IL FAUT SAUVER LE SOLDAT ZEMMOUR

Publié le 31 Mars 2010

           Ce texte de Philippe David fait le tour sur Facebook. Je le trouve bon et je suis en phase avec cette colère contre tous les hypocrites et autres dictateurs de la pensée correcte.

Alain Finkielkraut disait hier dans une émission de télévision sur Canal+, tout le mal qu'il pensait de ce totalitarisme nouveau qu'est l'antiracisme.

             Ce dogme est devenu, peu à peu, la nouvelle idéologie en lieu et place des anciens monstres qu'étaient le communisme, le nazisme et le fascisme.

Il est effarant de voir comment nos "intellectuels" se complaisent avec parfois délectation dans tous ce qui est cadres, règles, lois, pour peu qu'elles soient contraignantes au nom de la liberté bien sûr. Ce qu'avait résumé Madame Roland en montant à l'échafaud "Liberté que de crimes l'on commet en ton nom"

              Comment pourrais-je oublier ce président d'association droits-de-l’hommistes qui, sans rougir de honte, considérait que la burqa relevait de la liberté de la femme. Il est toujours président. 

              Ces pseudos intellectuels qui passent d'une idéologie à une autre furent en France tour à tour, Communiste, Maoïste, Trotskistes, Khmers rouge, Castriste et ainsi de suite, d'horreurs en horreurs, sans jamais tirer les leçons de quoi que ce soit. Ni du sang versé ni de leurs responsabilités d'intellectuels. Aujourd'hui c'est la doctrine de l'antiracisme qui aboutira aux mêmes excès et autres débordements contre la liberté et singulièrement la liberté d'expression. Coluche, le Luron, Desproges seraient interdits d'antennes si ce n'est ruinés par des procès. Nous sommes moins libre qu'en 1980 et personne n'ose le dire.

              Au nom de cette nouvelle idéologie, les Fouquier Thinville et autres Saint Just sévissent dans les médias, ces nouveaux prêtres souhaitent l'épuration des mauvais pensants, des adversaires de la pensée correcte, des sataniques de la parole libre. Au bûcher ces mécréants de la bien pensance! "Dieu reconnaîtra les siens" !  

              Il faudra combien de victimes à ce nouveau Dieu? Combien de contempteurs ayant leurs entrées aux sièges des télévisions, nouveaux temples ou églises, apportant la bonne parole? Combien de politiques terrorisés à l'idée d'être sous le feux de ces nouveaux adorateurs du Dieu antiraciste.

             Qui va nous apporter le salut non pas pour instaurer le racisme, cette stupidité sans nom, mais pour restaurer le droit de dire. Qui va nous apporter le vrai salut si ce n'est la loi votée par des élus de la république pour peu qu'ils cessent de craindre ces nouveaux dictateurs de la pensée unique.

Non chers lecteurs, vous n'êtes pas tout seuls. La télévision en grande partie n'est qu'un reflet. Celui d'une idéologie, celle de la bien pensance.

Gérard Brazon 

 

Un Texte de Philippe David (30 Mars 2010)  suivi par des commentaires déposés par des internautes sur Point.fr furieux de cette main mise sur la liberté d'expression.

 

La nouvelle est tombée la semaine dernière dans l’ensemble des rédactions : la LICRA, une des nombreuses associations prétendument anti-raciste, attaque le journaliste du Figaro Eric Zemmour devant les tribunaux pour les propos qu’il a tenus sur le plateau de Canal + lors de l’émission « Salut les terriens ».

