INDIGNEZ-VOUS : Moi, ingénieur, 10 ans d’expérience, 1500 euros par mois...

Publié le 18 Octobre 2011

Blog de Marc Candelier

Pour mon premier article j'avais envie d'écrire mon témoignage pour montrer comment on décourage les gens qui veulent travailler, aujourd'hui en France, et les tristes conséquences que cela a sur le monde industriel actuel.

 Comme il me semble loin le temps où je pensais gagner ma vie correctement grâce à mon travail ! Ce n'est pourtant pas si loin en fait, 10 ans à peine, ou un peu plus... Et durant ce laps de temps je dois dire que j'ai sérieusement déchanté sur les possibilités qui sont encore offertes en France de s'enrichir lorsqu'on est honnête et bosseur, et sur l'existence des opportunités de construire quelque chose à soi et pour soi.
 
 Ou alors ça existe, mais alors pas pour moi...
 
J'ai tout fait pour m'en sortir
 
 Peut-être que vous vous reconnaîtrez dans ma petite biographie...
 
 Titulaire d'un Bac scientifique avec mention, je faisais partie des meilleurs de mon lycée de province, et je rêvais alors de devenir ingénieur en mécanique. Je croyais à la vertu du travail, car jusqu'au Bac l'égalité existe encore et ce sont les meilleurs qui obtiennent les meilleures notes. Point. Pas d'inégalités. Alors je bossais dur pour me construire une meilleure vie.
 
 Mais malheureusement pour moi financièrement je faisais partie de la fameuse « zone noire » des classes moyennes, dans laquelle vous êtes un peu trop riche pour avoir droit à une bourse et beaucoup trop pauvre pour pouvoir financer un diplôme hors de prix dans une grande école (approximativement 15000 euros par an pour financer les frais de scolarité, le logement et les frais de vie, et ce durant 5 ans soit 75000 euros au total).
 
 Et les études d'ingénieur, en plus d'être cher, c'était aussi loin de chez moi.
 Ailes brisées sèchement d'entrée de jeu, je suis resté sur le carreau devant les portes des grandes écoles. J'ai alors vu ces fameuses portes s'ouvrir en grand pour de bien moins bons élèves que moi, et ce sur des critères purement financiers qui nous triaient tous par origine sociale. « Tu peux payer, tu rentres ». « Tu ne peux pas payer, tu restes dehors ». Qui que tu sois, c'est comme ça...
 
 Mais j'avais la gnaque, persuadé que le travail peut tout...
 
 Ce que les autres achetaient, moi j'avais décidé de le gagner ! Alors pendant plus de dix ans j'ai successivement suivi des cours en alternance, fait des petits boulots mal payés, mis de l'argent de côté pour me payer des diplômes supérieurs ou des formations hors de prix. La gnaque ! J'ai travaillé dans plusieurs bureaux d'études, dans des régions différentes, dans plusieurs domaines différents. La gnaque ! J'ai grimpé le échelons, j'ai fait des heures sup, j'ai prouvé ma valeur en obtenant des promotions et en devenant cadre intermédiaire. La gnaque ! La gnaque ! Licencié économique pendant la crise de 2008, j'ai rebondi pour passer un Master de Mécanique et finalement j'y suis arrivé : aujourd'hui je peux prétendre au titre chèrement gagné d' « Ingénieur en Mécanique ». J'ai mis plus de dix ans à obtenir ce qu'un fils à papa achète en cinq ans avec l'argent de ses parents.
 
 J'ai réussi, enfin !
 
 Et armé de mon précieux diplôme et de toute l'expérience acquise pendant ces années de galère, j'ai passé des entretiens d'embauche au cours desquels on m'a proposé un contrat d'un an... à 1500 euros net par mois !...
 
La ridicule récompense du travail
 
 1500 euros net... Une misère... ou alors 1800 mais il faut accepter une mobilité nationale pour laquelle je peux très bien me retrouver à travailler une semaine à Lille, puis une semaine à Lyon, puis une semaine à Marseille en encaissant tous les frais de déplacement et d'hébergement à ma charge. Autant dire une arnaque !
 
 On appelle ça « être consultant ».
 
