est plus facile) ou Bonapartiste, Gaulliste (Primauté de l'exécutif sur le législatif, utilisation du référendum) et autres, n'a pas grande importance si l'on sait que les Français sont majoritairement de droite. Il faudra juste trouver un équilibre entre toutes ces tendances et ce ne sont pas les centristes (le "marais" des indécis) qui pourraient-être l'avenir d'une droite fière d'elle-même et de la Nation française. Dans son propos, Michel Garroté affirme avec raison que la seule chance de la France est à travers une "société libre et laïque de culture judéo-chrétienne". J'approuve totalement. Qu'il tape sur le Front National et sur l'UMP n'est pas un problème à la seule différence que je suis convaincu que la FN doit être partie prenante dans le jeu politique français. "Tout sauf la gauche" n'est pas un vain slogan. Cela  doit être une constante. Le Front National y a toute sa place en espérant que le fondateur aura la bonne idée de laisser faire sa fille Marine plutôt que de vouloir la torpiller.

Gérard Brazon

Loquendi Libertatem Custodiamus - Gardons la liberté de parler

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Michel Garroté – Lorsqu’en 2007, Daniel Zillevic, fondateur de dreuz.info, me confia, progressivement, les rennes brûlantes de ce blog, j’étais – déjà – catholique, néo-conservateur et philo-sioniste. Et je savais donc – dès le début – que j’allais, encore et toujours, me faire un tas d’ennemis, et, aussi, un tas de faux amis. Tout cela est, somme toute, assez classique et assez naturel. En clair, il n’y pas là matière à dramatiser. Et puis, c’est vrai, j’aime mettre les pieds dans le plat, et, si possible, les remuer bien fort. J’aime être, à la fois, très offensif, et, très humoristique. Je pense – même – que l’humour permet d’exister sans devenir fou. Je n’ai jamais cherché – et je ne chercherai jamais – à me faire des amis, à plaire ou à me faire aimer.

Il m’arrive de rester de marbre face aux pires attaques. Il m’arrive aussi, c’est vrai – je le reconnais avec un certain plaisir – de bondir, de mordre, puis de repartir comme je suis venu. « Cheval fou », « chien n’aimant pas qu’on lui souffle dans le museau », tels sont les surnoms que me donnent mes collègues de l’Equipe dreuz. Alors – pensez-donc ! – les propos tenus sur moi par les ennemis, les faux amis, les coqs et autres sangliers, qu’est-ce que je m’en tape, vu que je suis – déjà et de toute façon – cheval et chien à la fois. A un moment donné du parcours de dreuz.info, l’on m’a, très gentiment d’ailleurs, invité à écrire – plus souvent – sur la France. Et, puisque j’ai vécu dans ce pays de 1967 à 1976, puis de 1996 à 1999, je me suis dit : après tout, pourquoi pas ?

Oh ! Bien sûr ! L’on n’avait peut-être pas imaginé, en m’invitant à écrire – plus souvent – sur la France, que je ne me contenterai pas de taper sur la gauche et l’extrême-gauche. En réalité, je cogne surtout contre l’UMP et le Front National. Car étant néo-conservateur, il est évident que c’est de la droite – et non pas de la gauche ou de l’extrême-gauche – que j’attends un réveil néo-conservateur. Je l’ai écrit des dizaines de fois : en additionnant l’aile droite de l’UMP, les mouvements situés entre l’UMP et le Front National ainsi que la tendance libérale du Front National, il y a de la place pour un parti libéral-conservateur ou néo-conservateur, défenseur de la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne.

J’ajoute que face à l’islamisme radical et face à l’étatisme ruineux, il n’y a pas d’autre alternative que la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne pour la survie de la France. J’ajoute encore que la France est passée, le temps d’un discours du Général, du pétainisme au gaullisme ; et que le résultat, plus de soixante ans plus tard, est pour le moins catastrophique. J’ajoute enfin que la France se trompe de colon, le colon actuel étant colon musulman en France et non pas colon français en Afrique.

Autrement dit, depuis 2007 sur Internet, je persiste et je signe.

Le cheval fou ne va pas changer à l’âge de 55 ans tout de même.

Michel Garroté

Rédacteur en chef

Reproduction autorisée avec mention de www.dreuz.info

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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