On ne peut pas dire que tout n’a été fait pour lyncher Eric Zemmour, son échange verbal avec Rokhaya Diallo, nouvelle coqueluche médiatique du fait de sa condition de « femme-issue d’une minorité visible-politiquement correcte » malgré les fadaises qu’elle répète lors des émissions auxquelles elle participe, ayant été surtitré : « Zemmour dérape ». Toute la bien pensance ne s’y est pas trompée, l’ensemble des médias tapant à bras raccourcis sur l’intéressé des le lendemain de la diffusion de l’émission qui avait été, comme toujours avec Thierry Ardisson, enregistrée. Le mot « dérapage » vouant aux gémonies celui qui en est victime, il est évident que, dans cette affaire, Eric Zemmour est tombé dans un traquenard. Il est vrai, comme dirait l’humoriste gaulois Laurent Gerra que la télé version « Ardisson-Fogiel » est une télé de juges d’instruction et que « quand le premier coupe au montage, le second coupe la parole ». De telles méthodes sont indignes d’une chaîne dite d’information et on pourrait les qualifier, vu la personnalité de Thierry Ardisson, de stupéfiantes.

Rebelote quelques jours plus tard lors de l’émission présentée par Guillaume Durand, émission intitulée à juste titre « l’objet du scandale », où Eric Zemmour avait face à lui deux des parangons de la bien pensance de ce début de XXIème siècle : l’inénarrable Gérard Miller et un critique de cinéma Frédéric Bonnaud. Inutile de dire que face à ces deux énergumènes Fouquier-Tinville et Saint Just auraient fait figure de débutants. Le tableau était fixé d’entrée, Gérard Miller qualifiant à plusieurs reprise les idées d’Eric Zemmour de « monstrueuses », excusez du peu, et affirmant que les écrits d’Eric Zemmour sur la possibilité d’une guerre interethnique en France n’étaient pas dignes d’intérêt. Soucieux d’apporter de l’eau à son propre moulin, le psychanalyste médiatique n’hésitait pas à prendre pour exemple la faculté de Villetaneuse où il enseigne, la présentant comme un modèle de melting-pot multiculturel. Malheureusement pour lui, une information nous annonçait que le même jour quatre personnes cagoulées avaient braqué avec des armes à feu un amphithéâtre entier, dépouillant l’ensemble des élèves présents de leurs téléphones portables, cartes de crédit, argent liquide et tutti quanti. Le ridicule ne tue pas, heureusement pour Gérard Miller, mais son aveuglement volontaire comme celui de Frédéric Bonnaud et de Guillaume Durand nous prouve qu’une fois de plus « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ». Dieu merci il y avait Anne Fulda sur le plateau pour remonter le niveau et pour servir d’avocate de la cause désespérée car jugée d’avance de l’accusé de ce procès en sorcellerie qui rappelait les plus belles heures de la grande inquisition ou de la terreur.

Enfin, pour terminer, les idées d’Eric Zemmour ont été qualifiées d’idées de « vieux con » par son collègue de RTL Christophe Hondelatte , n’en jetez plus !

Cependant une question se pose : « La liberté d’expression est-elle encore une réalité dans la France de 2010 ? ». Poser la question c’est y répondre, les affirmations d’Eric Zemmour sur la sur délinquance des jeunes issus des « minorités visibles » n’étant en effet qu’un pléonasme, désolé Monsieur Zemmour, toute personne de bonne foi ayant déjà mis les pieds dans une prison pouvant confirmer ce triste état de fait. Pléonasme, certes, mais qui dans la France de 2010 vous vaut d’être envoyé devant les tribunaux.

L’heure est grave, une police de la pensée sévissant de manière de plus en plus ouverte en persécutant celles et ceux qui ont l’outrecuidance de « déraper », nouveau terme pour désigner à la vindicte celles et ceux qui ne pensent pas comme eux, soit en les poursuivant devant les tribunaux, soit en les réduisant au silence.

Les sans voix du « pays réel », désolé de citer Charles Maurras cela me vaudra peut-être l’honneur d’être envoyé devant un tribunal aux côtés d’Eric Zemmour, ont besoin de lire ses écrits et d’entendre sa voix pour avoir une vision des choses différente de l’unique pensée tolérée dans notre beau pays qui se targue en permanence d’être le pays des droits de l’homme mais où la liberté d’expression et de pensée sont aujourd’hui bafouées.