 Et le type que j'avais en face de moi, la mine abusivement tristounette, me racontait que ce n'était pas sa faute et que c'était la crise qui voulait ça, que c'était une opportunité à saisir, qu'il faisait un vrai effort et qu'à la fin du contrat, si mes résultats étaient satisfaisants, il relèverait bientôt mon salaire à un niveau mirobolant qui me laisserait probablement pantois.
 
 J'ai fait mine d'accepter l'espace de quelques secondes, et alors la durée du contrat est passée instantanément de 12 à 24 mois. J'avais ma preuve : le type était un bel escroc, j'ai donc refusé de signer.
 
 Il mentait à coup sûr : à son poignet il l'avait, lui, la fameuse Rolex qui prouve qu'on a réussi sa vie ! Et en sortant de son immeuble j'ai bien remarqué l'énorme berline flambant neuve garée sur le parking orné du panneau « direction ».
 
 C'était le bouquet final, cet entretien ! Le moment où j'ai eu envie de tout arrêter, de changer de métier et de quitter l'activité pour laquelle j'avais tant travaillé. Car je ne voudrais pas que vous croyiez que je ne l'ai pas vu venir : cet entretien est l'atterrissage de la longue dégringolade de l'industrie française, dont j'ai été l'humble témoin durant ces dix dernières années, et que je vais essayer de vous raconter.
 
La chute
 
 Je vais vous condenser ce que j'ai vu dans les entreprises que j'ai traversé, comme si j'étais resté dans la même durant tout ce temps.
 
 Il y a un peu plus de dix ans, lorsque j'ai commencé à travailler, nous étions tout un panel de techniciens, et au-dessus de nous nous avions un chef de service qui était plus expérimenté, plus compétent, et qui avait donc un gros salaire et les responsabilités qui allaient avec.
 
 C'était normal, ça ne choquait personne. Mais les années passant, j'ai constaté la disparition de cette structure pourtant logique, pour passer à un autre organigramme dont le but n'était plus du tout l'efficacité technique.
 
 D'abord les chefs de service ont été exterminés, car très compétents ils coûtaient aussi trop cher. Progressivement ils ont été remplacés par des managers, c'est-à-dire des types sans compétences ni expérience particulière, soi-disant capables d'encadrer une production de yaourts comme d'encadrer la fabrication d'une voiture. Des grandes gueules surcaféinées, la plupart du temps primées pour obtenir du rendement et des résultats mesurables par des indicateurs (et pas forcément la qualité du travail fourni).
 
 Mais ces managers étant dépourvus de compétences spécifiques aux usines dans lesquelles ils travaillaient, ils voulaient bien du gros salaire mais pas des responsabilités qui allaient avec. Ils ont donc créé des postes intermédiaires « fusibles » destinés à les protéger en cas de pépin. Des postes de « responsable sécurité » ou « responsable technique » par exemple, uniquement posés là pour protéger leur chef de tout incident éventuel.
 
 A mesure que ces postes fusibles se créaient pour protéger le manager principal incompétent, des postes de techniciens disparaissaient pour compenser le déplacement de la masse salariale vers le haut de l'organigramme, vers ces types qui ne produisaient rien et qui nous regardaient travailler. Ils étaient la plupart du temps diplômés de l'une de grandes écoles qui m'avaient été inaccessibles (donc venant souvent de familles plus riches que la mienne), et dépourvus de compétences particulières leurs salaires ont commencé à baisser au profit du niveau supérieur managerial qui aspirait toujours plus d'argent.
 
 De notre côté, parmi les techniciens, on nous demandait de travailler de plus en plus vite tout en étant de moins en moins nombreux, en utilisant le prétexte de l'informatisation croissante et de la concurrence internationale.
 
L'arrivée des marchands d'esclaves
 
 La structure étant en place, il a fallu qu'ils s'attaquent aux gens qui la composaient. C'est là que sont entrés en scène les « prestataires de services ».
 
 L'idée, c'était de maintenir les gens en permanence sous pression, de les obliger tous les jours de leur vie à gagner leur place dans la société. Pour cela la solution est connue : développer la précarité, faire en sorte que les gens soient en permanence sous la menace d'une fin de contrat qui les précipiterait vers le chômage.
 
 Et ces prestataires de services, qui prenaient une commission sur le travail des gens sans effectuer réellement de travail eux-même, ont largement contribué à creuser les écarts de salaire entre les managers et les « exécutants » qui devenaient alors d'une façon péjorative « opérateurs ».
 
