Immigration clandestine : violer la loi crée des droits ! Par Renaud Camus

Publié le 9 Octobre 2013

Interview de Renaud Camus lu sur Boulevard Voltaire

Lampedusa : quelles sont les solutions à mettre en place pour éviter de pareils drames à l’avenir ?

Il faut bouleverser de fond en comble le système juridique aberrant, l’ensemble de lois, de règlements, de conventions, de chartes, de traités internationaux qui rend l’Europe follement désirable à la terre entière, laquelle n’en croit pas ses yeux de la somme d’avantages et de droits que garantit le seul fait d’être sur le territoire européen, de l’avoir atteint. C’est comme un jeu : gagner la case désirée est difficile (et encore, pas toujours… ), mais une fois que vous y êtes, vous vous trouvez hors d’atteinte, le règlement vous protège, le précédent occupant ne peut plus rien contre vous. Il est même tenu de vous loger, de vous nourrir, de vous soigner, d’élever vos enfants et de vous assurer un peu d’argent de poche. Une fois que vous serez chez lui, que vous aurez seulement posé le pied sur son sol, vous pourrez même le narguer et défiler dans ses rues en réclamant plus de droits encore, plus d’avantages et plus de confort. Qui pourrait résister à pareille tentation ? Qui pourrait être assez bête pour ne pas tenter sa chance, quels que soient les risques courus ? La folie juridique qui sous-tend ce système c’est que, contrairement à toutes les traditions du droit, violer la loi crée des droits, le contrevenant peut se prévaloir de son forfait, transgresser une frontière engendre en faveur du transgresseur des obligations du pays bafoué.

Les Européens, dans leur hébétude, ne croient pas plus à la frontière qu’à la citoyenneté. Or, de même qu’il n’y a de citoyenneté qu’à la condition que tout le monde ne soit pas citoyen, et qu’il y ait une différence nette entre citoyens et non-citoyens, il n’y a de nation qu’à la condition qu’elle ait des frontières, qu’elle y croie, qu’elle soit prête à les défendre et que ceux qui les violent soient considérés comme des ennemis. Ce semble l’évidence, mais cette évidence n’a plus cours.

Pensez-vous, comme certains politiques, que l’Europe et l’Occident en général soient « coupables » de ce qui s’est passé à Lampedusa ?

Bien sûr que non. Enfin si : elle est coupable envers elle-même de se croire coupable, de jouir de s’afficher coupable devant le reste du monde, qui n’en revient pas mais qui en profite. Jacques Dewitte expose à merveille ces mécanismes morbides dans son beau livre L’Exception européenne.

Mais le drame, c’est que cette tragédie va servir à plus d’immigration encore, c’est à dire à plus de malheur, plus de violence, plus de surpopulation et de désastre écologique. Il est déjà question d’une flotte de bateaux de secours spécialement chargée de repêcher les clandestins en péril. C’est leur dire clairement : venez encore plus nombreux. Ne vous préoccupez pas de l’interdiction : c’est pour rire. Accourez ! Si ça tourne bien, ça tourne bien, et si ça tourne mal, ça tourne bien aussi, on est là, on s’occupe de tout.

En Turquie, Monsieur Erdoğan se propose d’autoriser à nouveau la barbe pour les hommes et le foulard pour les femmes dans la fonction publique… Ce qui nous ramène au temps d’avant Atatürk… Parallèlement, et sous couvert de laïcité en France, on parle d’autoriser le voile dans l’enseignement supérieur… La France marcherait-elle dans les pas de la Turquie ?

Oh, qu’ils fassent ce qu’ils veulent, vos Turcs ! La France ne marche pas sur les pas de la Turquie, qui est une puissance militaire avec de fortes ambitions, elle marche sur les pas du royaume burgonde, de la Lotharingie, de l’Autriche-Hongrie, de l’URSS, de la Yougoslavie, de tous les pays qui ont disparu de la carte parce qu’ils n’étaient pas viables ou parce qu’ils voulaient mourir.

Concernant le club de sport réservé aux femmes à Raincy, certains plaident que, s’agissant d’un club privé, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent. Pourtant, la crèche Baby Loup était privée elle aussi, mais a été condamnée car elle défendait la neutralité des espaces communs… Qu’en pensez-vous ?

Que notre pays meurt en toute légalité.

Le Non au Changement de Peuple et de Civilisation est-il opérationnel ?

Absolument (ou presque). Quelques plâtres à essuyer encore, mais c’est une question d’heures. Le site Internet est disponible au http://www.le-non.fr. Ce sera notre salon, notre Mutualité, notre caserne. Maintenant, il faut recruter, recruter et recruter encore. Et que les nouveaux adhérents recrutent à leur tour, fassent connaître, diffusent. Le nombre est la condition de notre force.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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