Ce triste état de fait est d'autant plus grave que les médias nous ont appris hier qu'Eric Zemmour était convoqué lundi prochain par « le Figaro » pour un entretien préalable de licenciement, toujours suite aux propos tenus sur Canal+ . Les persécutions professionnelles prennent donc désormais la suite des persécutions médiatiques.

Pour la France, pour la liberté et pour la vérité une chose s’impose : Il faut sauver le soldat Zemmour !

Philippe DAVID

 

  Baptiste Charbonnel, pour l'équipe de modération .
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-03-30/vous-l-avez-dit-zemmour-entre-liberte-et-responsabilite/920/0/439215


"La plupart des trafiquants sont noirs et arabes. C'est comme ça, c'est un fait." Ces quelques mots prononcés par le journaliste du Figaro Éric Zemmour sur le plateau de Salut les Terriens , le 6 mars sur Canal+, ont inspiré plus de 3.000 commentaires sur lepoint.fr. Des propos qui ont failli coûter son poste de chroniqueur à son auteur.

Dans cette affaire, aux yeux de nombre de nos internautes, c'est la liberté d'expression qui fut au coeur des débats.

"Le pays est devenu avec le temps le royaume de la pensée unique", déplore RL . ZemourPowa a l'impression que sévit "une police de la pensée". L'éviction de Zemmour du Figaro aurait confirmé pour Agathe "l'alourdissement de la chape de plomb qui pèse sur le droit d'expression". "Celui qui n'est pas dans le moule, qui ne bêle pas dans le troupeau est interdit de parole", maugrée Sabate .

" Un poil à gratter salutaire face à la bien-pensance" ( la marmotte )

Le débat central est bien : peut-on encore s'exprimer librement ? D'où l'idée que, même sans être de son avis, l'essentiel est de le laisser parler. Amélie trouve que "cela fait un bien fou, quelqu'un qui ne dit pas et ne pense pas comme tout le monde". Gaspard Alizant milite pour la libre expression : "Un des premiers droits devrait être celui de dire ce que l'on pense."

Pour beaucoup, la liberté d'expression ne se négocie pas, ne se divise pas, elle doit être pleine et entière. Sur fond de référence à Voltaire, maintes fois cité - "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire", Lefrançois , parmi d'autres, affirme cette position absolue : "Je considérerai toujours que mon pire ennemi intellectuel a le droit de parler."

" Nous en avons marre du politiquement correct !" ( Laure )

Pour certains internautes, le terme courage caractérise le comportement d'Éric Zemmour, qui est même métamorphosé en "dernier des Samouraïs" ( Gebe ), en "Galilée de notre époque " ( Tanis ), perçu comme "trublion génial " ( Anna ) ou "iconoclaste talentueux" ( Bourdoc )... Ce "Zorro" du discours donne de l'air, libère de l'étouffement provoqué par la "pensée unique", le "politiquement correct", la "langue de bois". "Monsieur Zemmour, tenez bon, la France étouffe du politiquement correct", s'exclame Olivia , sous la "doxa" et le "prêt-à-penser" ( delplanque ), qu' annat'aime décrit comme une "eau plate et tiédasse, servie quotidiennement". Tiens, un reproche. Mais qui sont les coupables ?

" Si Éric Zemmour fait un simple constat, les ligues antiracistes entrent en action" (Maricha)

Premiers incriminés : les médias. Accusés de lisser les discours et de brimer les voix détonantes. Bob évoque "la vase de l'angélisme médiatique", Jipac dénonce la "façon systématique qu'ont les médias de mettre au pilori tous ceux qui parlent librement", Balao en a "réellement marre de cette hypocrisie des médias".