 Clairement, leur but était de vendre leurs effectifs le plus cher possible aux entreprises, tout en reversant le minimum aux employés en question. Peu à peu, ils devenaient marchands d'esclaves en recherchant à tout prix la marge maximale sur des effectifs désormais obligés de passer par eux pour travailler.
 
 Car désormais la fracture est sèche et nette : d'un côté les maîtres qui dirigent sans connaître et de l'autre les esclaves qui obéissent et subissent pour des salaires qui tournent au ridicule.
 
Des salaires qui baissent, d'autres qui s'envolent
 
 Donc les salaires de la base exécutante (cadres y compris) baissaient, baissaient, baissaient encore sous la pression de la recherche du profit maximal tandis que ceux des managers s'envolaient, goinfrés qu'ils étaient comme sous l'effet de balancier de l'appauvrissement des autres.
 
 Parlons « chiffre », pour qu'il n'y ait pas d’ambiguïté : il y a vingt ans, me disait un ancien collègue, un dessinateur projeteur gagnait 20000 francs par mois (3000 euros). Or aujourd'hui le même poste ne permet de gagner que 1600-1800 euros net par mois. Si la moyenne des salaires français a continué d'augmenter, tout comme le pouvoir d'achat et qu'entre temps le montant des loyers a explosé alors qu'on m'explique où est passé l'argent si ce n'est dans la poche des managers et des dirigeants ?
 
 J'ai assisté à tout ça, j'en ai été le témoin. J'ai vu les effectifs des entreprises se scinder en deux groupes bien distincts : ceux qui ordonnent à prix d'or et sans savoir et ceux qui savent et qui obéissent pour une bouchée de pain. Et durant ce temps je me disais : « Un jour pour moi ce sera différent, car moi je mériterai ma place en étant compétent pour le poste que j'occuperai et que j'aurai gagné. »
 
 Mais je me trompais, comme je l'ai constaté.
 
La disparition des élites
 
 Je me trompais car l'examen rapide de l'encadrement actuel d'une entreprise montre clairement l'impossibilité d'obtenir quoi que ce soit par la force du travail, car parmi cet encadrement ne se trouve actuellement personne qui ait obtenu sa place par la maîtrise du domaine dans lequel il évolue.
 
 Personne.
 
 Les chefs de service qui nous servaient d'exemple il y a une dizaine d'années, compétents et expérimentés, sources d'expérience et de savoir-faire, n'existent plus. Virés car trop chers. Ils nous servaient pourtant de modèle de réussite et nous donnaient une raison de travailler pour gagner une meilleure situation.
 
 Posez aujourd'hui une question technique à votre chef il sera sûrement incapable d'y répondre car il n'a pas les connaissances pour le faire. Membre d'une pseudo-élite, il occupe bien souvent cette place grâce à la mise en œuvre d'un réseau quelconque : familial, scolaire, sportif ou autre. Bref, il est là en quelque sorte grâce à son origine sociale, me rappelant ainsi le fameux « tri financier » qui s'effectuait à l'entrée des grandes écoles.
 
 Une conclusion s'imposait donc : gagner une meilleure situation devenait impossible par le travail, mais possible par d'autres méthodes comme un fait très médiatique allait me le prouver bientôt.
 
Rien ne sert de courir, tout dépend d'où l'on part.
 
 Lorsque Jean Sarkozy s'est retrouvé catapulté à la tête de l'EPAD, j'en aurais vomi ! Que ce type qui a déjà tout sans jamais avoir rien gagné se retrouve ainsi mis en sécurité à une poste de direction alors qu'il est incapable ne serait-ce que d'obtenir un DEUG de droit m'a donné une nausée comme jamais je n'en avais eue dans ma vie. C'était une honte ! Une véritable honte !
 
 Aucun travail fourni, et pourtant une belle récompense qui tombe !
Décidément le traitement entre eux et nous n'est vraiment pas le même !
 
 Car cette nomination, au-delà du statut de « fils à papa » qui vous permet d'obtenir une place sans l'avoir méritée, prouve un fait qui est a recouper avec ce que j'ai déjà écrit plus haut : le fait que beaucoup de postes d'encadrement aujourd'hui, voir de direction, ne demandent absolument aucune compétence ni aucune formation particulière. Pour ça : Jean Sarkozy est la preuve ! Nous sommes à deux doigts de l'emploi fictif.
 