Sur le banc des accusés également, certaines associations, notamment le MRAP et la Licra, ce que Konifl nomme "la cabale associativo-médiatique de la dictature de la pensée". Bonsens66 dénonce des silences convenus dans les discours des associations : "Les MRAP et Licra usent d'un pouvoir de dissimulation des faits dont les Français ont marre."

Cependant, les débats ont aussi invité à réfléchir aux impasses possibles d'une liberté d'expression définie comme absolue.

"Ne lui en déplaise, utiliser un média donne aussi des devoirs" ( Yakapa )

Vous n'avez pas perçu que des aspects lumineux dans les propos d'Éric Zemmour. La liberté de dire ne garantit pas la vertu du dit. "La liberté d'opinion permet à chacun de défendre ses opinions... il n'en demeure pas moins qu'une telle liberté trouve ses limites dans l'obligation de respecter la loi, voire ses voisins, afin de ne pas créer un désordre public qui nuirait à la cité et ses habitants" ( Kupka ).
Ici s'exprime une méfiance en l'individu, comparé avec pessimisme à l'homme naturel. Il ne serait pas bon que l'individu dispose d'une liberté d'expression absolue : "Si l'homme a construit depuis des millénaires une civilisation, un État, des lois, une éthique, c'est justement pour fixer des limites à nos comportements individuels naturels et promouvoir un vivre ensemble. Ce que promeut Éric Zemmour, c'est la destruction de ce cadre social et le retour à ce que la nature humaine a de pire" ( Manu ).

La liberté d'expression doit être garantie au citoyen, à celui qui réfléchit à l'intérêt général, menacé selon certains par les propos de Zemmour : "Quand on a une responsabilité médiatique, on ne dit pas n'importe quoi. Si la majorité des trafiquants sont noirs et arabes, la majorité des Noirs et Arabes sont des personnes intègres" ( Alexwy ). "Il y a une légère différence entre la liberté d'expression et l'incitation à la haine raciale ! Quand on parle en public, quand on passe à la télé devant des millions de gens, on est responsable et on ne peut pas dire n'importe quoi" ( Bea ). Yves résume : "Soutenons la liberté de penser et de s'exprimer, et la prise de responsabilité."

La liberté d'expression n'est donc pas, de ce point de vue, toujours vertueuse : "Le cas est très révélateur de l'effondrement dans toutes les institutions des déontologies professionnelles emportées par la marée du droit à l'expression de toutes les subjectivités..." ( Alceste ).

"Il a jeté l'anathème sur toute une partie de la population" ( Charlemagne 2010 )

De fait, certains se sont sentis blessés par les paroles d'Éric Zemmour. "La violence des mots peut blesser, peut choquer, peut faire mal... peut entraîner la haine" ( Curieux , qui précise qu'il est "black"). "Je suis immigrant, noir, mais de moins en moins fier d'être dans ce pays où on a l'impression d'être de trop à chaque fois" ( tiwill ).

Et le risque de stigmatisation d'un groupe social est perçu : "Les réflexions de Zemmour sont aussi dangereuses que le débat sur l'identité nationale, car elles ne font qu'attiser la méfiance et par la suite la haine..." ( regayov ). On reproche alors au journaliste de "s'arrêter au fait sans en chercher une explication" ( MaxMtp ) : "Vous feriez mieux de vous interroger publiquement sur les raisons de politiques judiciaires, économiques, sociales, policières, urbaines... qui font que l'on est arrivé à une situation comme celle-là" ( Hervé921 ).

Pour éviter l'écueil de la stigmatisation, il paraît sain de traiter le citoyen en adulte. "Sous couvert d'humanité, on brime la liberté d'expression, on infantilise les Français en leur dictant ce qu'il faut penser, en niant la vérité, en irresponsabilisant une certaine population" ( etnareb ). La question "faut-il légaliser les statistiques ethniques ?" est posée. "Je crois que la démocratie française est assez forte", ou alors c'est se résigner et admettre "que les citoyens ne sont pas assez mûrs pour faire le tri" ( mallaret ).

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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