 Je cite cet exemple parmi tant d'autres car c'est le plus connu d'entre tous, le plus flagrant, le plus insupportable, mais certainement pas un cas isolé. Car les entreprises françaises sont vérolées par le jeansarkozisme, l'emploi imérité ou de complaisance. C'est ça qui les tue, et pas autre chose. Pas la crise, ni la concurrence ni quelque prétexte du même genre.
 
Jamais de vraies raisons, mais toujours des prétextes.
 
 Des prétextes, j'en ai entendu par brouettes durant ces dernières années pour justifier la baisse des salaires. Des menaces de délocalisations soit-disant conséquences de la concurrence internationale mais destinées en fait à maximiser les profits en exploitant des pays à bas salaires. Et ces prétextes, au fil du temps, ont vu leur bouc-émissaire changer suivant la situation internationale.
 
 D'abord ce fut les pays de l'est qu'on nous montrait du doigt, puis ce fut la Chine, ensuite la crise financière, et maintenant la deuxième crise financière. Et ainsi les salaires baissaient par à-coups pour être dangereusement rattrapés par le SMIC.
 
 Je parle de prétexte car il ne peut s'agir de vraies raisons, dans la mesure où parallèlement à ça la production intérieure n'a cessé d'augmenter, tout comme le pouvoir d'achat soi-disant chiffre révélateur et infalsifiable. La population de ce pays n'ayant pas explosé brutalement, je ne vois pas de raison à la baisse des salaires si ce n'est une exécrable répartition prouvant la cupidité grandissante de dirigeants non-élus, de plus en plus puissants prêts à tout pour s'enrichir encore plus.
 
 Il n'existe aucune raison valable justifiant cette absurdité néo-monarchique qui est en train de se mettre en place. Aucune.
 
Médiocrité et démotivation
 
 Les conséquences de cette absurdité sont doubles :
 
 D'une part la médiocrité croissante des dirigeants et des cadres (Pas tous heureusement mais de plus en plus). Prélevés parmi les plus riches plutôt que parmi les meilleurs ils sont bien souvent incapables de soutenir la concurrence internationale formée de gens qui se sont extraits des masses par leur travail et leurs compétences pour devenir de véritables capitaines d'industrie. Par exemple face à une industrie allemande qui favorise la recherche et qui a l'intelligence de se placer sur des marchés innovants sur lesquels elle peut imposer ses prix, l'industrie française fait trop souvent pâle figure...
 
 D'autre part la démotivation croissante de l'ensemble des forces de travail autres que dirigeantes (oserais-je dire « inférieures » ? Le terme pourrait presque convenir...). A quoi bon continuer à travailler quand aucune récompense n'est à la clé, qu'elle soit sous forme de salaire comme sous forme de promotion ? Les employés dont je fais partie ont aujourd'hui l'impression de courir sur un tapis roulant, ou d'être des hamsters dans une cage circulaire que l'on ferait tourner de plus en plus vite. Car pour « évoluer » en France on ne peut plus s'extraire de la masse, il faut en être prélevé. Prélevé par quelqu'un de bien placé qui vous enverra sans l'avoir forcément mérité vers un poste important.
 
 Il existe bien des exceptions à la baisse des salaires : elles sont là aussi consternantes. Les plombiers font fortune ! Ils n'ont rien fait pour, ça leur est tombé dessus par hasard. Expulsés précocement du système scolaire ce sont aujourd'hui les rois du pétrole et ils regardent avec ébahissement leur succès tombé du ciel sans y croire vraiment. Là aussi le constat est ahurissant : seuls ceux qui n'ont pas essayé de s'élever et qui ont (plus ou moins forcés) choisi une place de simple exécutant arrivent aujourd'hui à s'en sortir, comme si tout était fait pour décourager les prétentieux pauvres de la populace à qui il prendrait l'idée saugrenue de vouloir s'élever dans la société.
 
A qui la faute ?
 
 Alors à qui la faute de ce naufrage ?
 
 On accuse bien souvent le système scolaire, qui il est vrai porte une part de responsabilité. En effet je suis obligé de constater que l'école, depuis vingt ans, sélectionne les meilleurs parmi les pauvres pour les envoyer en masse vers une voie de garage. Au lieu d'opérer un tri qui permettrait de permettre l'émergence d'une véritable élite basée sur le mérite et non sur les moyens financiers, l'école française préfère nous orienter en masse vers une université en ruine qui n'a plus les moyens ne serait-ce que de repeindre régulièrement ses propres murs. Il en résulte, par la noyade des bons et des mauvais élèves sous un même diplôme, une dévalorisation des diplômes universitaires qui joue en faveur des grandes écoles privées réservées aux catégories les plus aisées. La sélection de l'élite par l'argent est là : elle est flagrante.
 
 Est-ce là une volonté délibérée des Énarques qui nous dirigent ? C'est bien possible car rien n'est fait pour améliorer la situation.
 
 Autre bouc émissaire actuel : le « Grand Méchant Chinois », l'émergence d'un nouveau mythe. Pas un mois ne se passe sans que l'on ne nous montre les pauvres ouvriers chinois qui travaillent en ne gagnant qu'à peine de quoi vivre. Les journalistes qui font ces reportages ne savent-ils pas qu'un ouvrier smicard français ne gagne rien non plus, ou bien l'ont-ils délibérément oublié pour ne pas donner de relief à leurs reportages ?
 
 Des étudiants chinois qui viennent faire leurs études en France, j'en ai croisé à l'université. Oubliez la propagande de la télévision : les types ont été sélectionnés dans les campagnes, sur le critère de leurs capacités, pour faire des études à l'étranger dont ils tireront le maximum. Et le gouvernement chinois leur a donné une vraie chance de gagner leurs vies et de s'élever dans la société chinoise en pleine expansion. La Chine, elle, est en train de se fabriquer une véritable élite méritante bien loin de l'élite artificiellement entretenue de notre vieux pays.
 
 Car le véritable problème de l'industrie française, c'est je crois la prédominance des réseaux divers sur le mérite et la récompense du travail. C'est ce que j'appellerais le jeansarkozisme, c'est-à-dire le catapultage des privilégiés vers des postes qu'ils ne devraient pas obtenir normalement, mais qu'ils obtiennent tout de même sur des critères relationnels et familiaux.
 
 Et moi, de mon côté, malgré tout ce que j'ai fait pour m'en sortir on ne me propose que 1500 euros net par mois pour payer 700 euros de loyer... C'est ce qui fait que je vais probablement être obligé de changer de métier, ou de pays, car je constate qu'en France le travail ne mène plus à rien...

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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L'En SAIGNANT 18/10/2011 20:24



Si vous ne tenez pas votre diplôme d'ingénieur d'une grande école labellisée, vous avez peu de chance d'être traité comme tel il faut reconnaître que ce "titre" qui n'en est pas un est le plus
flou de ce qui existe en matière de sanction de formation. En effet; le titre est strictement déclaratif et n'importe qui peut se dire "Ingénieur" et n'a rien à prouver. En revanche si vous être
"Ingénieur des Arts et Métiers" ou Centralien etc ... voire même simplement labellisé par une grande administration qui vous a recruté sur concours (Télécom ... SNCF etc ...) ça c'est tout autre
chose et; les employeurs le savent et en usent même devant des petites formations sérieuses et connues ... C'est un réel problème.!



jpb 18/10/2011 11:21



il y a longtemps que le système est mis en route,je suis à la retraite du btp,après 43 ans et 6 mois,j'étais C2 (chef d'équipe N°2)retraite un petit 1200 € mois tout inclus,au fil des années qui
passées ,les salaires des ouvriers à l'échelon inférieure me rattraper ,de sorte qui n'y avait presque plus d'écart entre nos salaires,résumons moi j'avais tout les responsabilités,le droit de
payer des impôts etc ...de l'autre côté ils ne payaient pas d’impôt ils avaient (APL ,RENTRÉE SCOLAIRE ,ALLOCATION FAMILIALE,prime pour l’emploi etc...)résultat quand vous avez un poste à
responsabilité vous gagnez que dalle.      



Gérard Brazon 18/10/2011 17:04



Chez les Artisans c'est le RCI!  C'est encore pire! Les cotisations sont effrayantes! D'où le travail au noir ou  les faillites !